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Lettre écrite de Strasbourg

Il paraît en ce moment une nouvelle édition de l’ouvrage sur le Rhin par M. Victor B ■ Parmi les nouvelles lettres que l’auteur a ajoutées à ceite édition, nous remarquons la v neuvième qui est datée de Strasbourg, et dans laquelle le poète a raconté ses impressio voyageavant d’arriver dans notre ville. Voici cette lettre : nous la publions plutôt en consi tion de la célébrité du nom de M. Victor Hugo qu’à cause de l'intérêt des détails qu’elle ferme :

Strasbourg, août.

Me voilà à Strasbourg , mon ami. J’ai ma fenêtre ouverte sur la place d’Armes. J’ai droite un bouquet d’arbres, à ma gauche le Munster, dont les cloches sonnent à toute ■ en ce moment ; devant moi, au fond de la place , une maison du seizième siècle, fort quoique badigeonnée en jaune avec contrevents verts ; derrière cette maison, les hauts pign d’une vieille nef où est la bibliothèque de la ville ; au milieu de la place , une baraque bois, d’où sortira , dit-on , un monument pour Kléber; tout autour , un cordon de toits assez pittoresques: à quelques pas de ma fenêtre , une lanterne potence au pied quelle baragouinent quelques gamins allemands , blonds et ventrus (I ). De temps en I une svelte chaise de poste anglaise, calèche ou landau, s’arrête devant la porte de la M Rouge — que j'habite, — avec son postillon badois. Le postillon badois est charmait une veste jaune-vif, un chapeau noir verni à large galon d’argent, et pot te en baudoulié petit cor de chasse avec une énorme touffe de glands rouges au milieu du dos. Nos post à nous, sont hideux; le postillon de Longjumeau est un mythe; une vieille blouse c 04 té avec un affreux bonnet de coton, voilà le postillon français. Maintenant, sur le tout, postillon badois , cheise de poste , gamins allemands, vieilles maisons , arbres , baraques et clo ' i posez un joli ciel mêlé de bleu et de nuages, et vous aurez une idée du tableau. J’ai eu , du reste , peu d’aventures; j’ai passé deux nuits en malle-poste, ce qui m’t laisse une haute idée de la solidité de noire machine humaine. C’est une horrible chose qu’ui en malle-poste. Au moment du départ tout va bien , le postillon fait claquer son four t grelots des chevaux babillent joyeusement, on se sent dans une situation étrange et le mouvement de la voiture donne à l’esprit de la gaîté et le crépuscule de la mélaneoli à peu la nuit tombe, la conversation des voisins languit, on sent ses paupières s’alourc il lanternes de la malle s’allument, elle relaie, puis repart comme le vent, il fait tou nuit, on s’endort, c’est précisément ce moment-là que la route choisit pour devenir aff les bosses et les fondrières s’enchevrêtrent ; la malle se met à danser. Ce n’est plus une ute, (1) Ces gamins allemands blonds et ventrus sont, n’en déplaise à M. Hugo , des t alsaciens son tfort bons Français.

C ch wia hain mon mes avec ses lacs et ses crêtes , qui doit faire des horizons magni-

fiques aux four >< Jeux: uvemenls contraires s'emparent de la voiture, et la secouent

■ age, coro- • deux t inormes mains qui l’auraient empoignée en passant: un mouvement

en air 1 arrière en avant , et un mouvement de gauche a droite et de droite a

gau he , — le angage e : le roulis. Il résulte de celle heureuse complication que loute se-

cou, se multiplie par ■ lle-même à la hauteur des essieux , et qu’elle moule à la troisième

puiss mce dan l’intérieur de la voiture; si bien qu’un caillou gros comme le poing vous fait

.■ huit fois de suite la tête a u même endroit, comme s'il s’agissait d’y enfoncer un clou,

harman dater de ce moment-la , on n’est plus dans une voiture , on est dans un

billon. 11 • nie qo e a malle soit entrée en fureur. La confortable malle inventée par

nie se métamorph ose en une abominable patache, le fauteuil-Voltaire n’est plus qu’un

minable t pecul. On saute, on danse, on rebondit, on rejaillit contre son voisin. — tout

rmanl. • à le bon de la chose , on dort. Le sommeil vous tient d’un côté , l’in-

haie voitu • au ue De là un cauchemar sans pareil.

