MAUVAISES LECTURES À ÉVITER
Veillez également sur les LECTURES que font Pos enfants. Les mauvais livres, les mauvais
Li 00
journaux, des publications hostiles à notre foi, des romans licencieux, obscènes, commencent à se répandre dans nos villes, et jusque dans nos \Ll " religieuses campagnes ; ces productions immo- | rales, qui devraient être bannics de tout pays IE chrétien et dont les auteurs méritent les plus | sévères châtiments, font ici, comme partout | | ailleurs, leur œuvre néfaste: .elles innoculent le ji virus qui cause inévitablement la mort des LR sociétés. Ces livres dangereux se vendent dans les convois de chemins de fer et sur les bateaux à vapeur ; des libraires, qui se disent catholiques, mais qui en ont que le nom, étalent dans leurs
1 vitrines des ouvrages dont le titre seul est une qu provocation au crime et un danger pour Ia : ] morale publique. ; ji Que de jeunes personnes vont puiser dans ces I 6 lectures malsaines un poison mortel pour leur ll À ân.e ! Elles cherchent une distraction, un passe- O | | temps, la formation littéraire, et elles y trouvent rl à la ruine ou du moins un affaiblissement consi- q k dérable de leur foi, une atteinte grave à la pureté d he de leur cœur. C’est dans ces livres infâmes, 2 cans ces impurs feuilletons de journaux, dans " | ces récits éhontés de tous les crimes les plus à | | affreux, que de pauvres enfants vont se familia- d | riser avec le vice, surexciter et souiller leur g
imagination, corrompre leur cœur jusque-là
foi, nt à nos niO- JAY plus tout it 1C
des lans aux ues, urs une ‘ [a
ccs eur STE ‘ent nsi- ‘eté 168, ans Jus liaeur e-là
innocent et pur, contracter des habitudes criminelles qu’ils traîneront jusqu’à la tombe. Et il y a des parents assez peu soucieux de leurs devoirs pour ne pas s'occuper de ce que lisent leurs enfants! Et il y a des libraires qui sont
assez pervers pour faire venir de l’Europe de ces
publications immondes, romans et journaux, qui vont même jusqu’à les vendre au premier venu, aux jeunes filles, à des enfarts de quatorze ou quinze ans, et qui empoisonnent ainsi nes populations! Véritzbles assassins des âmes, malfaiteurs publics, ils ne songent qu’à acquérir une fortune périssable et ne rougissent pas de leur infâme négoce! ‘“ Le mal de la presse cst immense, disait naguère Léon XIIT; il faut en arrêter les ravages ; les ruines qu’elle a accumulées sont visibles pour tout le monde: ruines intellectuelles de la foi perdue et de la raison obscurcie; ruines morales du cœur corrompu ; ruines sociales du principe même de l'autorité qui à sombré et de la vraie liberté qui est détruite.”?
# Dans le domaine des idées, écrivait l’illustre cardinal Pie, que voyons-nous ? Un seul esprit médiocre peut, au moyen du journal, faire plus de mal dans une demi-heure que cent intelligences d’éiite ne sauraient en réparer dans un an. ÆEmbusquées dans le journal, l’envie, la
calomnie, la haine, la vengeance, l’impiété, L: luxure, lancent leurs traits empoisonnés sur les réputations les plus pures, sur les caractères les plus nobles, sur les institutions les plus respectables, sur les choses les plus saintes. Insinuations malveillantes, faits divers perfides, corres pondances mensongères, articles diffamatoires voilà les armes redoutables que le journal met à la disposition des méchants.”
