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Lettre envoyée à M. Necker

^AssEMBLiêE Nationale , Monsieur , avoît déjà consigné dans un acte solernnel ^ que

vous. EMPORTIEZ SOK ESTIME ET SES REGRETS.

Cet honorable témoignage vous a été adressé de sa part j et vous devez iWoir reçu.

Ce matin elle . avoit arrêté que ' le ROI seroit supplié de vous rappeler au Ministère. C’étoit tout-àda-fois son vœu qu^eUe exprimoit ^ et c.elui de la Capitale qui vous

réclame à grands cris.

Le Roi a daigné prévenir notre demande.' "Votre rappel nous a été annoncé de sa part. La reconiioissance nous a aussi-tôfe conduits vers Sa Majesté , et Elle nous a donné une nouvelle marque de confiance^ qui nous chargeant de vous Fadresser.

L^Assemblee Nâtioi^ale vous pt*êssa f

Monsieur, 9 de vous rendre aux *desirs d© Sa Majesté. Vos talens et vos vertus ne poiivoient recevoir ni une récompense plus glorieuse ^ ni un plus puissant éncourâgeinent. Vous justifierez notre confiance ; vous île préférerez pas votre propre tranquillité à la tranquillité publique ; vous ne vous refuserez pas aux intentions bienfaisantes de Sa Majesté pour ses Peuples. Tous les momens sont précieux. La ‘Nation , son Iloi 9 et ses Représentans vous attendent.

Nous avons llionneur d^êtrej &c.

Signé 9 *1* J. G. Arcliev. de Vienne. Présida Le Comte nu Lallt-Tolewbai. 9 Secrétaire* ' Moujn’Ier 3 Secrétaire. ,

Dis COURS prononce le 20 Juillet iy8(^ y par M. de V au cresson r résident du Grand-ConsciL

Messieurs,*

Le Grand - Conseil m’ayant chargé de porter au Roi les témoignages de sa reconnoissance , pour les preuves que le' Roi. vient de donner à son Peuple de sa sensibilité , de sa confiance et de son amour ; on m’a imposé aussi l’honorable devoir de remettre aux Pteprésentans de la Nation l’Arrêté que la Compagnie a pris à ce sujet.

. Quel nouvel ordre de choses et de prospérités , Messieurs , ne nous annonce pas la Déclaration vraiment paternelle que le Roi a faite au milieu de vous , qu’il ne veut faire qu’un avec la Nation ! Cette prospérité nous est donc assurée , puisque nous l’attendons du concours de cette auguste Assemblée ^ du zèle patriotique qui l’anime j zèle dont riieureùx effet a été de faire succéder , pres-^ que en un instant , et comme par une espèce de prodige, la confiance et le calme au plus effrayant orag^e, ^

RUÉ T É du Grand - Conseil ^ du Samedi iS Juillet ^8^^ Seines^ très assemblés.

Le Conseil , pénétré des preuves d’amour et de confiance que le Roi vient de donner à son Peuple ^ et en particulier à la Ville de Paris ^ pour le rétablissement de / l’ordre et du calme que son auguste présence y a ramenés 5

A ARRÊTÉ que M. le Premier-Président se retirera pardevers le Roi ^ à l’effet de lui porter le présent Arrêté ^ comme un“liommage de' la reconnoissance de son Grand- Conseil pour ses soins paternels.

Arrête en outre que copie du présent sera remise par M. le Premier-Président à I’Assemblée Natiojs^ale , dont le zèle et les démarches patriotiques ont procuré à la Natioist le bien inestimable de la tranquillité publique.

JEl É P O N s E de M. le Président de

U ASSEMBLÉE N AT ION ALE , à M. le

Premier Président de la Chambre-

L’Assemblée Natioiîtale reçoit avec plaisir les témoignages du respect du Grand-Conseil. Elle est assurée de mériter toujours la reconiioissance des Compagnies qui désirent aussi sincèrement que la vôtre^ Monsieur^ la véritable prospérité du Royaume ^ le bien, du Peuple ^ et le bonheur du ROI.

Ce but auquel PAssemblée NATioisrALE dirigera toutes les Délibérations, fait son désir le plus cher , et sera sa continuelle ocçupation.

h E T T R E adressée , au nom dê r Assemblée Nationale,, à MM, les Gardes-du-Corps,

Versailles, lè zi Juillet 1789^.

-Messieurs^

Vous avez offert à FAssemblee Nationale une Garde dlioniiGiir pour accompagner sa Députation. Elle nous charge de voua exprimer combien elle a été sensible à votre zèle^ Seç Membres fidèles , interprètes des volontés de leurs Commettans ^ n’ont pu se résoudre à paroître devant les Habitans de la Capitale avec une autre escorte que celle de leurs seii^ timens patriotiques. Vous partagez trop ces dispositions pour ne pas adopter les motifs d’un refus que les circonstances rendoient encore plus indispensables. Vous savez j Messieurs^ qu’à l’instant cù vous desiriez four-* nir à la Députation un honorable cortège ^ F Assemblée Î^ATioi^ALE supplioit le Roi de n’en point prendre d’autre pour paroître au milieu

'âê ses fidèles Sujets , que les vertus dont sou cœur est orné, & qui font nos délices & les vôtres. Sa Majesté s’est abandonnée seule et sans garde à tout leur' amour. Il n’étoit pas pas possible aux Représentans de la Nation de ne pas donner aux Habitans de Paris des preuves d’une confiance pareille ; mais ils n’en ont pas été moins sensibles à l’empressement que vous leur avez marqué , et dont 1’ Assemblée Natiojstale a fait une mention expresse sur ses registres.

Nous avons l’honneur de vous en faire part, et d’être avec un sincère attachement, Messieuhs , vos très-humbles et très-obéissans serviteurs :

Le Duc DE Liajstcourt, Président.

Staï^islas de Clermokt-Tcjn’îterre , L’Abbé Grégoire, Mounier , de Chapelier , l’Abbé Sieyes ,

Le Comte de Lally - Tolehdal , Secrétaires., ‘

; P. S. Les affaires multipliées qui ont ÇGcupé l’ Assemblée depuis 1© Jeudi i 6 j ont

empêché le Préfident & les Secrétaires de faire parvenir plus tôt cette lettre à MM. les Gardes-du-Corps • elle avoit été délibérée du jour oii ils avoient fait l’offre vraiment patriotique d’accompagner la Députation à Paris.

A Paris, chez Baudouin , Imprimeur de L’ASSEMBLÉE NATIONALE, rue du ■ Foin- Saint- Jacques, N°.

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