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| € CATHOLICÆ ECCLESLE à Le 20: NOVEMBRE 1890 | ET
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\cette question dans la lettre que Noûs avons adressée, le 3 des mones de mai de l’an 1888, aux évêques du Brésil, où Nous les avons
| félicités de ce qui avait été fait en ce pays par l'initiative si louable
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et à la dignité humaine.
En écrivant cette lettre, Nous due vivement ému de la condipu tion. de ces hommes qui ‘vivent sous la domination d’un maître; mais Nous avons été plus douloureusement affecté encore au récit des misères qui affligent les: A entières de certaines parties de l'Afrique intérieure.
Ilest douloureux et horrible de constater, comme Nous l'avons appris dé rapporteurs véridiques, que quatre cent mille Africains, sans distinction d'âge ni de sexe, sont arrachés violemment chaque __ année de leurs villages, puis les mains enchaînées et sous les coups de fouet de leurs conducteurs, sont traînés, avec une longue route
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troupeaux à l’encan. |
Devant le témoignage de ceux qui avaient vu et que les récents explorateurs de l'Afrique équinoxiale ont confirmé, Nous Nous . sommes senti embrasé du désir de venir en aide, autant que Nous - le pourrions, à ces malheureux et d’adoucir leur misère. Dans ce - but, et sans retard, Nous avons confié à Notre cher Fils lé cardinal
d'Europe pour montrer l’ignominie de ce honteux trafic, et persua-
race. Aussi avons-Nous de particulières actions de grâces à rendre à Notre-Seigneur Jésus-Christ, bien-aimé Rédempteur de toutes les
2 dante moisson. *
h Et en effet, les souverains et les catholiques du monde ontier ne ceux aussi qui tiennent pour sacrés les droits des gens et de la
4 iature, se sont mis à l'envi à rechercher les voies etles moyens les
ee plus favorables pour supprimer radicalement un commerce aussi
barbare. Le congrès solennel dernièrement tenu à Bruxelles, auquel
‘à ont pris part les délégués des souverains européens, et le Congrès
que le poids de leurs Mmisères est lourd. C’est pourquoi Nous ne à tous les hommes de bonne volonté, et Nous demandons instam-
Mais, Lure le souci de protéger la liberté, un autre souci plus
* à faire, jusqu'aux marchés où ils sont exposés etvendus comme des
Charles-Martial Lavigerie,. dont Nous connaïissions l’activité et le zèle apostolique, la mission d'aller dans les principales villes
nations, qui, dans sa bonté, n’a point permis que Nos efforts s’exer- .çassent en vain, mais qui à voulu, au contraire, qu'ils fussent comme une semence jetée dans un sol fécond qui promet une bons ge
voulons pas laisser passer l’occasion qui Nous est de nouveauofferte de rendre de justes actions de grâces aux souverains de l'Europe et
| grave touche de plus près à Notre ministère apostolique, qui Nous
u pouvoir public et des particuliers, pour l'affranchissement des bus. en leur monirant combien l'esclavage FéPUBne à la religion
ment au Dieu tout-puissant qu'il veuille bien accorder le succès
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der aux princes et aux particuliers de secourir cette malheureuse re AS
Fe réunis de si grand cœur à Paris, présagent manifestement que la ::7 02 cause des nègres sera défendue avec autant d’ardeur et de constance
: ES URLS de ANR Te ARE
attingit apostolicun ministerium “Nostrum, 0 Nos curare 1 jubet, ut in Africæ regionibus propagetur Evangelii doctririas #4 quæ illarum incolas sedentes in tenebris, a cæca superstitione. “ offusis, illustret divinæ veritatis luce, per quam nobiscum fiant participes hereditatis Regni Dei. Id autem eo curamus enixius, UN . quod illi, hac luce recepta, etiam humanæ servitutis ab se jugum 7
| LETTRE DE. s. as LÉON x
excutient. Ubi enim christiani mores legesque vigent, ubi religio sic homines instituit, ut justitiam servent atque in honore. Le habeant humanam dignitatem, ubi late spiritus, manavit fra ternæ caritatis, quam Christus nos docuit, ibi neque servitus, 5
nec feritas neque barbaria extare potest; sed floret morum sua-
vitas, et civile ornata cultu christiana libertas. —. Plures jam. ;
4 Apostolici viri, quasi Christi milites antesignani adiere regiones.
illas, ibique ad fratrum salutem non sudorem modo sed vitam.
ipsam profuderunt. Sed messis quidem multa, operarû autem :
pauci : quare opus est, ut alii quamplures eodem acti spiritu Dei,
nulla verentes discrimina, incommoda et labores, ad eas regiones
: impertiat.
“pergant, ubi probrosum illud commercium . exercetur, allaturi illarum incolis doctrinam Christi veræ libertati conjunctam. — no Verum. tanti operis aggressio copias flagitat ejus amplitudini : . pares. Non enim sine ingenti sumptu prospici potest Missiona-
riorum institutioni, longis itineribus, parandis ædibus, templis Le excitandis et instruendis. aliisque id genus necessariis, quæ
- hoc onus suscipere. At quum votis Nostris obsistant graves, in quibus versamur, rerum angustiæ, te, Venerabilis Frater, a aliosque Sacrorum Antistites et Catholicos omnes paterna voce “4 compellamus, et Vestræ eorumque caritati commendamus opus tam sanctum et salutare. Omnes enim participes ejus optamus fieri, exigua licet collata stipe, ut dispartitum in plures onus
te solemnem den pre ceteris eligimus quia, uti sus JEU
quidem impendia per aliquol annos sustinenda erunt,. donec in Le. iis locis ubi consederint evangelii præcones, suis se. Sumptibus à tueri possint. Utinam Nobis vires suppeterent quibus possemus
levius cuique toleratu sit, atque ut in omnes effundatur gratia Christi, de cujus regni propugnatione agitur, eaque cunctis pacem, veniam peccatorum , a Roses, ou munera
À Diobiéred HEIN ut quotannis, qua de in a quibusque locis EÉpiphaniæ Domini celebrantur mysteria, in subsidium : memorati operis pecunia stipis instar corrogetur. Hanc autem.
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