‹ Lettres à l'étrangère (volume 2)Chapitre 2 sur 93 · THE NEW YORK · texte numérisé non relu

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A HAOAMI HAHSKÀ.

Paris, janvier 1833.

Je vous supplie de séparer complètement l'auteur de Thomme, et de croire à la sincérité des sentiments que j'ai dû exprimer vaguement là où j'ai été obligé par vous de correspondre avec vous^ Malgré la défiance perpétuelle que quelques amis me donnent contre certaines lettres semblables à celles que j'ai eu l'honneur de recevoir de vous, j'ai été vivement touché par un accent que les

1. M. le yicomte de Spoelberch de Lorenjoul, entre les mains de qui senties originaux de ces lettres, a raconté Thistoire de cette correspondance en détail sous le titre Un Roman d^amour (Calmann Lévy, éditeur). Madame Hanska, née comtesse Éveline (Èwe) Rzewuska, qui avait alors vingt -six ou vingt -huit ans, habitait le château de Wierzchownia, en Volhynie. Lectrice enthousiaste des Scènes de la Vie privée, inquiétée par le tour différent que prenait Tesprit de Tauteur dans la Peau de chagrin, elle avait adressé, chez l'éditeur Gosselin, à Balzac, -^ alors âgé de trente-trois ans, — une lettre signée VÉtrangère, qui lui fut remise le âS février 1832. D*autres suivirent; celte du 7 novembre se terminait ainsi : « Un mot de vous, dans la Quotidienne, me donnera l'assurance que vous avez reçu ma lettre, et que je puis vous écrire sans crainte. Signez-le : A l'E.., H. de B, ^ Cet accusé de réception patut dans la Quotidienne du 9 décembre. Ainsi fut inauguré le système dé la « Petite correspondance >, en pratique aujourd'hui dans divers joamanx, et, du même coup, cette correspondance entre le grand homme et celle qui devait, dix-sept ans apr^, en 1850, devenir sa femme.

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