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programme des études, et que l'on prenne surtout garde de n’admettre aux fonctions de l’enseignement, que des hommes abondamment pourvus de toutes les qualités qu’elles comportent, naturelles et acquises. 11 convient en effet, que les écoles Catholiques puissent rivaliser avec les plus florissantes, par la bonté des méthodes de formation et par l'éclat de l’enseignement. Au point de vue de la culture intellec: tuelle et du progrès de la civilisation on ne peut que trouver beau et noble, le dessein conçu par les provinces Canadiennes de développer Yinstruction publique, et d’en élever de plus en plus le niveau, et d'en faire ainsi une chose toujours plus haute et plus parfaite. Or, nul genre d'étude, nul progrès du savoir humain qui ne puisse se pleinement harmoniser avec la doctrine catholique.
A expliquer et à défendre tout ce que Nous avons dit jusqu'ici, ceux A d’entre les catholiques y peuvent puissamment contribuer, qui se sont consacrés aux travaux de la presse et surtout de ia presse quotidienne. Qu'ils se souviennent donc de leur devoir. Qu'ils défendent religieusement et avec courage tout ce qui est vérité, droit, intérêts
de l'Eglise et de la société: de telle sorte pourtant qu'ils restent :
dignes, respectueux des personnes, mesurés en toutes choses.
Qu'ils soient respectueux, et qu’ils aient une scrupuieuse déférence envers l'autorité épiscopale, et envers tout:pouvoir légitime. Plus les temps sont difficiles, plus le danger de division est menaçant, et plus aussi ils doivent s’étudier à inculquer cette unité de pensées et d’actions, sans laquelle il y a peu ou même point d’espoir d'obtenir jamais ce qui est l'objet de nos communs désirs. -
Comme gage des dons célestes et de Notre affection paternelle, recevez la bénédiction apostolique que Nous vous accordons très amoureusement dans le Seigneur, à vous Vénérables Frères, à votre
clergé et à vos ouailles.
Donnée à Rome, près Saint Pierre, le huitième jour de Décembre de l’année 1897, la vingtième de Notre Pontificat.
LÉON XIII Pape.