‹ Lettre d'un Sicilien à un de ses amisChapitre 47 sur 75 · Des étangs de Bondy · texte numérisé non relu

Des étangs de Bondy

Frères Sachedns^, aux Barrés, aux Carmes; aux pauvres prisonnière, à ceux du Tal des Ecoliere ; de tons côtés, pain pour les Frères Pies ; et les Croisés (pour la Terre- Sainte) ne sont pas en retard. Les aveugles crient à perdre haleine, du pain pour ceux du Champ pourri '. Ceux-là m'amusent souvent. Les Bons £n&its crient aussi du pain. Les Filles -Dieu savent bien dire, du pain pour Tamour de Jésus, Notre-Seigneur. Pour Dieu , du pain aux Sœurs au sac. Les rues sont encombrées de cette gent ; et à chaque pas on entend : Mendiant! Dieu qui m'appelle r Viens-ça, vide cette écuelle. Voici des gagne-deniere : qui a des pots d'étain à nettoyer? des hanaps' à raccommoder? Poivre pour un denier! J'ai poires de hâdveau ; j'ai des jorroises^ à cœur joie, et du jonc frais tant qu'on en veut. Voici d'autres marchandises plus chères. Qui veut des Noëls ', qui en veut? Fil d'archal, fil ! Qui a du vieux fer à vendre, voilà le marchand ! Vendez vos vieux pots, vos vieilles poêles, voilà le marchand ! En voici qui crient : qui a des manteaux, des pelisses à raccommoder; gare le froid! D'autres: chandelle de coton, chandelle qui éclaire plus que les étoiles! Parfois on crie le ban du roi Louis*; et dans différents endroits le meilleur vin à trente-deux deniers, vin à seize, à douze, à huit, à six deniers! nombre de crieurs'^ vont s'écriant : qui veut moudre? J'apporte de

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