XX INTRODUCTION
cura des protecteurs et s'intéressa toujours à ses travaux, qu'il ne dédaignait pas de traduire, par Pidou de Saint-Olon, en un mot, que Ton a déjà reconnu. C'est le lieu de dire quel étût ce personnage, pour confirmer nos hypodiéses.
Pidou de Saint-Olon, savant, n^ociateur, homme
d'Etat^ ne mérite pas l'oubli dans lequel il est tombé. François Pidou, chevalier, seigneur de Saint-Olon, commandenr et greffier de l'ordre royal et militaire de Notre-Dame du Mont-Carmel et de Saint-Lazare, gentilhomme ordinaire du roi, envoyé extraordinaire de Sa Majesté à Gênes et auprès de la reine douurière d'Espagne, et son ambassadeur au Maroc, naquit en Touraine, vers l'an 1640, de Pierre Pidou, maître d'hôtel, secrétaire du roi et contrôleur général de ses domaines, qui était originaire de Picardie ^, et de dame Elisabeth d'Aubray, de l'ancienne famille des d'Aubray de Paris. Son éducation fut soignée, sa fortune assez considérable ; nommé gendlhomme ordinaire du roi en 1672, à Tâge de trente ans, il put approcher de Louis XIV, excellent juge du mérite, qui démêla ses talents et sut les employer. En 1707, il perdit sa femme Elisabeth Lombard, dont les contemporains vantent les hautes qualités : il eut de cette alliance un fils militaire, mort jeune en 171 5, et une
z. La mère da célèbre abbé Lenglet-Dufresnoy, native de Beaavais, était née Pidou.
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fille en 17 16, cous deux mores sans alliance. DémissÎDiinaire de sa charge en 171 5, Pidou de Saint- Olon mourut le Z'j septembre 1720^ sur la paroisse Sainc-Eustache ^, âgé de plus de quatre-vingts ans, et fut inhumé aux Capucins, auprès de sa femme, comme il l'avait demandé. Il fut regretté à la cour et par les savants, en particulier par Secousse et Dreux du Radier, qui furent ses amis et qui lui survécurent '.
Nous avons cité la biographie de Marana diaprés le Dictionnaire de Moréri. Le Journal de Verdun avait donné sur la vie et les ouvrages de Marana deux articles assez étendus; on peut s'étonner que Brunet ne parle pas de cet auteur dans son Manuel; Barbier, Dictionnaire des anonymes et pseudonymes^ n'en tait pas mention; si de Manne en parle, c'est plutôt pour égarer l'opinion que pour Téclairer. Nous avons été également surpris de ne pas trouver cité le nom de Marana dans Gamba : Testi di lingua italiana {Venepaj 1829), ni dans Huyau : Bibliotheca italiana (Milano, 1803), ni à Visconti ni à Marana. Nous avions espéré un instant trouver chez ces biblio-' graphes spéciaux le mot de l'énigme proposée par de Manne, donc seul il aurait pu nous donner la solution.
Nous avions espéré également trouver un portrait