SAXE ET SAXE WEIM AR
4 11 3 -s- FRÉDÉRIC III, n. à Torgau, 17 janvier 1463, électeur de Saxe (26 août i486), dit le Sage, fondateur de l'université de Wittenberg, protecteur de Luther, m. 5 mai i525.
L. S. ; Cobourg, samedi après la conception de la Vierge (12 décembre) i5o6, 1 p. in-fol., trace de cachet. Rare.
Patente de chambellan en faveur de Degenhardt Pfefiinger. — (Frédéric III fonda l'université de Wittenberg en i5o2 et il y admit parmi les professeurs le moine augustin Martin Luther, qui ne tarda pas à se faire remarquer par ses critiques acerbes contre la papauté et par la hardiesse de ses opinions religieuses. L'illustre réformateur, violemment attaqué par les théologiens et menacé par le Saint-Siège, trouva toujours dans l'électeur Frédéric III un protecteur inébranlable.)
■^ 114-5- CHARLES AUGUSTE, n. 3 septembre 1 757, duc de Saxe-Weimar (28 mai 1758), protecteur de Schiller et de Gœthe, m. à Graditz, près de Torgau, 1828.
L. A. S., en français (au roi Charles X); Weimar, 18 mars 1820, 1 p. in-4, papier de deuil. Superbe lettre de condoléances sur l'assassinat du duc de Berri. — (Ce prince avait été assassiné le 14 février précédent.)
^ AUTRICHE
1.1 5 s- FRANÇOIS I, n. à Florence, 12 février 1768, empereur d'Allemagne
( 1 mars 1702) et d'Autriche (1 1 août 1804), beau-père de Napoléon I, m. 2 mars 1 8 3 5 .
L. A. S. (à son frère l'archiduc Charles); Hetzendorf, 20 juillet 1797, 4 p. in-4. ' — ' P-
Pièce historique où il parle des projets de Bonaparte, qui désire la paix. II faut savoir si le Directoire, de son côté, est du même avis, et quelles sont les intentions de Bonaparte au sujet des Pays-Bas et de la Suisse. Dans cette incertitude , il ne peut rien conseiller à son frère, qui devra se conduire selon les circonstances — (Les préliminaires de la paix, avec l'Autriche avaient été signés à Leoben, le i5 avril 1797, mais le traité de Campo-Formio ne fut conclu que le 17 octobre.)
f 1 16 ^ FRANÇOIS JOSEPH I, n. 18 août i83o, empereur d'Autriche (2 décembre 1848) en remplacement de son oncle Ferdinand I.
L. S., en latin, avec la souscription autographe, à une princesse; Vienne, 10 novembre 1 856, 3/4 de p. in-fol.
Il lui annonce que le mariage de son frère l'archiduc Charles- Louis avec la princesse Marguerite, fille du roi de Saxe a été célébréàDresdele4 vembre.— (Cette cesse mourut en
46 CHEFS DE GOUVERNEMENT S. I
SUEDE
■s- 117 -5- GUSTAVE ADOLPHE II, n. à Stockholm, 9 décembre i5g4, roi de Suède (8 novembre 161 1), dit le Grand, fils et successeur de Charles IX, allié de Louis XIII , un des plus illustres guerriers de son temps, tué à Lutzen(Saxe), le 6 novembre i632.
L. S. à un évêque; Stockholm, 7 juin 16 1 5, 1/2 p. in-fol., sceau.
Belle lettre de recommandation en faveur de deux veuves.
4- 118 *• CHRISTINE, n. 9 décembre 1626, reine de Suède (6 novembre i632), fille du précédent, m. à Rome, 19 avril 1689. Elle avait abdiqué le 6 juin 1654.
L. A. S., en français (à la veuve, de Saumaise); (septembre ou octobre 1 658), 4 p. pl. in-4. — P. de Nanteuil d'après Bourdon.
