LXXXVIII
Princesse,
Ce 12 septembre.
Je compte bien voir ces messieurs ce soir, s’ils sont à Paris, et leur réitérer votre bonne grâce.
— J’ai beaucoup repensé à ce que vous m’avez dit l’autre soir, et ne vous ai pas assez exprimé, Princesse, ce que je sens de cette bonté, qui entre dans tbus les détails et va au-devant de toutes les difficultés : cela n’a l’air que de précision et d’exactitude dans l’esprit, et cela vient pourtant de la chaleur de cœur et de la générosité qui veut réussir. Je grave en moi ces marques d’un intérêt qui m’honore et qui donne leur prix à mes dernières années.
J’ai, aujourd’hui, tâché de mettre dans tout son jour les talents et la qualité d’âme naïve et forte de Catinat. Mais que cette lettre de Tessé,
sur cette coquine de comtesse de Verrue i , est donc jolie, n’est-ce pas?
Daignez agréer, Princesse, l’expression de mon
Ce 12 octobre, mercredi.
Princesse ,
Je suis un peu pris du froid et souffrant, et je ne pourrai m’accorder mon plaisir du mercredi ; je le regrette d’autant plus qu’il me semble que j’avais toute sorte de choses que j’aurais aimé à vous dire.
Une, tout à fait incidente : c’est qu’ayant dîné lundi avec M. Renan, il m’a dit qu’avant de partir, le 2ü de ce mois, je pense, pour un voyage en Syrie et dans le Levant, il désirait bien avoir l’honneur de vous porter son hommage : je lui ai dit que je vous croyais encore à Saiftt-Gratien pour le reste du mois, que je