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V. la note de la page

2. Anne de Bavière, princesse palatine (1648- 172J), femme de Henri-Jules de Bourbon, duc d'Enghie"., puis prince de Condé.

Appendices. 233

Qiiand au surplus de tous mes biens meubles et immeubles de quelque nature quil puisse cttre je le donne et lègue à monsieur de Feriol d'Argcntal ', conseiller au Parlement, le nomant mon légataire unique uniuersel et l'excecuteur du présent testament signé par moy en très bonne santé à Paris ce 7 auril 1729.

Adrienne LE COUVREUR.

Je laisse aux Petits Augustins- pour des messes deux cent Hure une fois payée : je laisse aussy à monsieur d'Argental' le soin de donner a mes domestiques une gratification ou récompense au cas que la mort ne me permit pas den décider auani mon decés, conuenablément a leurs seruices et au temps quils auront esté auec moy.

Adrienne LE COUUREUR.

Nota.

Ce testament fut déposé entre les mains de M^ Ni-

1 . En réalité, ce legs universel était un fidéicommis en faveur des deux filles naturelles d'Adrienne ; l'aînée apporta 30,000" en mariage à François Francœur le cadet (1698- 1787), premier violon de l'Opéra, qui devint maitre de musique, inspecteur et enfin directeur avec Rebel en 1757. — Françoise- Ursule-Catherine, encore mineure à la mort de sa mère, habitait Strasbourg et avait pour tuteur Léon Cagnon, échevin de la ville, y demeurant paroisse Saint-Pierre le Vieux. Elle épousa, en 17J5, un s"' Daudet, magistrat de Strasbourg.

2. Le couvent des Petits- Augustins était voisin de la maison où mourut Adrienne.

3. « La mort de la Le Couvreur a beaucoup occupé d'Argental. » (Aissé, L.xxvi, mars 17 jo.) Les parents d'Adrienne

254 Adrienne Le Couvreur.

colas de Savigny, Cons' du Roy, No'= au Chastelet de Paris, le 7 Avril 1729, par Adrienne Le Couvreur, fille majeure, comédienne delà troupe du Roy. — L'enveloppe est cachetée d'un côté de 3 cachets en cire d'Espagne noire dont 2 sont d'une même empreinte {tête d'homme de profil) et le 3'' d'une empreinte différente (un pied de clochettes), et de l'autre côté sont écrits ces mots : u Cecy est mon testament ^ , puis 4 lignes et la signature.

Le 20 Mars 1730, à 3 ''. de relevée ', ouverture dudit testament par Jerosme Dargouges, chevalier, seigneur de Fleury et autres lieux, Cons' du Roy en ses Conseils, M'' des requestes honoraire de son hostel, lieutenant civil de la Ville, Prevosté et Vicomte de Paris.

Le 22*= Janvier 1740, M'" M"" Lecouvreur Denis-, sa sœur, écrit d'Aix à u M. Savigni notaire rue de la Comédie ^ pour le prier de remettre à M' Bernou un extrait du testament de sa sœur :

u II n'est point d'acte plus public qu'un testament; je ne pense pas qu'on soit en droit d'en refuser des extraits, surtout aux personnes qui ont intérest de savoir ce qu'il contient...

Il M. M. Lecoiiurew Denis. »

menaçaient de lui disputer cette succession devant les tribunaux ; il leur donna une indemnité qui lui coûta près de

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