Q.-^LES SACREMENTS
Le Sacrement de Baptême étant nécessaire, Notre Concile veut que les parents fassent baptiser leurs enfants le plus tôt possible après leur naissance, mais il veut aussi que ce sacrement soit administré à l'Eglise à moins de difficultés trop grandes ou d'un danger imminent. La nécessité du Baptême veut que par charité les fidèles soient en état de conférer ce Sacrement en cas de nécessité et qu'ils s'efforcent de persuader les pauvres infidèles de l'obligation de se préparer à être régénérés par l'eau sainte.
Il est regrettable de voir des chrétiens négliger de se procurer les grâces exceptionnelles conférées par le Sacrement de Confirmation. Notre Neuvième Décret condanne cette négligeuce.
L'amour infini de Jésus Christ pour nos âmes ne lui a pas permis de nous laisser orphelins; il s'est fait Eucharistie pour nous soutenir au milieu de nos faiblesses. Le Sacrement de l'Eucharistie doit donc être la grande attraction de nos âmes, puisque le Sauveur a dit lui-même : " Si vous ne mangez la " chair du Fils de l'homme et si vous ne buvez son sang vous " n'aurez pas la vie en vous." Allons en toute confiance et fréquemment à cette fontaine de la divine charité sans oublier les paroles de l'Apôtre Saint Paul: "Que l'homme donc "s'éprouve lui-même, et qu'il mange ainsi de ce pain et boive " de ce calice."
Les parents, les pasteurs et autres qui ont besoin de l'enfance ne doivent rien négliger pour préparer les jeunes cœurs au festin des anges auquel ils sont conviés dans leur Première Communion. Néanmoins, comme cette préparation doit être complète, Notre Concile ne veut pas qu'ordinairement on fasse communier les jeunes filles avant l'âge de dix ans ni les garçons avant l'âge de onze ans. L'amour de la Sainte Eucharistie inspire aux âmes l'amour de tout ce qui sert aux Saints Mystères ; c'est pourquoi la maison du Seigneur, son autel, son tabernacle, ses vases et ses ornements sacrés doivent être chers à tous les fidèles qui témoigneront leur respect et leur amour par leur générosité.
Le Neuvième Décret de Notre Concile veut que les pasteurs rappellent souvent aux fidèles la sainteté et l'indissolubilité du mariage. Les mariages doivent, autant que possible, se célébrer pendant la messe et conformément aux règles diocésaines.
L'Eglise défend les mariages mixtes, aussi les fidèles doivent être convaincus des dangers qu'ils entraînent. Des Catholiques poussent quelquefois l'oubli de leur devoir jusqu'à contracter leur mariage dans des conditions qui les rendent tout à fait scandaleux. Cette faute est si grave qu'elle doit être référée à l'Evêque et dans ce cas le Concile veut qu'une juste punition soit infligée aux délinquants.
Le même Décret veut que l'on ne retarde pas trop l'administration du Sacrement de l'Extrême Onction surtout en faveur des malades qui sont loin des prêtres.