LES CONVERSATIONS DANGEREUSES
Ne permettez jamais, Nos Très Chers Frères qu'on tienne sous votre toit UN LANGAGE PEU CHRÉTIEN, des conversations peu conformes à l'esprit de l'Évangile; que vos enfants entendent tout autre chose que des discours où l’on s’enthousiasme pour les biens périssables de la terre, pour les plaisirs du monde, pour les folies du luxe et pour la bonne chère. Bannissez à jamais de votre demeure ces entretiens dangereux, criiminels, dans lesquels le prochain est odieuscment maltraité, les prêtres du Seigneur vilipendés, les principes les plus sacrés méconnus, les questions les plus délicates traitées avec passion ; netolérez jamais chez vous les paroles blasphématoires,les jurements,les chansons obscènes, les discours libres, contraires à la foi ou aux mœurs. Quel esprit religieux pourrait résister à d'aussi pernicieux exemples? Peut-on accor-
ÉRÈL, |' Es
der le nom d’éducation chrétienne à celle quil calm se donne dans des conditions aussi déplorables #nelle Évidemment non, car tous les principes fonda milie mentaux de cette éducation y sont violés et} Les méconnus. les qu
LA CORRECTION DES ENFANTS. à les :
La CORRECTION est également nécessaire à lalde tou bonne formation de l’enfant. S'il a de fortcsh Ta inclinations au mal, et que rien ne viennd}otou enrayer leur marche progressive, il contracterak, rop fe des habitudes funestes qui ne feront que se forŒue le tifier avec l’âge et finiront par causer sa pert@;onde éternelle. Même avec un heureux penchant au nniss bien, comme il! n’est pas impeccable, il pourr: lui arriver de faire des chutes, et s’il n’y a per. sonne pour le remettre dans'la bonne voie, il se familiarisera avec le mal et son salut sera compromis,
Cette correction, pour étre efficace, doit être faite avec une extrême prudence et de bonne heure, c’est-à-dire avant que le mal ne soit enracidé et ne soit devenu incuracle. Ne corrige jamais lorsoue vous êtes sous l'empire d’une
et une et une le cara tueuse ue po meillet >ette
funeste sentim Xaspè
uio/ente émotion; vous seriez peut-être tropl'aimou sévères, cruels injustes ; vous ne feriez qu’exasB'affect pérer votrc enfant ; votre réprimande ne produifnspiré
rait aucun effet salutaire, Agissez toujours aveÆ Chor
DAME | . Were
elle quil calme et sang-froid ; que votre tendresse paterorables {nelle apparaisse comme un rayon de soleil au s fonda milieu même de vos rigueurs.
iolés et} Les caractères diffèrent comme les talents ct les qualités des individus ; si l’on veut réussir à les améliorer, il faut absolument les connaître et les traiter diversement : sans cela, on risque ire à lafde tout gâter, de tout compromettre.
le forts La correction corporelle est la moins efficace Vienne toutes. Si un grand nombre de parents sont tracterih{rop faibles, trop indulgents, ily en a d’autres esse for que leur excessive sévérité rend blâmables. Ils sa perl@orondent, ils maltraitent pour des riens ; ils hant au} unissent d’un égal châtiment une maladresse POUTT Et une faute réelle, une désobéissanceirréfléchie ÿ à Derket une audacieuse insubordination ; ilsont pour 16, 11 S%e caractère doux, timide, qu’une parole affec- TA CON'Eneuse ramènerait au devoir, les mêmes rigueurs ue pour le caractère insolent, opiniâtre, que les oit étremeilleures raisons ne sauraient faire fléchir. > bonnÆette manière de corriger est généralement Dit enr«funeste ; souvent elle étouffe tous les nobles corrigcentiments, elle fait dévier du droit chemin, elle d’unekexaspère, elle éteint dans les cœurs le respect et re troph'amour filial. On conçoit facilement que qu’exas@'affection ne se concilie guère avec la terreur produifnspirée par les mauvais traitements.
TS AVE Cherchez à prévenirles fautes : cela vaut mieux
| que d’avoir à les réprimer ensuite : on ÿ réussit ( | par une surveillance active, par les bons conseils, par des encouragements donnés à propos, par le stimulant des récompenses, Ces moyens naturels, unis à la grâce divine, sont généralement d'une puissante efficacité.
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