n n’est ■ able aux rêves d’un sommeil cahoté On dort et l’on ne dort pas , on est

' 1 la fois la réalité dans la chimère. C’est le rêve amphibie. De temps en temps

on 4 tr’ouvr tu ' Tout a un aspect difforme , surtout s’il pleut, comme il faisait

'' ' ire nuit. Lest noir, ou plutôt il n’y a pas de ciel, il semble qu’on aille éperdument

a ‘ vers un re; les lanternes de la voilure jettent une lueur blafarde qui rend mons-

iruceuse la cr r de che o x; par intervalles, de farouches lignasses d'ormeaux apparaissent

bru ■ queemn dans ta clarté et s’évanouissent ; les flaques d’eau pétillent et frémissent sous

la pluie com . dans la poêle; les buissons prennent des airs accroupis et hos-

i il s; les las ' des tournures de cadavres gisants ; on regarde vaguement ; les

arbres de la ■ pl is des arbres, ce sont des géants hideux qu’on croit voir s’avan-

cet entemer -s le bm la route; tout vieux mur ressemble à une énorme mâchoire

édentée. Tou dre passe en étendant les bras. Le jour , ce serait tout bonne-

: mi le poteau un cher—, il vous dirait honnêtement : Route de Coulommier à Sézanne.

■ cit , c’est une larve horrible qui semble jeter une malédiction au voyageur. Et puis, je

is pourquoi on a l’esprit plein d’images de serpents ; c’est à croire que des couleuvres

rampent dans le cerveau; la ronce siffle au bord du talus comme une poignée d’aspics;

■ let du postillon est une vipère volante qui suit la voilure et cherche à vous mordre à

es la vitre ; au loin , dans la brume , la ligne des collines ondule comme le ventre d’un

ni digère, et prend dans les grossissements du sommeil la figure d’un dragon piodigieux

■ itourerait l’horizon. Le vent râle comme un cyclope fatigué, et vous fait rêver à quel-

uvrier effrayant qui travaille avec douleur dans les ténèbres. — Tout vit de cette vie

aff se que les nuits d’orage donnent aux choses.

villes qu’on traverse se mettent aussi à danser, les rues montent et descendent perpen-

irement, les maisons se penchent pêle-mêle sur la voiture, et quelques-unes y regardent

es yeux de braise. Ce sont celles qui ont encore des fenêtres éclairées.

Le travail des affaires extérieures ainsi simplifié pour lui,

Vers cinq heures du matin, on se croit brisé ; le soleil se lève ou n’y pense pli

Voilà ce que c'est qu’une nuit en malle-poste, et je vous parle ici des nouvelles malles qui sont d’ailleurs d'excellentes voitures le jour quand la route est be.nne, —ce qui est i

eu France.

Vous pensez bien, cher ami, qu’il me serait difficile de vous donner une idée d’u payspa

couru de celte manière. J’ai traversé Sézanne, et voici e qui m’er reste : une

délabrée, des maisons basses, une place avec une font ne , une boutique ouv t? où

homme , éclairé d’une chandelle , rabote une planche. J „i traversé Phalsbourg, et vol s c que j’eu ai gardé : un bruit de chaînes et de ponts-levis, des soldats i gardant avec des la n ♦ ternes, et de noires portes fortifiées sous lesquelles s’engourfrait la voiture.

De Vitry sur-Marne à Nancy , j’ai voyagé au jour. Je n’a. rien vu de bien remarquable. I est vrai que la malle-poste ne laisse rien voir. Vitry-sur-Marne est une place de guer 1 1 Saint-Dizier est une longue et large rue bordée ça et là de belles maisons Louis XV erre de taille. Bar-le-Duc est assez pittoresque; une jolie rivière y passe, je suppôt e si

l’Ornain : mais je n’affirme rien en fait de rivière, depuis q ‘il m'est art ivé de u< ' - oite la Bretagne pour avoir confondu la Vilaine avec le Couasnon. Les naïades sont si ibles et je ne me soucie pas de me colleter avec les fleuves aux cheveux rerts Mellez je n’ai rien dit.

