LETTRE DE M. JULES GRÉVY A JULES FAVRE
Numéro 48.
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24 CHEFS DE GOUVERNEMENT S. i
ESPAGNE
4- 5i ■* FERDINAND V, n. 10 mars 1452, fils du roi d'Aragon Jean II, roi de Castille (1474) et d'Aragon (147g), dit le Catholique, m. à Madrigalejo, 23 janvier i5 16.
L. S., sig. aussi par sa femme Isabelle de Castille (n. 145 1, e'pouse de Ferdinand en 1469, protectrice de Christophe Colomb, m. 1504), à don Juan de Ribera, corregidor de la province de Guipuzcoa et capitaine général de la frontière de Navarre; Barcelone, 7 décembre 1493, 1/2 p. in-fol. oblong, cachet.
Les rois catholiques, informés que le duc de Nagera fait élever une forteresse à Cenicero, lieu de ses domaines, voisin de la ville de Logrono, enjoignent à leur capitaine général d'empêcher cette construction et au besoin de faire détruire la partie déjà édifiée, au cas où le duc ne pourrait présenter aucun ordre royal l'autorisant à procéder à ladite construction.
f 52 PHILIPPE I, n. à Bruges, 22 juillet 1478, fils de l'empereur Maximilien I, petit-fils de Charles le Téméraire, époux de Jeanne la Folle, roi de Castille (juin 1504), dit le Beau, m. à Burgos, 25 septembre i5o6.
L. S., contresignée par Pedro Ximenez, à Rodrigo de Villalpando, alcade de Vezilla; la Corogne, 27 mai i5o6, 1/2 p. in-fol. Très rare.
Superbe lettre où il lui ordonne de prendre possession en son nom de la forteresse de la ville de Veziila, jusqu'au règlement des débats qui se sont élevés touchant la possession de ladite forteresse entre les héritiers du marquis d'Astorga et la comtesse d'Osorno.
CHEFS DE GOUVERNEMENT
* 53 * PHILIPPE II, n. à Valladolid, 21 mai 1527, fils unique de l'empereur Charles-Quint, roi d'Espagne (25 octobre 1 555), m. i3 septembre 1598.
L. A. S. à la Reine (Catherine de Médicis, sa belle-mère); (septembre 1570), 1 p. 1/2 in-fol., cachet. — P. de Gunst d'après van der Werff.
Importante lettre historique. H pourrait se montrer offensé de quelques paroles de la dernière lettre de la Reine, que lui a remise l'ambassadeur Fourquevaux (Raimond de Beccarie de Pavie, baron de Fourquevaux, n. i 509, m. 1574), mais il n'insistera pas par égard pour sa belle- mère. Il promet d'appuyer le projet de mariage de Sébastien de Portugal avec Marguerite de Valois. Il est mécontent de la paix que le roi de France a conclue avec les rebelles, car elle est, dit-il, contraire aux intérêts de la couronne, et, ce qui est plus grave, aux choses de la religion. — (La paix avait été conclue avec les Huguenots le 8 août 1570 à Saint-Germain-en-Laye. l.e projet de mariage de Marguerite de Valois avec le roi de Portugal n'eut pas de suites : Marguerite épousa, le 18 août 1572, son cousin le prince de Navarre, depuis Henri IV.)
rtrt et ruaiui
■5-54-5- PHILIPPE V, n. à Versailles, 19 décembre i683,duc d'Anjou, petit-fils de Louis XIV, roi d'Espagne (24 novembre 1700), m. à Madrid, q juillet 1746.
L. A. S. à l'électeur de Bavière, son oncle; Madrid, 16 décembre 1706, 1 p. in-4, enveloppe et cachet. (Coll. Dubrunfaut.) — P.
Il lui demande vingt hommes choisis pour rendre sa compagnie des gardes du corps wallonnes complète, « Vous me ferez plaisir de les tirer de la cavallerie de la mesme nation qui est sous vos ordres. J'ay chargé le sieur Duveland, qui vous rendra cette lettre de les conduire icy, et je profite encore avec plaisir de cette occasion pour vous renouvelle!- les asseurances de l'estime et de l'amitié que j'ay pour vous. » — (Maximilien-Emmanuel, n. 1662, électeur de Bavière en 1679, était l'allié de Louis XIV. Ayant, dans la guerre de la succession d'Espagne, pris parti pour le duc d'Anjou, il avait été chassé de ses Etats en 1704, et s'était réfugié en France. Il ne rentra dans son électorat qu'en 1714, après la paix d'Utrecht, et mourut en 1726.)
