‹ Lettres apostoliques de Pie IX, Gregoire XVI, Pie VIIChapitre 12 sur 50 · BIOGRAPHIE DE GRÉGOIRE XVI · texte numérisé non relu

BIOGRAPHIE DE GRÉGOIRE XVI

Grégoire XVI (Maur Gapellari), pape, né le 18 septembre 1765 à Bellune, dans les Etats vénitiens, reçut sous les yeux de son père, homme instruit et religieux, une première éducation très soignée. Entré jeune dans l'Ordre des Gamaldules, il ne tarda pas à se faire remarquer de ses supérieurs par ses rares dispositions à l'étude des langues et par l'étendue de ses connaissances. Avant d'être promu au sacerdoce, il fut chargé de donner des leçons de théologie dans différentes maisons de son Ordre. En 1799, iî publia sous ce titre : Le triomphe du Saint-Siège et de l'Eglise , ou les novateurs battus par leur* propres armes, un traité destiné à réfuter les doctrines des jansénistes, et en particulier de Tamburini. Elu, en 1807, vice-procureur général de son Ordre, il fut en même temps nommé abbé de Saint-Grégoire, à Rome. Deux ans après, lors de l'enlèvement du Souverain Pontife Pie VII de sa capitale, îl se retira dans le monastère de Saint-Michel de Murano, près de Venise, où il reprit l'enseignement de la théologie, cherchant dans l'étude des Saintes Ecritures une consolation aux peines que lui faisait éprouver ce triste événement. A la nouvelle de la délivrance du Pontife, il fit éclater sa joie dans un écrit intitulé : Concours extraordinaire de tant de prodiges considéré comme motif de foi, et se hâta de retourner à Rome pour y présenter l'hommage de son respect au chef de l'Eglise. Nommé par Pie VII, qui connaissait tout son mérite, consulteur de différentes Congrégations, il fut élu vicaire général de l'Ordre des Gamaldules à la place du savant P. Zurla, créé cardinal. Ses talents et ses services le désignaient lui-même à cette haute dignité, dont il fut revêtu en 1826 par le pape Léon XII, qui lui confia en même temps la place de préfet de la Propagande, où il apprit à connaître l'état et les besoins des missions auxquelles il devait donner plus tard un si grand développement. Le talent qu'il avait montré pour les négociations, dans différentes circonstances, le fit choisir pour conclure un Concordat avec le nouveau royaume des Pays-Bas; et ce fut avec le même succès qu'il régla les intérêts de l'Eglise avec la république des Etats-Unis, et même avec la Porte Ottomane, dont il obtint l'affranchissement des Arméniens catholiques établis à Gonstantinople. Il jouissait donc de la plus grande considération au Sacré-Collège, lorsque, à la mort de Pie VIII, les cardinaux jetèrent les yeux sur lui pour le mettre à la tête de l'Eglise, le 2 février 1831. En montant sur le trône pontifical, il prit le nom de Grégoire XVI, à la mémoire de son illustre devancier. Dès son avènement, il eut à réprimer les insurrections qui se mani-

(1) Voir Dictionnaire historique, par F. X. de Feller, art. Grégoire XVI. Paris, Gaume, 1847, 8 vol. 8°.

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