Les Pères du Quatrième Concile Provincial de Québec avaient déjà signalé le danger de ces mauvais journaux, ‘“ dont les éditeurs et les collaborateurs ont appris sur les genoux d’une mère chrétienne et sur les bancs d’une écolecatholique les dogmes et les préceptes de la sainte Église, qui maintenant sont en révolte contre elle... Ces hommes, ennemis dela vraie foi et oublieux de leur propre salut, insinuent continuellement dans leurs écrits d'indifférentisme..….....1Ils louent facilement tout ce qui se fait en dehors de l'Église catholique, ou même contre elle. Ils répètent avec complaisance les calomnies di l’hérésie et de l’incrédulité, et trop souvent ils en inventent eux-mêmes. Ils se font les échos de toutes les accusations mensongères portées contre le clergé catholique ; mais ils n’accueil: lent pas ou dénaturent les défenses des accusés. Je silence affecté que ces hommes gardent dans
lien d e pe eligie
mème ] anté ; Dour VC me, de urnatt Joue q ’Âme :
e sang oble « égée & nces d uoi v utour
piété, L:
s sur les tères les l'ESPEC- Insinua- » COrresaatoires al met à
incial de r de ces t les colne mère tholique » Église le...
ublieux lement s louent hors de lle, Ils nies de vent ils s échos portécs accueil:
ACCUSÉS, nt dans
ms Où
ien des circonstances où un enfant de l’Église e peut se taire, trahit encore la tendance antieligieuse des feuilles qu'ils publient.”
C’est donc pour Nous un grave devoir de concience de vous signaler ce danger de la mauvaise jresse, comme c’est une obligation pour vous,
08 Très Chers Frères,—si vous voulez protéger a foi et les mœurs de votre famille —d’interdire bsolument sous votre toit, sans considération e partis politiques, la lecture des journaux ct es revues soit ouvertement, soit hypocritement Lostiles aux enseignements de Ia foi catholique ju au clergé, ainsi que celle des mauvais livres t des romans dangereux. Vous ne voudriez pas ttenter à la vie corporelle de vos enfants, ni nème préjudicier tant soit peu gravement à leur anté ; et n’cst-il pas mille fois plus important
jour vous et pour eux de prendre soin de leur
me, de leur salut, de la conservation de leur vie urnaturelle? Le corps n’est qu’un peu de joue qui sera bientôt dans le tombeau; mais ‘âme est spirituelle, immortelle, rachetée par esang d'un Dieu; elle est la partie la plus oble de nous-mêmes ; elle doit donc être proégée avec un soin minutieux contre les influnces délétères d’écrits empoisonnés. C’est pouruoi vous devez établir un cordon sanitaire utour de votre maison et n’y jamais laisser
pénétrer aucun livre ou journal qui puisse exercer une pernicieuse influence au sein de votre famille.
Les conseils que Nous venons de vous donner pour le bonheur de vos enfants, vous font assez comprendre notre désir de vous voir encourager les bons journaux, les revues sérieuses et orthodoxes, les ouvrages bien pensés et bien écrits. La bonne presse est un élément puissant pour la diffusion de la vérité; elle est une grande force pour le bien; elle combat l’erreur et le vice; elle répand partout l’amour du dévouement, le respect de l’autorité religieuse et civile, les principes d'ordre social, de justice, d’honnêteté dans la vie publique comme dans la vie privée ; elle traite les adversaires avec charité, avec modération, avec impartialité; elle évite la
raillerie, le sarcasme, les accusations mal fon- Le dées : bref, elle est une lumière pour lPintelli- 8 gence, un aliment sain pour l’âme. Vous ne
devez donc pas ménager votre concours aux on catholiques qui mettent leur science et leur k i( talent littéraire au service de la vérité; ils 4 exercent une mission salutaire pour la société ; q ils sout des apôtres du bien auprès de vos e enfants ; ceux qui, dans ces derniers temps, ont r' + fait noblement leur devoir, et ont vaillamment d combattu, ont droit aux encouragements et aux d
félicitations de tous les vrais enfants de l’Église.
uisse n de
nner ASSEZ rager rthocrits.
pour ande et le nent, , les êteté vée ; avec > ]a fonelline aux eur ils été ; Vos ont ent Aux lise,