CHEFS DE GOUVERNEMENT
*• 55 •* CHARLES IV, n. à Naples, 1748, roi d'Espagne (décembre 1788), dépossédé par Napoléon I en 1808, m. à Rome, 28 novembre 18 19.
L. A. S., en français, à Louis XVIII; Rome, 12 mai 1 8 1 4, 3/4 de p. in-4, enveloppe et cachet. — P.
Superbe lettre de félicitations sur la restauration de Louis XVIII. « Monsieur mon frère et cousin, cessèrent enfin les malheurs qui ont si cruellement persécuté notre famille, et je suis maintenant la dernière victime. V. M. est rentrée au trône de ses ancêtres. Ce changement fortuné va faire couler sur la France des jours paisibles et tranquilcs, possédant puni son chef un père si tendre et si juste, et votre règne sera pour elle le retour du bonheur et de la paix qui avoit disparu depuis longtemps par les convultions soufertes sous le joug du despotisme... »
56 + BONAPARTE (Joseph), n. à Corte (Corse), 7 janvier 1768, frère aîné de
Napoléon I, roi d'Espagne (6 juin 1808), m. à Florence, 28 juillet 1844.
L. A. S. au comte (Lacuée); Londres, 26 décembre 1 832, 1 p. 1/4 in-4. (Coll. Dubriinfaut.) — P.
Intéressante lettre ou il raconte une courte entrevue avec Mérimée. « Les ouvrages que j'ai lus en Amérique me prévenoient assez en sa faveur pour me donner le désir de le voir longtems, mais notre conversation n'a pas été longue; sa visite a été courte, et il ne m'a pas donné le moien de le revoir encore. Il s'est refusé aux invitations que je lui ai faites de venir diner avec moi et je ne dois le voir qu'un moment aujourd'hui pour lui remettre cette lettre, qu'il veut absolument venir chercher lui-même. »
•f- 57 ALPHONSE XII, n. 28 novembre 1857, fils de la reine Isabelle II, roi
d'Espagne 29 décembre (1874.)
L. S. au cardinal Caverot, archevêque de Lyon; Madrid, 3i décembre 1879, 1 p. in-4, papier armorié. — P.
Il le remercie des félicitations qu'il lui a adressées à l'occasion de la nouvelle année.
ANGLETERRE
4- 58 •* HENRI VIII, n. 28 juin 1491, roi d'Angleterre (22 avril 15.09), m. vier 1547. fi
L. S., en latin, avec la souscription autographe, au prince Wolfgang d Anhalt (n. 1492, prince en 1 5o8, chassé de ses Etats en 1 532, rétabli dans sa principauté en i 552, m. 1 5 56) ; Londres, 24 janvier i53i, 1/2 p. in-fol. Taches d'eau et raccommodages. — P.
Lettre de créance pour le docteur Craymer, son ambassadeur auprès de l'Empereur.
28 jan-
CHEFS DE GOUVERNEMENT
*- 5 o, * ELISABETH, n. à Greenwich, 7 septembre 1 533, fille de Henri VIII et d'Anne Boleyn, reine d'Angleterre (17 novembre 1 558), en remplacement de sa sœur Marie la Sanglante, dite la Grande, m. 3 avril i6o3.
L. S., en français, avec la souscription autographe, au Roi très chrétien (Charles IX); Greenwich, 29 mai 1 568, 1/2 p. in-fol. oblong, sceau. (Coll. B. Fillon). — P. de Gaspar Bouttats.