A propos, j’ai fait tout ce voyage accosté d’un brave notaire de province qui a son ffce dans je ne sais plus quelle petite ville du Midi , et qui va passer ses vacanc es à Bai e que, dit-il, tout le monde va à Bade. Aucune conversation possible bien entendu . h o tabellion sent le papier timbré, comme le lapin de clapier sent le chou.

Du reste, comme le voyage rend causeur, j’ai essayé de l'entamer de te oas pour si je le trouverais mangeable , comme parle Diderot. Je l'ai ébréché de tous les côlés je n'ai rien pu casser qui ne fût stupide. II y a beaucoup de gens comme: a é ces enfants qui veulent à toute force mordre dans un faux b sbon ; il- cher n iis trouvent du plâtre.

La ville de Bar est dominée par un immense céteau vignoble qui est tout vert qui, au moment où j’y passais , s’appuyait sur un ciel tout bleu. Rien de cru t' eu et dans ce vert, qu’enveloppait chaudement un rayon de soleil. Aux environs d le-Dlic la mode est que les maisons de quelque prétention aient, au lieu de porte bâ tari porche en pierre de taille, à plafond carré, élevé sur perron. C’est assez joli. Vo j'aime à noter les originalités des architectures locales , je vous ai dit cela cent nd l’architecture est naturelle et non frelatée par les architectes. Le climat s’écrit dans r lecture. Pointu, un toit prouve la pluie ; plat, le soleil ; chargé de pierres, le

Du reste , je n’ai rien remarqué à Bar ie-Duc , si ce n’est que le courrier de I y a commandé quatre cents pots de confitures pour sa vente de l’année , et qu’au m sortais de la ville il y entrait un vieux cheval éclopé, qui s’en allait sans doute e

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Vous souvient-il de ce fameux savalde notre douce enfance, de notre chère petite D.,

est resté si longtemps exposé à tous les ouragans et fondant sous toutes les pluies

icoin du balcon de la Place-Royale, avec un nez en papier gris, ni oreilles, ni queue,

n que trois roulettes? c’est mon pauvre cheval de Bar-le Duc.

itry à Saint-Dizier, le pays est médiocre. Ce sont de grosses croupes à blé , tendues,

, d’un aspect maussade en celte saison. Plus de laboureurs, plus de moissonneurs, plus

euses marchant pieds nus , tête baissée , avec une maigre gerbe sous le bras. Tout

rt. De temps en temps un chasseur et un chien d'arrêt, immobiles au haut d’une

se dessinent en silhouette sur le clair du ciel.

e voit pas les villages ; ils sont blottis entre les collines, dans de petites vallées vertes

. desquelles coule presque toujours un petit ruisseau. Par instants on aperçoit le bout

□cher.

ois ce bout de clocher m’a présenté un aspect singulier. La colline était verte ; c’était

n. Au-dessus de celle colline on ne voyait absolument rien que le chapeau d’étain

our d’église, lequel semblait posé exactement sur le haut du coteau. Ce chapeau était

e flamande. (En Flandre, dans les églises de village, le clocher a la forme de la cloche.)

lyez cela d’ici : un immense lapis vert sur lequel on eût dit que Gargantua avait ou-

sonnette.