Précieuse lettre sur la mort de l'illustre érudit Claude Saumaise (qui avait séjourné une année auprès de Christine de Suède en 16:0 et qui était décédé à Spa le 6 septembre 1 658.) Elle commence ainsi : « Si la mort du grand Saumaise est aujourd'huy le sujet des desplaisirs de tout ce qu'il y a de gens raisonables au monde et que de touttes parts on vous en console, jugés quel doit estre mon resentiment dans cette perte irréparable. Vous savés quelle estoit l'estime dont j'honorès son mérite et vous estes tesmoing que j'avois pour luy des sentiments de tendresse ausi véritables que je les aurois peu avoir pour un père. J'estois sur le point de luy en renouveller les protestations lors que la funeste nouvelle de sa mort me fist tomber la plume de la main et me laissa sans autre pensée que celle de regretter la perte d'une personne qui m'estoit si chère... » Elle est inconsolable de ne pas avoir pu faire savoir à Saumaise qu'elle était incapable de changement à son égard. « Vostre douleur est juste et vous devés emploier le reste de vos jours à pleurer cette perte et le crime d'homicide que vous avés commis sur ses escrits. Este-vous si ennemie de vostre propre gloire et de la mémoire du défunct que vous aiés ozé profaner vos mains par un semblable sacrilège. Vostre obéisance est cruelle et je ne vous pardonneray jamais d'avoir fait mourir pour la seconde fois celluy de tous les hommes qui méritoit le mieux d'estre immortel. Pardonnés, je vous prie, à ce transport. L'indignation m'emporte et je ne puis m'empêcher de vous reprocher cette perte inestimable que je voudrois pouvoir rachetter par un trésor... »
4-119-4- CHARLES XII, n. à Stockholm, 27 juin 1682, roi de Suède (1697), rival de Pierre le Grand, tué à Frédérikshall le 3o novembre 17 18. Voltaire a écrit sa vie.
S. I CHEFS DE GOUVERNEMENT
L. S. à Palmquift, résident auprès des armées coalisées; Christianstad, 1 3 septembre 1700,2 p. 1/4 in-4. — P. de B. Picart.
Intéressante lettre. Le gouvernement des Deux-Ponts lui ayant fait savoir que, par suite d'une procédure irrégulière, le comte Palatin Christian de Birkenfeld a été dépouillé de sa succession, Charles XII ordonne à Palmquift de faire rétablir le comte dans la situation qu'il occupait à la mort du comte Palatin Léopold-Louis, et ce en vertu des articles 20 et 46 du traité de Ryswyk (conclu, le 20 septembre 1697, entre la France et l'Empereur d'Allemagne).
^ 120-5- GUSTAVE III, n. à Stockholm, 24 janvier 1746, roi de Suède (i3 février 1771), m. à Stockholm le 29 mars 1792 des suites d'un attentat commis sur sa personne le 16 du même mois.
L. A. S., en français (à Louis XV); Chantilly, 26 mars 1771, 3/4 de p. in-4, papier de deuil. — P.
Pièce historique où il lui annonce son départ de France (où il était arrivé au mois de janvier) nécessité par la nouvelle de la mort de son père (le roi Adolphe-Frédéric II, décédé presque subitement le i3 février). En voici le texte : <> Monsieur mon frère et cousin, je ne quitterai point les Etats de Votre Majesté sans lui témoigner encore une fois ma vive reconnoissance pour toutes les marques qu'elle m'a donnée d'une amitié dont aucun souverain ne connoit le prix mieux que moi. Si le bon Dieu me permet de rentrer sans aucun fâcheux accident parmi les miens, je memployerai sans rêlâche à affermir des liaisons que mes sentimens personelles vont rendre désormais indisolubles. Je me plairai surtout à cultiver la correspondance directe que V. M. m'a permis d'entretenir avec Elle et qui me fournira plus d'une occasion de lui rapellerle tendre attachement avec lequel je serai toujours, Monsieur mon frère et cousin,
« De votre Majesté le bon frère et cousin « Gustave. »
(Gustave III débarqua à Carlscroon le 18 mai suivant et fit, le 3o, son entrée à Stockholm.)
* 121 -* CHARLES JEAN XIV (Jean-Baptiste-Jules Bernadotte), n. cà Pau, 26 janvier 1764, général républicain et maréchal de l'Empire, adopté par le roi de Suède Charles XIII, le 5 novembre 1 810, roi le 5 juillet 1818, m. à Stockholm, 8 mai 1844.