Superbe lettre où elle mande qu'elle a appris avec plaisir du sieur de Beaumont, ambassadeur du Roi, la pacification des troubles du royaume de France (par la paix de Longjumeau signée le 23 mars). « Et comme n'ayons ouy cestes tant heureuses nouvelles avec moins de plaisir et aise de cueur que si touchassent nostre propre personne, et nostre mutuelle amitié le requiert, ainsi prions Dieu, le seul autheur de paix et concorde, vouloir tellement confirmer et corroborer ceste pacificacion que nulle malice par cy après la puisse mouvoir, comme l'avons plus amplement exprimé audit sieur de Beaumont qui après nous avoir déclaré sa charge, s'est avecques nostre licence et pasport, comme il nous en feit requeste, passé oultre devers l'Escosse, où s'estant trouvé jusques à présent il a peu veoir et 'ouyr de quelle sorte les choses y se sont portées et les accidens y survenuz depuis sa venue là, ainsi qu'il a aussi ouy de nostre bouche l'estat auquel se troeuve pour le présent nostre bonne sœur la Royne d'Escosse et nostre bonne intention de procéder avecques elle, dont ne vous voulons tenir icy aucun propos, puis que ne doubtons qu'il ne vous raccomptera le tout. » — (Marie Stuart venait d'être battue avec ses partisans à Langsyde le i3 mai. Elle s'était réfugiée en Angleterre où Elisabeth la retint dès lors prisonnière.)
60 -s- JACQUES I, n. à Edimbourg, 19 juin i566, fils de Marie Stuart, roi d'Ecosse (1567), puis d'Angleterre (i6o3), m. 27 mars 1625.
L. S., en français, avec la souscription autographe, à Sillery (Nicolas Brulart, marquis de Sillery, chan-. celier de France depuis 1607); palais de Westminster, 16 mai 1610, 1 p. in-fol., trace de cachet. — P.
Précieuse lettre sur l'assassinat de Henri IV. « Ayans pris résolution, sur le funeste advis que nous avons eu de l'exécrable parricide commis en la personne du feu Roy nostre très cher frère, d'envoyer par delà en diligence ce gentilhomme, le sieur Edmondes, nostre ambassadeur (lequel nous avions dès auparavant désigné à ceste charge près de sa personne), vers le jeune Roy nostre bon frère et Madame la Régente, sa mère, nostre bonne soeur, pour leur faire offre et donner asseurancc de tout ce qui dépendra de nous pour l'entretennement de la bonne amitié qui a tousjours esté entre le feu Roy nostre très cher frère et nous, et pour la conservation du repos en ce royaume, nous avons bien voulu, pour l'estime que nous faisons de vostre amitié et de vos mérites, vous faire aussy ce mot de lettre par ledit gentilhomme, pour vous saluer de nostre part et vous renouveller rasseurance de nostre bonne affection envers vous... »
CHEFS DE GOUVERNEMENT
4-61 * CHARLES I, n. à DumferHng (Ecosse), 29 novembre 1606, gleterre (27 mars 1625), décapité à Londres le 3o janvier 1649. L. S., en français, avec la sou
roi d'An-
scription autographe, au roi Louis XIII; palais de Westminster, 21 avril ib25, 1 p. infol., trace de cachet. (Coll. Pécard.) — P. de Vorsterman.
Superbe lettre ou il le remercie de lui avoir accordé la main de sa sœur Henriette-Marie (qu'il épousa par procuration le 1 mai suivant). Il est très satisfait du messager du Roi, M. des Roches. « et tient à faveur infinie le souhait amiable que me faites de l'heureuse possession de ce qui m'est le plus cher et le plus précieux en ce monde. »
^62+ HENRIETTE MARIE Henri IV, femme du précédent (1 mai i625), m.
à Colombes, 17 septembre 1649.
L. A. S. au cardinal Mazarin ; Oxford, 1 5 avril ( 1 644), 3/4 de p. in-fol., cachets brisés. (Coll. Fossé Darcosse et Dubrunfant.) — P.
Très belle lettre où elle lui recommande un de ses serviteurs qui retourne en France. « Je ne l'ai voulu laisser aller sans vous prier, po:ir l'amour de moi, de le vouloir favoriser en ses affaires. Vous m'obligerez extrêmement. »
DE FRANCE, n. 25 novembre 1609, fille de
■5-63-5- CROMWELL (Olivier), n. à Huntingdon, 24 avril 1599, protecteur d'Angleterre (décembre 1 65 3), m. au palais de Whitehall, 3 septembre 1 658 .
