Voir p. 58, note
S. JoMph Pellerin (1684-1 781), savant namitmate. Il forma une eoUectioa de 31500 médailles, que le roi acheta en 1776, an prix de 360,000 lÎTres, alors qne Catherine II lui en avait offert 500,000, en 1774 (Voir les Mémoires tecrets, t. VU, p. 155), et dont le catalogue est une des premières applications de la critique numismatique à l'histoire. Premier commis de la marine il profita de la correspondance qu'il entretenait dans les Échelles du Leyant^ pour accroître cette collection, < dont l'Académie des Inscriptions, dit M. Maury, profita sans avoir la justice d*admettre dans son sein celui qui Tavait formée. » A. Maury, VAnc» acad, du Jntcrip. et belUi-Uttret, p. 101. Voir encore Barthélémy, Mémoires sur saffie, p. 16. En 1770, Pellerin portait encore, depuis 1760, le titre d'intendant des armées navales.
a. £dit. T. :dut.
4. Personnage des Ptalo^tM^, sous le nom duquel Galiani s^est représenté lui-même.
voulu ^ et ils ne veulent pas se guérir de la manie de faire du bien aux hommes. J^aivuavec plaisir le jugement de Voltaire'; nous attendons à présent ceux des parlements de Rouen et de Paris , et les réquisitoires des autres. En attendant, je voudrais savoir les avis des personnes suivantes : Marmontel, le comte de Grentz ', Thomas, le chevalier de Chastellux, le comte d'Albaret ^, Bernard '^, M. Turgot, et surtout d'Alainville •, que j'estime le plus ; car les autres sont des enfants vis-à-vis du grand d'Alainville^ ; voilà un philosophe, à mon avis ; je
1. Dans une lettre du tl novembre 1769, à mademoiselle VoUand, Diderot écrivait à propos de Galiani : « Je me suis prosterné devant lui pour qu'il publiât ses idées. • OEuvretf t. XIX, p. 307.
2. Le Î4 jaBvier 1770, Voltaire écrivait i d'Argental : « J'ai lu le livre de Galiani. le plaisant homme! b le diable de corps I On n'a jamais eu plus gaiement raison* Faut-il qu'un Napolitain donne aux Français des leçons de plaisanterie et de police I Cet homme-là ferait rire la grand 'cham~ bre; mais je ne sais s'il viendrait à bout de l'instruire. »
3. Gustave-Philippe, comte de Creutz, ministre plénipotentiaire de Suède, de 1766 à 1783 où, appelé au ministère des affaires étrangères, il fut remplacé par le baron de Staëi-Holstein. Madame Suard nous le représente doué fl d'une imagination méridionale, aimant passionnément les beauxarts et surtout la musique. ■ {Essais de Mémoires j p. 43), et Harmontel :
t Souvent pensif, plus souvent distrait, mais le plus charmant des convives, m Mémoires y 1804, t. 11, p. 125.
4. Voir plus loin — Édit. D. : le comte d'Albant, Dans ce cas il faudrait lire Albon. Claude-Camille-François d'Albon, comte d'Albon, né le 13 juillet 1751, fils de Camille, comte d'Albon, marquis de Saint-Forgeux, prince d'Yvetot, et de Marie-Jacqueline Ollivier. l\ était neveu de la main gauche de mademoiselle de Lespinasse, et de madame du Deffand par alliance. Disciple de Téconomiste Quesnay, dont il écrivit l'éloge (1775), il venait de publier des Discours politiques sur quelques gouvernements de l'Europe, Paris, 1779. Marié en juin 1772 à Augèie-Charlotte de Castellane, de laquelle il euttroisenfants,d{mt l'un fut pair de France en 1827, il mourut le 8 octobre 1789. Sa belle propriété de Franconville a été décrite par Prieur : Tableau pittoresque de la vallée de Montmorency j 1788, in-8«.