> Saint-Dizier la route est agréable. Une fraîche chevelure d’arbres se répand de tous

s, les vallons se creusent, les collines s’efflanquent et prennent par moments un faux

nontagnes. Ce qui aide à l’illusion, c’est que parfois, et malgré le joli aspect, la terre

gre, le haut des collines est malade et pelé. On sent que la terre n’a pas la force de

sève jusque là. Cela ne grandit les collines qu’en apparence, mais enfin cela les

jolie ville, c’est Ligny. Trois ou quatre collines en se rencontrant ont fait une vallée

e. Les maisons de Ligny sont toutes entassées au fond de celle vallée comme si elles

glissé du haut des collines. Cela fait une petite ville ravissante à voir ; et puis il y

lie rivière et deux belles tours en ruine. Ces collines sont charmantes, elles ont l’obli-

de forcer la malle-poste à monter au pas, si bien que j’ai pu descendre, suivre la voi-

>ied et voir la ville.

es doutes à l’endroit de la cathédrale de Toul. Je la soupçonne d’avoir quelque affi-

C la cathédrale d'Orléans, cette odieuse église que de loin vous fait tant de promesses

le près n’en tient aucune Cependant j’ai moins mauvaise idée de l’église de Toul ;

cai que je ne l’ai pas vue de près. Toul est dans une vallée , la malle y descend au

le soleil se couchait, il jetait un admirable rayon horizontal sur la façade de la cathé-

'édifice a un aspect de vétusté singulière , il a de la masse, c’était très beau. En ap.

nt j’ai cru voir qu’il y avait au moins autant de délabrement que de vieillesse, que les

laient surmontées d’une balustrade pareille au couronnement des tours d’Orléans, ce

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ibr ni m'a choqué. Cependant je ne condamne pas la cathédrale de Toul. Vue par l’abside, elle ,j it assez belle. Au moment où nous passions le pont de Toul , mon compagnon de voyage , 'a demandé si la maison de Lorraine n’était pas la même que ia maison de Médicis. ’ Nancy , comme Toul, est dans une vallée , mais dans une belle, large et opulente vallée. a ville a peu d'aspect ; les clochers de la cathédrale sont des poivrières pompadour. Cepeng ant je me suis réconcilié avec Nancy , d’abord parce que j’y ai dîné , et j’avais grand faim ; t usuite parce que la place de l’Hôlel-dé-Villc est une des places rococo les plus jolies, les e lus gaies et les plus complètes que j’aie vues : C’est une décoration fort bien faite et merveilusement ajustée avec toutes sortes de choses qui sont bien ensemble et qui s’entre aident s otir l’effet : des fontaines en rocailles, des bosquets d’arbres tailles et façonnés , des grilles t e fer épaisses , dorées et ouvragées , une statue du roi Stanislas , un arc de triomphe d’un lyle tourmenté et amusant, des façades nobles, élégantes, bien liées entre elles et disposées t alon des anglesyntelligents. Le pavé , lui-même , fait de cailloux pointus , est à compartij lents comme une mosaïque. C’est une place marquise. t J'ai vraiment regretté que le temps me manquât pour voir en détail et à mon aise celte y dle toute dans le style de Louis XV. L’architecture du dix-huitième siècle, quand elle est . che , finit par racheter son mauvais goût. Sa fantaisie végète et s’épanouit au sommet des lifices en buissons de fleurs si extravagantes et si touffues, que toute colère s’en va et qu’on s y acoquine. Dans les climats chauds, à Lisbonne, par exemple, qui est aussi une ville ro- . aco, il semble que le soleil ait agi sur cette végétation de pierre comme sur l’autre végéta- , on. On dirait qu’une sève a circulé dans le granit ; elle s'y est gonflée , s’y est fait jour et , ;lte de toutes parts de prodigieuses branches d’arabesques qui se dressent enflées vers le ciel. . ur les couvents, sur les palais, sur les églises, l’ornement jaillit de partout, à tout propos, vec ou sans prétexte. Il n’y a pas à Lisbonne un seul fronton dont la ligue soit restée tran. uille.