L. S. à John Wollaston ; 24 août 164g, 1/2 p. in-fol. — P. de B. Picart.
Ordre de payer 800 livres sterling à Thomas Horton pour l'entretien de son régiment des gardes. — Le reçu signé de Thomas Horton se trouve au-dessous de la signature de Cromwell. — (Cromwell était déjà tout puissant, mais il n'était pas encore Protecteur ; quand il eut pris ce titre il signa, comme les souverains, de son prénom seulement -.Olivier P.)
■5- 64 -s- CHARLES II, n. i63o, roi d'Angleterre (29 mai 1660), m. à Londres, 1 février 1 685.
L. S. en tête à Stephen Fox; Whitehall, i5 janvier 1670, 3/4 de p. in-fol. — P. de P. Drevet.
Ordre de payer à James, duc de Monmouth (son fils naturel), i625 livres sterling, en sa qualité de commandant des gardes. — La signature du duc de Monmouth est au verso de la pièce. Les autographes de ce personnage, qui fut décapité en i6S5 pour s'être révolté contre Jacques IJ, sont rares.
-j- 65 -* JACQUES II, n. i5 octobre 1 633, frère du précédent, roi d'Angleterre (1 février 1 685), détrôné en 1688, m. 6 septembre 1701.
L. S. en tête à Richard, comte de Renelagh ; Whitehall, 3 décembre 1686, 1 p. in-fol. ■ — P. de J. Audran d'après van der WerfL
Ordre de payer à Edward Haies la somme de iSo5 livres sterling 1 shelling et 10 pence.
4-66-* GUILLAUME III, n. 14 novembre i65o, prince d'Orange, stathouder de Hollande (1672), proclamé roi d'Angleterre le i5 février 1689 en remplacement de son beau-père Jacques II, m.
19 mars 1702.
i° P. S., comme prince d'Orange, contresignée par Constantin Huygens; La Haye, 16 octobre 1688, 1 p.
in-fol. (Coll. Dubninfaut.) — P.
Il autorise Hiob de Wildt, secrétaire de l'amirauté à Amsterdam, à faire embarquer la milice, infanterie et cavalerie, qui se trouve dans les villes de Garderwijck, Nijkercke, etc.
2° P. S.; Kensington, 9 avril 1701, 1/2 p. in-fol., superbe cachet armorié. (Coll. Dubninfaut.)
Commission, en hollandais, de John Finlay comme capitaine lieutenant de la nouvelle compagnie d'infanterie écossaise.
(Guillaume continuait à régner sur les Pays- Bas et les actes concernant ce pays étaient en hollandais. — Les deux pièces le montrant comme prince d'Orange et comme roi d'Angleterre, il m'a paru intéressant de reproduire les deux signatures.)
* 67 -s- ANNE, n. à Twickenham, 6 février 1664, fille de Jacques II, reine d'Angleterre (4 mai 1702), m. 20 juillet 1 7 14.
L. S. en tête à John Howe; Saint-James, 17 mars 1708, 1 p. in-fol. — P.
Ordre de payer 2765 livres sterling, 6 shellings et 8 pence à John, duc d'Argyll.
4-68* GUILLAUME IV, n. à Windsor, 21 août 1765, troisième fils de Georges III, roi d'Angleterre (26 juin i83o), successeur de son frère Georges IV, m. 20 juin 1837.
L. S., avec la souscription autographe, au roi Louis-Philippe; Brighton, 16 décembre 1 833, 1 p. in-4, cachets et soies. — P.
Superbe lettre où il lui annonce que la femme de son frère le duc de Cambridge a accouche' d'une fille à Hanovre le 27 novembre dernier, à dix heures du matin. L'affection que Louis-Philippe lui porte ainsi qu'à sa royale maison lui fait espérer qu'il s'associera à la joie que cette naissance lui a causée. — (Adolphe-Frédéric, duc de Cambridge, n. 1774, septième fils de Georges III, était, depuis 1S16, gouverneur général du Hanovre. Il avait épousé, en 1818, la princesse Augusta deHesse- Cassel. Il mourut en i85o.)
