‹ Lettres autographes composant la collection de M. Alfred BovetChapitre 132 sur 312 · L. A. S. (à Arcisse de Caumont, le s y · texte numérisé non relu

L. A. S. (à Arcisse de Caumont, le s y

savant antiquaire normand) ; (Paris) 14 octobre 1844, 2 p. 1/2 in-8.

Intéressante lettre où il demande qu'on lui accorde quelque temps pour composer une notice sur son père (Jean-Louis Burnouf, éminent philologue, II. à Urville, département de la Manche, le ^septembre 1755, m. à Paris le S mai 1844).

4 85g \- SAGY (Samuel-Ustazade Silvestre de), le brillant publiciste du Journal des Débats, éminent bibliophile, éditeur de madame de Sévigné, membre de l'Académie française (1854), n. à Paris, 17 octobre 1801, m. dans la même ville, 14 février 1879. !.. A. S. à Philarète Chasles (son collègue à la Mazarine); Loudun,G juin 1871, 4 p. in-8. — P.

Très curieuse épitre. Il va rentrera la Bibliothèque ,

Mazarine (dont il était administrateur depuis 1848). ^ . vi y£-s

Il est en règle et il ne pense pas d'ailleurs qu'on ait ' L/ . /" (r /S/ir /S^/j /" Â^yK2^y^U ^-' la barbarie de lui ôtcr cette petite place qui est dé- f (/ j/lO 0 OC™ ^Cf/l/ Zf\ /rf"

sonnais sa seule ressource. « Le Journal des Débals ne fait pas de pension à ses rédacteurs, même lorsqu'il leur en a promis, et, malgré la modeste vie que j'ai menée, je n'ai aucune fortune personnelle. » Tristes réflexions sur les événements delà Commune. — (Sacy mourut administrateur de la Bibliothèque Mazarine.)

S. vi

) 860 DUPANLOUP (Félix-Antoine-Philibert), évêque d'Orléans (1849), élo~ quent et fougueux prédicateur, membre de l'Académie française (1854), n. à Saint- Félix (Savoie), 3 janvier 1802, m. au château de Lacombe (Isère), 10 octobre 1878.

L. A. S. à la marquise (de Barol); Paris, 25 janvier 1847, 6 p. 3/4 in-4. (Coll. de la marquise de Barol avec notice autographe de Silvio Pellico.) — P.

Magnifique lettre, la plus belle qu'on connaisse de ce prélat. Après avoir déploré que le roi Charles-Albert ne soit pas libre de faire tout le bien qui est dans son cœur, il raconte à la marquise les détails des audiences qu'il a obtenues à Rome du pape Pie IX. Il trace du souverain pontife le portrait suivant : « Comme homme, c'est un être séduisant. Nul en effet jusqu'ici n'a pu se défendre de la séduction. La grâce, l'élévation, la sérénité éclatent en sa personne; son sourire, son geste charment invinciblement; la douceur et la pénétration de son regard sont extraordinaires; on sent dans son esprit toute la vivacité, toute la délicatesse italienne et française réunies. 11 y a en lui la dignité tout ensemble la plus haute et la plus bienveillante; avant d'être Pape, c'est une noble et aimable créature. Ajoutez à tout cela le reflet de la double souveraineté et le charme d'une piété angélique ; le prestige est irrésistible. Il est né souverain, écrivait, dit-on, M. le prince de Joinville au roi son père, après avoir vu le Pape. Cela est vrai. C'est l'impression qu'on reçoit d'abord. Le prince Borghèse, après sa première audience, exprimait devant moi la même pensée. C'est un roi, disait-il, et on croirait qu'il l'a toujours été. » Puis Dupanloup reproduit les conversations qu'il a eues avec Pie IX touchant les affaires religieuses en France, et surtout sur la nécessité de continuer à réclamer avec force la liberté de l'enseignement. A diverses reprises le Pape a fait le plus grand éloge du comte de Montalembert. C'est un vrai champion, a-t-il dit, c'est le champion de la bonne cause. En définitive Pie IX a approuvé la conduite de l'épiscopat français. Celui-ci est, d'ailleurs, très admiré à Rome pour sa noblesse, sa force et sa modération. « Je n'ai trouvé au milieu de tout cela qu'un

regret, un seul, mais exprimé J2 ^ ^

a peu près unanimement , ~ -

c'est que quelques évêques croient devoir adresser directement aux rédacteurs de journaux leurs écrits sur ces questions. En un mot, on ne voudrait pas que les évêques écrivissent dans les journaux, bien qu'on trouve bon el utile que les journaux reproduisent ce qu'écrivent les évêques. >i II raconte ensuite qu'il a obtenu du Pape sa bénédiction pour l'église et le clergé de Paris. Détails sur cette seconde audience.

* 861 :- HUGO (Victor-Marie, vicomte), un des plus grands poètes qu'ait produits la France, membre de l'Académie française (1841), n. à Besançon, 26 février 1802. L. A. S. de son prénom à La Mennais, à la Chênaie ; 1 octobre 1822, 2 p. 1/4 in-4. — P-

Précieuse lettre où il lui annonce son prochain mariage (avec Adèle Foucher, sa compagne d'enfance). « Il faut que je vous écrive, mon illustre ami. Je vais être heureux : il manquerait quelque chose à mon bonheur si vous n'en étiez le premier informé. Je vais me marier. Je voudrais plus que jamais que vous fussiez à Paris pour connaître l'ange qui va réaliser tous mes rêves de vertu et de félicité. Je n'ai point osé vous parler jusqu'ici, cher ami, de ce qui remplit mon existence. Tout mon avenir était encore en question et je devais respecter un secret qui n'était pas le mien seulement. Je craignais d'ailleurs de blesser votre austérité sublime par l'aveu d'une passion indomptable, quoique pure et innocente, mais aujourd'hui que tout se réunit pour me faire un bonheur selon ma volonté, je ne doute pas que tout ce qu'il y a de tendre dans votre àme ne s'intéresse à un amour aussi ancien que moi, à un amour né dans les premiers jeux de l'enfance et développé par les premières afflictions de la jeunesse. Je vous ai dit plusieurs fois, mon noble ami, que s'il y avait quelque dignité et quelque chasteté dans ma vie, ce n'était pas à moi que je le devais. Je sens profondément que je ne suis rien par moi-même. Je tâche de n'être pas indigne de la mère que j'ai perdue et de l'épouse que je vais obtenir. Voilà tout. Quelque chose me dit au fond du cœur, mon ami, que vous me comprendrez. Il me semble que je vous comprends si bien !..?"»

S. vi

* 8(5-2 -f HUGO (Victor-Marie, vicomte).

i° Fragment d'une ode à Moreau, pièce de vers autographe signée, i p. in-8 oblong. — P.

Pièce signée Victor M. Hugo et composée sous la Restauration. Curieux spécimen de la première écriture du grand poète.

2e Ecrit au bas d'un crucifix, pièce de vers autographe signée; (mars 1842), 1/2 p. in-8 oblong.

Très joli quatrain, composé au mois de mars 1842. 11 porte le numéro IV dans le troisième livre des Contemplations.

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