‹ Lettres à Alfred de Husset et à Sainte-BeuveChapitre 7 sur 55 · LA FIN D'UNE LÉGENDE VH · texte numérisé non relu

LA FIN D'UNE LÉGENDE VH

autrefois ici, maïs cela n'était plus possible. Tu t'ennuyais, je ne sais ce que tu devenais le soir... Pierre venait me voir et me soignait, tu ne pensais guère à être jaloux, et certes je ne pensais guère à l'aimer. Mais quand je l'aurais aimé dès ce moment-là, quand j'aurais été à lui dès lors, veux-tu me dire quels comptes j'avais à te rendre, à toi*?... »

— De Musset : ce Tu ne mens pas, voilà pourquoi je t'aime... Mais, dis-moi, quand tous mes soupçons seraient vrais, en quoi me trompais-tu? Me disais-tu que tu m'aimais?

N'étais-je pas averti? Avais-je aucun droit I O mon enfant chérie, lorsque tu m'aimais, m'as-tu jamais trompé? Quel reproche aî-je eu à te faire pendant sept mois que je t'ai vue, jour par jour?... Le mensonge, voilà ce que j'abhorre, ce qui me rend le plus défiant des hommes, peut-être le plus malheureux.

Mais tu es aussi sincère que tu es noble et orgueilleuse*. » Orgueilleuse, elle ne l'était pas en la circonstance, mais seulement fière et digne. Quant à sa sincérité, si souvent attestée par Musset, elle arrache à son amant cette phrase, devant laquelle s'arrête la cita—

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