DE LA MORTIFICATION CHRÉTIENNE
Notre époque se distingue entre autres choses par ses tendances au sensualisme. C'est pour réagir contre ces dispositions que Notre Concile veut que l'on exhorte les fidèles à garder le jeûne et l'abstinence selon les lois et l'esprit de l'Eglise, et que l'on n'en dispense pas sans des raisons suffisantes. L'Eglise a d'autaut plus raison d'insister sur l'accomplissement de ce précepte qu'elle y a elle même apporté plus d'adoucissements.
Une triste expérience de tous les jours prouve que nos populations sont malheureusement portées à l'ivrognerie. C'est pourquoi le Seizième Décret de Notre Concile veut que les prêtres exhortent les fidèles à s'abstenir, même entièrement de vin et de liqueur, et à se joindre aux sociétés de tempérance. Ce même Décret loue hautement la pratique de Notre Clergé qui bannit de sa table le vin et les liqueurs fermentées. Les fidèles doivent aussi éviter les amusements et les spectacles qui portent atteinte aux bonnes mœurs et favorisent le mal même indirectement.
Outre les assemblées dangereuses aux mœurs les fidèles doivent éviter soigneusement les réunions religieuses non catholiques et les assemblées des sociétés défendues par l'Eglise.