‹ Lettres à M. l'abbé de PradtChapitre 10 sur 14 · TOTA · texte numérisé non relu

TOTA

à Yalparaïso. .

au Caîlao . . .

à Guayaquil. .

à San Blas. . .

au Callao . . .

lO

à Guayaquil. .

à San Blas. . .

à Guayatrnil. .

à San Blas. . .

à San Blas. . .

68 ou 3o

88 ou

à Quëbec . . .

à New -York. .

à Vera-Cruz. .

io3

H Portobelo . .

à Carlbagène. .

à Olinda. . . .

à Rio-Janeiro.

à Buenos-Ayres . .

au Callao . . .

à San Blas. . .

3oo

à la Guayra. .

à la Havane. .

à Valparaïso. .

ii8

à Guayaquil. .

iV. B. Dans les lieux où les nombres se trouvent doublés 5 les plus petits désignent les durées moyennes des traversées faites en remontant contre brise et le courant par des bâtimens légers et fins voiliers^ comme des bonnes goeleltes ou pilvt-hoats.

Par exemple, pour aller de Carlliagène à la Guayra, nue frégate passera à Pouest de Pile de Cuba , débarquera par le canal de Bahama ( appelé par les z\nglois le golfe delà Floride), et après, elle remontera jusqu^à gagner à Pest la distance nécessaire à pouvoir passer entre les îles Espagnole et de Porto*Rico, et poursuivra à sa destination en employant probablement 55 jours. Tandis qLpun bon pilot-hoat pourra en louvoyant le long de la côte exécuter cette navigation en i8 jours à peu près.

Ceux qui voudront se donner la peine de vérifier ces distances, verront qu’on n’a nullement exagéré. Nous ne cherchons pas à éblouir, mais à convaincre.

Nous voulions prouver que généralement les distances entre les dilférens ports d’Amérique sont trèsgrandes ; cependant en calculant les distances moyennes entre ces dilférens points, nousavons plutôt diminué qu’augmenté les nombres qui marquent ces distances.

Nous voulions prouver que les distances entre l’Europe et l’Amérique sont proportionnellement très-petites; cependant nous avons plutôt augmenté que diminué les nombres qui marquent ces distancés. C’est ce qu’on verra par les données suivantes qui sont authentiques.

Nous avons marqué de Cadix à Cartliagène ±o jours pour aller et 55 pour revenir.

Lan 1789 , ]a frégate commandée parle brigadier don Federico Gravina , partit de Cadix à la fin de juillet ou au commencement d’août, pour se rendre à Carthagène des Indes. Elle fit cette traversée en 20 jours, et 5o jours après elle étoit déjà de retour à Cadix , quoiqu’elle se fût arrêtée deux jours à la Havane. L’année suivante la même traversée a été faite en 18 jours, par les frégates Rosa et Rosalicty commandées par les capitaines don José Roxas et don Angel Gonzalez Miera.

Nous avons marqué de Cadix à la Havane 4:2 jours pour aller , 48 pour revenir. L^amiral Nelson, avec une nombreuse escadre, ne mit en i8o5 que 21 jours depuis Lagos, en Portugal, jusqu’à la Barbade. L’an 1799 , les vaisseaux espagnols San Pedro de Alcantara et san IldefonsOy avec les frégates Esmeralda et Carmen y sous le commandement de don Dionisio Alcala Galiano , avoient fait en 17 jours la traversée de la Havane au cap Orlegal.

De Cadix au Callao, nous avons marqué 120 jours. L’an 1794,1a frégate Rosalia , commandée par don Joaquin de Molina , fit ce voyage en 90 jours, quoiqu’elle eût trouvé des vents contraires au passage de la ligne.

Enfin nous marquons 118 jours comme distance moyenne de Cadix à Valparaïso , et l’an 1796 , une

escadre de trois vaisseaux et deux frégates , commandées par le général Alava, ne mit que 85 jours à faire la traversée de Cadix à la baye de la Conception.

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