‹ Lettres a la princesseChapitre 70 sur 73 · Madame Gervaisais · texte numérisé non relu

Madame Gervaisais

LETTRES

moins et en procédant désormais avec plus de facilité.

Je me suis permis d’adresser à M. de Nieuwerkerke une demande à l’appui d’iine pétition; c’est pour quelqu’un qui, je .crois, mérite de prendre rang pour cette humble demande. — II y a encore une supplique que M. de Saint-Paul a eu l’obligeance de transmettre de ma part à M.de Bosredon 1 , pour un pauvre père de famille qui aspire a entrer dans les bureaux de l’intérieur. Je vous prierai peut-être, Princesse, de l’appuyer : — ou plutôt je vous en prie dès à présent. Voici la note exacte (ci-jointe) de la situation de ce brave homme, fils d’un lieutenantcolonel d’artillerie , âgé de trente et un ans, plein de bonne volonté, père de famille, etc. C’est de M. de Bosredon que dépend la chose.

Enfin il faut faire ce qu’on peut; la vie est surchargée, chacun en a trop. Quel singulier état de société ! Je ne puis croire qu’il en ait toujours été ainsi. Et pourtant ce siècle de fer a du bon, les journées y ont de belles heures; une

i. Secrétaire général du ministère de l’intérieur,

conversation après déjeuner, ou le soir après dîner sous la marquise, a bien du charme, et j’envie ceux qui en sont.

Daignez agréer, Princesse, l'hommage de mon tendre et inviolable attachement.

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