LA LAITIÈRE AU MATIN
Au matin, pour commencement, Je crie du lait pour les nourrices,
I. Il existe plusieurs suites gravées de ces marchands ambulants de Paris, qui annonçaient par des cris modulés l'objet de leur commerce. L'une des plus anciennes et des plus rares à l'état complet ss compose de quarante-trois sujets gravés à l'eau-forte en 1640. On lit au bas de chaque pièce : P. B. se. (peut-être Pierre Brebiette). Je citerai encore les Cris de Paris, en soixante sujets, destinés par Bouchardon, de 1737 à 1743, et gravés par le comte de Caylus. Il existe, je crois, d'autres recueils du même genre gravés par Huquicr tils, Duplcssis-Bertaux, etc. On trouve en outre, sur le même sujet, un grand nombre de pièces gravées isolément par des artistes graveurs de diverses époques, notamment par A. Bosse. (A. B.) — Quoique ces Cris de Paris, que nous réimprimons d'après une mauvaise édition de Troyet, faite à la fin du xvii" siècle, aient été composés et imprimés originairement vers le milieu du xvi*' siècle, nous ne doutons pas qu'ils ne se fussent la plupart conservés à l'époque où la librairie troyenne en publiait de nouvelles éditions, défi-;urées par les fautes les plus grossières et soumises à des retouches inintelligentes. On peut dire avec certitude que les Cris de Paris, en i6(k>, étaient les mômes qu'eu 1560. Cet opuscule offre donc un véritable intérêt pour l'histoire des mœurs du vieux Paris.
Pour nourrir les petits enfants, Disant : Ça tostj le pot, nourrices!