DE LA VIE DU CLERGÉ
L'Eglise est surtout attentive à l'honneur de ses ministres, elle les environne d'une charité toute particulière, elle sait que Jésus a détendu qu'on les attaque de quelque manière que ce soit parce qu'il a dit : "Gardez vous bien de toucher à mes oints." Aussi ce Sixième Décret est tout pour les prêtres. Le Concile tixe leur costume qui autant que possible doit être la soutane, il veut que toutes les actions des Clercs puissent inspirer le respect. Les amusements permis aux autres ne le sont aux prêtres qu'avec des restrictions et toujours avec grande modération.
Comme " les lèvres du prêtre doivent garder la science " il faut qu'ils soit homme d'étude, l'Ecriture Sainte, la théologie et les autres sciences requièrent ses soins.
Dans les choses communes de la vie le clergé doit avoir une prudence plus qu'ordinaire, éviter d'un côté les dettes et de l'autre la recherche exagérée des choses de la terre ; répudiant tout moyen d'obtenir de l'argent par des voies qui ne seraient pas en tout conformes aux règles de la plus stricte justice, de l'honneur et de la charité.
Cette même modération est requise dans la poursuite des intérêts publiques, aussi le Concile veut que les prêtres ne s'initient pas dans ces sortes de choses sans l'autorisation de leurs supérieurs ecclésiastiques.
Le Concile veut aussi que ceux qui ont charge d'âmes veillent avec le plus grand soin sur le troupeau qui leur est confié et qu'en tout ils travaillent pour remplir leur ministère; ils doivent connaître leurs ouailles, offrir le Saint Sacrifice et leurs prières pour elles, les nourrir de la parole divine et par l'administration des sacrements; c'est pourquoi ils doivent résider dans leur paroisse et ne la quitter surtout les dimanches et les fêtes que pour l'accomplissement de quelque obligation. Sur semaine la visite des confrères du voisinage est permise et utile.