‹ Lettres autographes composant la collection de M. Alfred BovetChapitre 195 sur 312 · LETTRE DE ULRICH ZWINGLI · texte numérisé non relu

LETTRE DE ULRICH ZWINGLI

FRAGMENT

Numéro 1232.

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-> 1234 <- BULLINGER (Heinrich), illustre réformateur, disciple et successeur d'Ulrich Zwingli, n. à Bremgarten, 18 juillet 1 504, m. à Zurich, 17 octobre

L. A. S. aux très pieux, très prévoyants et sages messieurs les Maires et conseil de la ville de Berne; Zurich, 14 décembre 1 5 3 1 , 1 p. in-fol., cachet. (Coll. B. Fillon.)— P.

Magnifique et précieuse lettre. 11 commence par remercier Dieu de les avoir conservés dans la science de sa parole et il prie de tout son cœur qu'il veuille bien les y fortifier. Il gardera une reconnaissance éternelle de ce qu'ils ont bien voulu le demander, lui indigne et sans mérite, pour être leur prédicateur. Mais Messieurs de Zurich l'ont accepté et il est lié avec eux depuis quelques années. MM. de Berne ont leurs prédicateurs; il les prie donc de né pas lui en vouloir à lui Bernois; car il continuera de leur être utile et fidèle autant qu'il le pourra.

4 1235 •+ VIRET (Pierre), illustre réformateur et écrivain, ami et émule de Calvin et de Guillaume Farel, ri. à Orbe (pays de Vaud), i5i i, m. à Orthez, avril 1 5y i .

L. S., avec la souscription autographe, signée avissi par Christophe Fabri (réformateur, collaborateur de Farel, auquel il succéda comme pasteur à Neuchâtel, n. à Vienne en Dauphiné, m. i 588), Jacques Rens, Jacques Langloys, Jacques Aubert, David Chaillet (pasteur à Colombier et à Neuchâtel, m. i5pi) et La Roche, aux magnifiques seigneurs les advoyes et conseil de Berne ; Lyon, 18 novembre i 564. 1 p. 1/2 in-fol., trace de cachet. Légères taches d'huile. Très rare.

Pièce historique adressée par les ministres de l'église réformée de Lyon aux membres du conseil de Berne touchant le projet d'alliance entre eux et le Roi (Charles IX). Cette alliance les touche grandement à cause de la religion. « Toutefois ne nous voulans en rien ingérer ès affaires publiques et qui ne sont proprement de nostre charge et vocation, nous nous sommes gardez jusques à présent d'en escrire rien ny à voz seigneuries ny mesmes à Messieurs voz ministres, noz bons frères et compaignons en l'œuvre du saint ministère de l'Evangile, ce qu'avons aussi faict en partie, craignans de bailler occasion à quelques-uns de penser que nous fissions quelques praticques et menées ; comme on nous en a souvent soupsonnez à tort et sans cause. Mais considérans nostre désir estre en cecy conforme au bon vouloir de nostre Roy et prévoyans combien une telle alliance seroit profitable pour toutes les Eglises réformées tant de vostre pays que de ce royaume ; et d'autre part voyans que l'affaire se trouve plus long à conclurre que nous n'avions espéré, nous avons à la fin prins la hardiesse d'en escrire ces présentes à voz Excellences et pareillement aux magnifiques seigneurs de Zurich, Basle et Schaffuse, voz alliez, et d'autres aussi de mesme substance à nosdits frères voz ministres, pour vous supplier très humblement que s'il est possible ceste alliance se puisse accorder, dont nous espérons que l'asseurance de toutes les églises de par deçà et par conséquence le plein règne de vérité s'ensuivra...» Ils les prient d'excuser leur démarche en faveur du zèle « que nous avons à la gloire de Dieu et avancement de l'Évangile par tout le monde et à la paix publique de tout ce royaume, n — (Viret était depuis l'année précédente pasteur de l'église réformée de Lyon; il en fut chassé peu après, en vertu de l'ordonnance de Charles IX qui interdisait aux ministres étrangers d'exercer leurs fonctions en France.)

4 4 Hây '

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