L. S., en français (au roi Louis XVIII); Stockholm, 2 février 1819, 5 p. 3/4 in-4, papier de deuil. — P.
Lettre fort intéressante où il se plaint des agissements du prince Chrétien de Danemarck à son égard et des difficultés qu'il a éprouvées à faire exécuter le traité de Kiel, qui réunissait la Norwège à la Suède. Il parle également du traité de Vienne. « Il fut un temps, Sire, où, menacée de toutes parts, la Suède oublia et ses malheurs et les dangers de sa position, pour se vouer, une des premières, à la défense de l'indépendance des nations. Elle dut réclamer alors une indemnité pour ses pertes récentes et offrir à des esprits abattus un but permanent et national pour leurs sacrifices. Si elle a atteint ce but, elle a au moins eu la satisfaction de voir que ses alliés ont aussi atteint le leur. L'élan universel triompha de la longue oppression sous laquelle avait gémi l'Europe, et dans cette masse de résultats, la Suède peut avec orgueil revendiquer sa part... »
4- 122 -s- DÉSIRÉE CLARY, n. à Marseille, 8 novembre 1781, femme du précédent (16 août 1798), m. au château de Stockholm, 17 décembre 1860.
L. A. S. , en français, au marquis de Dalmatie (fils unique du maréchal Soult, ministre plénipotentiaire à Stockholm en i83 1) ; 22 octobre 1 833, 4 p. pl. in-4. Rare.
Très jolie et amicale lettre où elle lui donne des nouvelles de la cour et lui exprime ses regrets qu'il ait quitté Stockholm (pour aller à La Haye). Le roi (Bernadotte) a été indisposé, toujours pour ne pas vouloir sortir, mais il est remis et a repris le cours de ses travaux. « Je me réjouis de voir la France dans le plus grand apogée de sa grandeur et de son repos. J'espère qu'elle continuera d'être aussi heureuse que je ne cesserai de le souhaiter... »
RUSSIE
4 i2'3 v PIERRE I, n. à Moscou, t> juin 1672, empereur de Russie (3 1682), dit le Grand, réformateur de son pays, m. à Saint-Pétersbourg, S février
L. S. au feld-maréchal prince Mentchikorï (un de ses meilleurs lieutenants) ; Saint-Pétersbourg, 28 avril 1718, 1 p. in-4. — P. d'Odieuvre.
Précieux document historique dont voici la traduction : « Il y a lieu de rédiger les règlements des tactiques militaires suivant les dispositions des statuts suédois, et si quelques autres articles du règlement suédois ne sont pas applicables dans la situation de l'Empire, il y aura lieu de les exposer d'après vos propres idées, en me présentant chaque fois un rapport pour me demander mon approbation et décider si ces articles doivent rester tels que vous me les aurez présentés. » — (On voit que Pierre-le-Grand savait empruntera ses ennemis les Suédois ce qui lui paraissait utile pour l'organisation de son armée.)
juillet
S'intéressant au bienentretenir un envoyé des cercles de Franconie, de Souabe, du Haut et du Bas-Rhin, et elle accrédite en son chambellan le comte Nicolas de Romanzoff.
mai 17214, impératrice de Russie (q
de Russie
-> 124* CATHERINE II, n. à Stettin, 2 juillet 1762), dite la Grande, m. 17 novembre
L. S., en français, à l'archiduc Maximilien d'Autriche; Saint-Pétersbourg, 2 décembre 1781, 2 p. in-4. — P-
Très belle lettre ou elle se flatte d'avoir garanti, par la paix de Teschen, la tranquillité de l'Europe, être du corps germanique, elle veut extraordinaire auprès de Westphalie cette qualité
-: i25 PAUL I, n. à Saint-Pétersbourg, t octobre 1754, empereur (17 novembre 1796), assassiné à Saint-Pétersbourg le 12 mars 1801.
L. S., en français, à sa tante la princesse douairière d'Anhalt-Zerbst (Frédérique-Auguste-Sophie d'Anhalt-Bernbourg, veuve, depuis 1793, de Frédéric- Auguste, dernier duc d'Anhalt-Zerbst) ; Saint-Pétersbourg, 1 5 décembre 1800, 1 p. in-4, enveloppe et cachet. — P.
