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& Ilest du devoir des catholiques d’une facon générale, mais sur- M tout au moment d'attaques si vives et si insidieuses contre les insti- M tutions chrétiennes, que tous s'appliquent à comprendre combien N il importe, au milieu de la variété des temps et des circonstances, # de conserver dans l'Etat la religion intacte et parfaite, et aussi & d'assurer sur ce point l'accord absolu des esprits. Il s’agit, en effet, du plus haut et du plus grand de tous les biens, qui est le salut éternel des hommes, et aussi de la conservation des institutions qui assurent à la société civile le calme et une prospérité digne de ce . nom. Tel était le sentiment de ces hommes vraiment grands et dignes du souvenir de toute la postérité, qui donnèrent à diverses à - époques un magnifique exemple de courage à toutes les nations, S et servirent en quelque sorte de murs à la maison de Dieu, prêts à pur … sacrifier non seulement tous leurs biens, mais leur vie même à la 4 cause de la religion et de l'Eglise. |
Sur ce point, Votre Hongrie possède des exemples domestiques nombreux, magnifiques, et qui ont marqué une longue suite de … . siècles. Bien plus, si elle est demeurée fidèlement et constamment
: dans la foi catholique qu'elle avait recue d'Etienne, son roi et son apôtre, il faut reconnaître en cela, outre un bienfait particulier de * Dieu, le résultat le plus solide du rôle qu'a toujours eu cette nation; elle a compris pleinement que, lorsqu'il s'agissait de religion, il s'agissait en même temps de la gloire du nom et du salut de la
race. Mais il est admirable de constater à quel point un tel senti- ‘4% ment a suscité de généreuses et de remarquables vertus, grâce : : auxquelles, au milieu des plus grandes difficultés, les Hongrois ont
opposé un courage et une constance égaux à la gravité du péril. :
; Avec le secours de ces vertus, ils repoussèrent victorieusement - tantôt les invasions fréquemment renouvelées des Tartares, tantôt » les longues et redoutables attaques des Mahométans. Ils étaient …. dignes, dans une lutte si périlleuse, de recevoir toutes sortes de DS: Ho des nations étrangères, des rois et surtout des Souverains + Pontifes.
Ils combattaient, en effet, non seulement pour la foi et l'empire . de la Hongrie, mais encore pour la religion catholique elle-mêmeet . le salut de l'Occident. Par la même raison, si la Hongrie a ressenti | la violence des tempêtes qui accumulèrent tant de ruines chez les : peuples voisins, si elle a subi elle-même des troubles sérieux, elle en est toujours sortie intacte et elle y échappera dans l'avenir, | pourvu qu elle reste fidèle à sa religion, que tous ses citoyens con- naissent leurs devoirs quotidiens et-les accomplissent avec zèle.
Et, pour en revenir à ce qui touche de plus près Notre but, Nous
quae ferventius apud vos proximo hoc tempore agitata sunt, ves-: trum est, Venerabiles Fratres, studiose concorditerque dare
| ENGYGLIQUE DE 8. S. LÉON sur de
attingunt, Rue mediocri profecto. animi doiore perspeximus, PE praeter ea quae in Hungariaelegibus, uti alias conquesti sumus, «cum Ecclesiae iuribus discrepant et eius facultatem agendi » minuunt ac professionni catholici nominis officiunt (1) », et alia fuisse postremis hisce annis vel publica auctoritate decreta vel acta, haud minus sane Ecclesiae ipsi reique catholicae pen ciosa : eo autem qui nunc est commuünium rerum yestrarum Cursu, valde pertimescendum, ne longe graviora eveniant religioni damna.— lamvero, quod nominatim pertinet ad ea rerum capita,
operam, ut omnes {um sacerdotes tum laici apprime agnoscant
quid sibi liceat et a quo cavere debeant, ne contra naturalis :
ediximus (2), « quod occasionem praebent vetitae societati et.
atque efficite utuniversi, exemplo et auctoritate vestra confirmati, religionis causam fortes et animosi suscipiant, firmiter tugantiur, +
divinaeque legis offendant praescripta. Et quoniam plerique
vestrum de iis ipsisrebus animarum curatores iusserunt Apostolicae Sedis iudicium, a vobismetipsis perrogatum, expectare, | ne vestrum iam erit, Vénerabiles Fratres, eosdem sacrorum administros sedulo idmonere ut religioni habeant ne minimum quidem 4 ab iis discedere quae Apostolica Sedes vel statuerit vel praeceperit : quod autem sacerdotibus non liceat, planum est né laicis quidem hominibus illud licere.. Ceterum ad prohibendam pluri-
morum malorum vim, permagni ponderis est, ut animarum
curatores nunquam desistant multitudinem. commonere, ut. ab.
ineundis cum alienis a catholico nomine coniugiis, quantum fieri
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possit, abstineant. Probe intelligant fideles, notatumque animis
habeant, ab eiusmodi coniugiis, quae semper Ecclesia detestata est, ex eo maxime esse abhorrendum, uti Nos:‘ipsi alio loco,