CHEFS DE GOUVERNEMENT
* 69 * VICTORIA, n. à Londres, 24 mai 18 ig, reine d'Angleterre (20 juin 1837), en remplacement de Guillaume IV.
L. A. S., en français, à la princesse Clémentine d'Orléans (fille de Louis-Philippe); château de Windsor, 19 juin 1840, 2 p. 1/2 in-8, papier à son chiffre, enveloppe et cachet. (Coll. von der Tann.) — P.
Très jolie lettre de remerciements d'une lettre de condoléances que lui avait écrite la princesse. « Je suis bien touchée de l'aimable intérêt que vous avez pris, Madame, à cet événement qui aurait pu avoir d'aussi graves suites. » — (Le 10 juin 1840 un jeune homme avait tiré deux coups de pistolet sur la reine Victoria, qui se promenait en calèche découverte à Constitution-Hill.)
-> 70 <- GALLES (Albert-Edward, prince de), vembre 1 841 .
L. A. S., en allemand, à la princesse Louise de Hesse; Berlin, 20 février 1878, 2 p. in-18, enveloppe et cachet. — P.
Jolie lettre où il annonce sa prochaine arrivée à Francfort avec son frère Arthur (troisième fils de la reine Victoria, né le i mai i85o.)
fils aîné de la précédente, n. 9 no-
PAPES
4-71 ■+ LÉON X (Giovanni di Medici), n. à Florence, 11 décembre 1475, pape (i 1 mars 1 5 r 3) en remplacement de Jules II, m. à Rome, 1 décembre 1 5 2 1 .
L. A. S., comme cardinal (dignité qu'il avait obtenue, en 1489, à l'âge de quatorze ans), à son frère Pierre de Médicis (fils et successeur de Laurent le Magnifique, mort dans un naufrage en vue de Gaëte en i5o3), à Florence; Rome, i5 avril 1492, 1 p. in-fol., traces de cachet. (Coll. B.Fil!on.)—P.
Précieuse lettre historique sur la mort de son père, Laurent le Magnifique (décédé le 8 avril). Elle est écrite, partie en latin, partie en italien. Il mande que le matin même il a été reconnu « legatus totius patrimonii. » 11 faut rendre grâces à Dieu. « Bono animo esto : exporge frontem , explica animum, nam si Deus pro nobis, quis contra nos? Deo duce, omnia speranda, omnia promittenda. Cantemus Domini misericordias ; ab ipso enim salutare nostrum. Jactemus in illum cogitatus nostros ; eo sydere sevimus, eo et metemus. Pone igitur lachrimas, fletus, lamentaque pone; placemus potius Deo: si quam hinc notam traxit bonus parens paternos mânes. Hoc petit non lachrimas, non muliebres ejulatus : jamjam satis conclamatus est Laurentius. Deo sacra, preces, hymnos cantemus, qui patrem nostrum in celestem sedem recipiat... » Après avoir ainsi réconforté son frère, il se réjouit de ce que son père est mort chrétiennement et dit qu'il faut vivre et mourir comme lui. Il attend l'arrivée de son frère Julien (qui fut chef de la république de Florence en 1 5 1 2 , reçut, en i5i5, de François I le titre de duc de Nemours et mourut en i 3 16.)
CHEFS DE GOUVERNEMENT
* 72 4- GRÉGOIRE XIII (Ugo Buoncompagni), n. à Bologne, 7 février i5o2, pape (i3 mai 1572) en remplacement de Pie V, réformateur du calendrier, m. à Rome, 10 avril 1 585.
L. S. à Taverna, son trésorier général ; Rome, 3o juin 1579, ^— 1/2 p. in-4. — P. ' <f - '"
Ordre au gouverneur de la province de la Marche de laisser les frères mineurs observantins de la province de Bône emporter 200 sommes de blé, sans payer aucune redevance, vu leur pauvreté.
4- 73 CLÉMENT VIII (Ippolito Aldobrandini), n. à Fano, 1 536, pape (3o janvier 1592) en remplacement d'Innocent IX, qui donna l'absolution à Henri IV, m. 3 mars i6o5.