Ce qui est remarquable., et ce qui achève d’assimiler l'architecture du dix-huitième siècle une végétation, j’en faisais encore l’observation a Nancy en côtoyant la cathédrale, c’est que, e même que le tronc des arbres est noir et triste, la partie inférieure des édifices pompa our est nue morose , lourde et lugubre. Le rococo a de vilains pieds. J arrivais à Nancy dimanche, à 7 heures du soir ; à 8 heures la malle repartait. Celte nuit été moins mauvaise que la première. Etais-je moins fatigué? la route était-elle meilleure? e fait est que je me suis cramponé aux brassières de la voiture et que j’ai dormi. C’est ainsi ue j’ai vu Pbalsbourg Vers 4 heures du matin, je me suis réveillé. Un vent frais me frappait le visage, la voilure, incée au grand galop, penchait en avant : nous descendions la fameuse côte de Saverne. C’est là une des belles impressions de ma vie. La pluie avait cessé, les brumes se disperaient aux Quatre-Vents, le croissant traversait rapidement les nuées et par moments voguait ibremeut dans un trapèze d’azur comme une barque dans un petit lac. Une brise qui venait

du Rhin, faisait fri

et me laissaient voi

se dérobait la monta

des éclairs ; au fond

norama magique ci

prestige encore que

j'avais sus les yeux •

Noire avec ses mont

ne voyais rien Je n

la course, les cheva

vitres abaissées, le I

des montagnes, une

comprendrez ce que

La deicente se fai

plus tare, c’était le c

maisons blanches coi

azur du jour comme:

vignes, line lumière

lellatious pâlissaient,

daient rapidement ve

yer les vitres. Un me

c’était un notaire de vi

rd de la route. De temps en temps ils s’écartaient

uissant : au premier plan, une futaie sous laquelle

es plaines avec des méandres d’eau reluisant comme

ofuseet épaisse, — la Forêt-Noire, — tout un pa-

u lune. Ces spectacles inachevés ont peut-être plus de

rêves qu'on touche et qu’on regarde. Je savais que

ne et la Suisse, Strasbourg avec sa flèche, la Forêt-

détours ; je cherchais tout, je supposais tout et je

é de sensation ples extraordinaire. Mêlez à cela l'heure,

e, le bruit violent des roues, le frémissement des

bres des arbres , les souffles qui sortent le matin

m . ri ji qu । faisait déjà la plaine , la beauté du ciel, et vous

te vallée émerveille; la nuit elle fascine.

Elle a cinq quarts de lieue. — Une demi-heure

aa gauche élamait le bas du ciel, un groupe de

se découpait au sommet d'une colline, le véritable

on, quelques paysans passaient déjà allant à leurs

luttait avec la lueur cendrée de la lune, les cons-

vaient disparu, les trois chevaux du chariot descen-

bleues, il faisait froid, j’étais gelé, il a fallu le-

evait, et la première chose qu’il me montrait,

laisant sa barbe sa fenêtre, le nez dans un miroir cassé, sous

un rideau de calicot 1 .

Une lieue plus loin, tpittoresques, les routiers devenaient magnifiques ;

j’ai compté à l’un d'e de chaînes largement espacées. Ou sentait l’ap-

proche de Strasbourg le. .....

Tout en galopant n me, long boyeau de maisons étranglé dans la

i rnière gorge des Vosges du côté de Strasbourg. Là, je n’ai pu qu entrevoir une singulière

l 3 !ade d’église surmontée de trois clochers ronds et pointus, juxtaposés que le mouvement

le la voiture a brusquement apportée devant ma vitre et tout de suite remportée en la calm-

ant comme une décoration du théâtre.

Tout ? coup, à un tournant de la route, une brume s’est enlevée, et j’ai aperçu le Munster.

Il était 6 heures du matin. L’énorme cathédrale, le sommet le plus haut qu’ait bâti la main

de l’homme après la grande pyramide, se dessinait nettement sur un fond de montagnes som

bres d’ane forme magnifique, dans lesquelles le soleil baignait ça et là de larges vallées.

Nœuvre de Dieu faite pour les hommes , l’œuvre des hommes faite pour Dieu , la montagne

ni la cathédrale luttaient de grandeur.

Je n’a’ jamais rien vu de plus imposant. Victor Hvgo. Servicedireet ^journalier P < heim, Mayence, Coblence, Cologne, la Belgique, R Amsterdam, Londres, Hambourg et St.-Petersbot A DATER DU 3 MAI PROCHAIN les bateaux à vapeu journellement de l’intérieur de la ville, vis-à-vis le Quai de à 2 heures de l’après-midi.

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