‹ Lettres à Madame d'EpinayChapitre 70 sur 181 · É(i. T. : mon xncwnTparabU amie · texte numérisé non relu

É(i. T. : mon xncwnTparabU amie

petits-enfants^ ; je me proposais cette rigueur avec eux, et certainenient ils y passeront.

Au reste, votre lettre est superbe : c'est un bien beau texte à commenter. Tous ces faiseurs de plans et de phrases sont si loin de la vérité et du véritable but auquel enfin les pratiques qu'ils indiquent veulent mener, qu'en vérité je .reléguerais volontiers leurs livres dans la classe où vous avez relégué dans vos Dialogues les brochures du jour.

Je cause avec vous, mon abbé, comme si vous étiez là; je vous dis tout ce qui me passe par la tête, et même tout ce qui me passe par le cœur, quand je vous dis que je vous aime. Il n'y a presque pas de jour où je ne parle de vous à ceux qui vous connaissent, et où je n'apprenne à vous connaître à ceux qui ne vous connaissent pas ; quand je n'ai personne, j'en parle toute seule. Je me porte beaucoup mieux depuis que je suis ici; les eaux de Bussan me font grand bien. J'ai eu cependant une petite attaque de gravelle; mais elle n'a été ni aussi longue ni aussi forte à beaucoup près que les précédentes.

Je compte aller mardi prochain jusqu'à jeudi à Paris, pour régler votre affaire ; et l'ordinaire prochain je vous rendrai compte de ce que j'aurai fait.

Madame Necker est aux eaux de Spa *, ainsi je ne verrai point votre lettre; pour celle de Suard, je la verrai sûrement, quoique vous me disiez qu'elle n'en vaut pas la peine. Rien de vous, mon cher abbé, ne m'est indifférent. Le grand homme et sa chaise de paille, l'un portant l'autre', vous embrassent tendrement. Ma fille veut que

1. Les enfants de la vicomtesse de Beisuace : Emilie et ses deux frères.

2. Voir sur ce séjour de madame Necker à Spa les Mém, de la princesse Daschkoff, t. 1er, p. 215.

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