L. A. S. au roi Henri IV; Rome, 14 juillet i6o3, 1 p. 1/2 in-fol., cachet. (Coll. B. Fillon.) — P.
Importante lettre où Clément VIII mande qu'il a conféré avec l'ambassadeur du roi et se plaint des dissentiments qui se sont élevés entre eux. Il assure Henri IV de son affection et le conjure de ne pas protéger l'hérésie. — (Henri IV conclut, le 3o juillet, un traité avec le roi d'Angleterre Jacques I pour protéger contre l'Espagne les Provinces-Unies, mais par contre il rétablit les Jésuites en France au mois de septembre.)
* 74 BENOIT XIV (Prospero Lambertini), n. à Bologne, 3i mars 1675, pape (17 août 1740) en remplacement de Clément XII, célèbre par sa tolérance, m. 3 mai 1758. C'est à lui que Voltaire dédia sa tragédie de Mahomet.
L. S., avec la souscription autographe, au primicier et aux chanoines de San Petronio, à Bologne, Ancône, 27 décembre 1730, 1/2 p. in-4. — P-
Remerciements des félicitations qu'ils lui ont adressées à l'occasion des fêtes de Noël.
•k 75 s- CLÉMENT XIV (Gian-Vincenzo-Antonio Ganganelli), n. à San-Arcangelo, 3i octobre 1705, pape (19 mai 1769) en remplacement de ClémentXIII, qui abolit l'ordre des Jésuites (27 juillet 1773), m. 22 septembre 1774. Il appartenait à l'ordre desCordelierset fut un des plus
grands pontifes de l'Église.
L. S., avec la souscription autographe, à Gasparo Santa- Croce, àRavenne; Rome, 24 décembre 1766, 1 \ï p. in-4. — P-
Remerciements des félicitations qu'il lui a adressées à l'occasion des fêtes de Noël.
76 -f PIE VII (Gregorio-Barnaba-Luigi Chiaramonti), n. à Cesena, 14 août 1742, pape (14 mars 1800) en remplacement de Pie VI, détrôné par Napoléon I, m. à Rome, 20 août 1823.
L. S., avec la souscription autographe, au roi Louis XVI; Rome, i5 février 1785, 1 p. in-fol. enveloppe et cachet. (Coll. B. Fillon.) — P.
Superbe lettre où il lui fait part de sa promotion au cardinalat. « Ail' augusto trono di vostra Maestà Cristianissima mi do l'ait' onore di umiliare l'ossequioso rincontro délia mia promozione alla sagra porpore. L'atto spéciale di clemenza usatomi dal Santo Padre serva in quest' incontro di benigno impulso alla Maestà vostra a riguardarne l'uffizio con eguale clemenza e magnanima degnazione... »
CHEFS DE GOUVERNEMENT
* 77 * PIE IX (Gian-Maria de MastAï-F erretti), n. à Sinigaglia, i3 mai 1792, cardinal (1840), pape (16 juin 184(5) en remplacement de Grégoire XVI, m. à Rome, 7 février 1878.
P. S., avec la date et une ligne autographes; Gaëte, i3 février 1849, i p. in-4. — P.
Approbation sur une requête. — (Pie IX était alors exilé de Rome, ou la république avait été proclamée le 6 février 1849. Il n'}' rentra que le 4 avril i85o.)
■f 78 -s- LÉON XIII (Gioacchino-Vincenzo Pecci), n. à Garpineto, 2 mars 18 10, cardinal (19 décembre i85o), pape (20 février 1878) en remplacement de Pie IX.
L. S., avec la souscription autographe, à un cardinal; Pérouse (dont il était évèque depuis 1846), 25 novembre 1867, 1 p. in-4. — P.
Lettre de compliments à l'occasion des, fêtes de Noël. Aux pieds de Jésus il faut implorer de lui la paix de l'Eglise si troublée. « Ai piedi di Gesù nelle imminenti solennità noi ci troveremo raccolti perimplorare la pace alla Chiesa tonto combattuta e travagliata, e al sommo Pastorel'assiduo concorso di quella Provvidenza, che lascia intervenire i più terribili cimenti per rendere più splendidi e più fruttuosi i trionfi. »