‹ [Lettre justificative d'Alphonse Villeneuve au Cardinal Franchi] [microforme]Chapitre 5 sur 6 · livre qui prête le flane à la critique. Mais le côté faible de · texte numérisé non relu

livre qui prête le flane à la critique. Mais le côté faible de

cette forme n'est pas d'une gravité à autoriser une condamnation éclatante de cette œuvre, »

Encore une fois, j'appuyais cette affirmation sur le fait, qu'en réprouvant la forme de mon livre, le Kt, Siége avait ordonné que :ette condamnation restît secrète. Qu'ai-je encore dit dans ma « Neuvième Lettre » qui fût un manque de soumission au décret du 25 Juin ? sont-ce les passages suivants ?

€ On pouvait déplorer la forme de la Comédie, resretter que «l’auteur n’en eût pas choisi une autre, trouver qu’il avait eu

tort de se permettre certaines trivialités et certaines moqueries

à l'adresse d’un ou de deux personnages ; l'avertir d'être plus

modéré à l'avenir dans ses écrits; mais le condamner ouverte-

ment et formellément à cause de la forme de son ouvrage, on

ne le pouvait pas. »

Enfin, j'ai terminé la défense de la conduite de l'autorité ecclésiastique dans la cause de la Comédie, par cette confession :

«€ Mais, j'ai manqué de tact. Mon œuvre a une forme per «mise, mais malhabile. Elle est trop blessante pour ceux que € j'ai combattus, elles les choque et empêche ainsi la lumière de «se faire dans leur esprit. Je devais éviter ce premier écueil. « Je ne l'ai point fait. J'ai eu tort.

« Ensuite, bien qu'il soit très-vrai de dire que le diable est « l'inspirateur du libéralisme et du gallicanisme, j'ai, en mettant « les démons en scène, fourni à mes adversaires l’occasion de sou-

« lever le préjuzé, et d'empêcher ainsi beaucoup de gens de me «lire, Je devais éviter ce second écucil, Je ne l'ai point fait, «J'ai eu tort, (( [l est vrai que la Comédie Infernal & OU li) écoulement extraordinaire ; mais je demeure convaincu que mon écrit cut fuit, sous forme de mémoire, un bien encore plus srand et plus considérable, € De plus, en deux où trois passages, j'ai cédé à la tentation «de faire de l'esprit, et maintenant que cet esprit est fait, je vois qu'ilne vaut pas l'encre qu'il coûte, C'est ainsi que j'ai chungé

uw ect bentile

SD > . NE A eu ete mére, C'est ainsi que j'ai organisé,

« dans le soiwbre asl: des tre Sp ISSÉSS UC procession où l'on

ects Up des Stut Znnocents. C'est ainsi, enfin, que j'ai fait prendre aux démons des exercices srymnastiques par trop

tr'iViaux.

€ elle est la partie faible, le côté vulnérable de mon œuvre.

«Je le comprends maintenant que j'ai reçu de mes supérieurs et € de mes amis, les conseils de la saesse et de la prudence.

Je n'ai poiut été mis à lTadex, ni condamné par mon évêque, parceque les défauts de mon œuvre n'auraient point justi-

ié une tale condamnation. Maïs où m'a dit ce qu'il fallait me « dire,

«J'ai toujours été, je serai toujours, avec la wrâce de Dicu, «capable de recevoir un conseil et d'en profiter. A l'avenir, je «m'eforcerai d'éviter les dangers que je n'ai pas su vaincre dans «la Comédie Anfernale, »

De tout ee qui précède, il ressort, ce me semble :

1. Que j'ai écrit mes lettres à l'honorable L. A. Dessaulles pour défendre l'Eglise odicusement attaquée par lui ;

2, Que j'ai traité la question de la Comédie, non pour laver cette œuvre de tout blâme et de toute censure, mais pour prouver que l'autorité ecclésiastique à eu raison de ne la point condamner ouvertement, publiquement, formellement ;

3. Que j'ai confessé que la forme de ce livre était repréhensible par certains côtés ;

Page 1