Belle lettre de remercîments des compliments qu'elle lui a adressés à l'occasion du renouvellement de l'année. — (La princesse était dame de l'ordre russe de Sainte-Catherine. .
* 126 + ALEXANDRE I, n. 17 décembre 1777, empereur de Russie 1801), fils et successeur du précédent, adversaire de Napoléon I, m. à 1 décembre 182 5.
L. S., en français, avec 3 lignes autographes (au duc de Richelieu); Berlin, 19 octobre 181 5, 2 p. 3/4 in-4. Rognée en tête. — P.
Importante lettre ou il déclare prendre la plus grande part aux embarras qu'il rencontre dans sa pénible carrière. « Je ne puis que vous exhorter à suivre la marche que vous avez adoptée; en y persévérant avec courage vous atteindrez votre but, quelque difficile qu'il soit, de sauver un pays qui fait tout pour se perdre par l'exagération avec laquelle on y applique même de bons principes. » Il emploiera toute son influence pour inspirer aux autres puissances des vues plus modérées à l'égard de la France. — (On sait que le duc de Richelieu, qui avait remplacé Talleyrand, au ministère des Affaires étrangères, depuis le 26 septembre i8i5, exerça une grande influence sur l'empereur Alexandre et obtint, grâce à elle, des conditions plus favorables pour la France, que les Prussiens et les Anglais ■voulaient démembrer.)
( 1 2 mars Taganrog,
ih 127 NICOLAS I, n. au château de Gastchin, près de Saint-Pétersbourg, 7 juillet 1796, empereur de Russie (24 décembre 1825), frère du précédent, m. à Saint-Pétersbourg, 2 mars i855.
L. A. S., en français, au roi Charles X; Saint-Pétersbourg, 27 octobre — 8 novembre 1829, 3 p. in-4, enveloppe. — P.
Superbe lettre de remerciements de ses félicitations sur la paix d'Andrinople, qui répond par ses résultats aux intérêts les plus essentiels de la Russie. « Mais ce qui n'est pas moins satisfesant pour moi, c'est de voir les conditions de cette paix et l'esprit qui les a dictées appréciés par un allié dont la franche et loyale coopération a si puissamment contribué au maintien de la tranquillité générale, au milieu des divergences d'opinion que la crise d'Orient avait fait naître. Sous ce rapport, Votre Majesté a acquis des droits sérieux à la reconnaissance de l'Europe. La mienne, Sire, vous est assurée à jamais et je ne saurais en cemoment vous en donner une preuve plus réelle qu'en rendant hommage à la sagesse et à l'esprit de conciliation qui ont présidé aux nouvelles propositions que votre Majesté vient de faire adresser à la conférence de Londres (touchant la question grecque)... ■>
*- 128 -e- NICOLAS I, empereur de Russie.
P. S., sig. aussi par sa femme l'impératrice Alexandra (fille du roi de Prusse Frédéric-Guillaume III, n. 1798, mariée en 1 8 1 7, m. 1 860), son fils le grand-duc Alexandre (depuis Alexandre II), sa belle-fille Marie (fille du grand-duc de Hesse, Louis II, n. le 8 août 1824, mariée le 28 avril 1841, m. à Saint-Pétersbourg le 3 juin 1880) et les grandes-duchesses Olga (fille de Nicolas I, n. 1822, mariée, en 1846, au prince Charles de Wurtemberg) et Alexandra; 12-24 mai 1842, 3/4 de p. in-8. (Coll. von der Tann.)
Très curieuse pièce, écrite sur du papier avec en-tête représentant le palais d'hiver de Saint-Pétersbourg.
* 129 * ALEXANDRE II, n. 29 avril 1818, empereur de Russie (2 mars 1 855), fils et successeur du précédent, qui décréta l'abolition des serfs (19 février 1861), assassiné à Saint-Pétersbourg le 1 3 mars 1 88 1 .
L. S., contresignée par le prince Gortschakoff (le célèbre chancelier de l'empire russe), à la duchesse régente de Parme et de Plaisance (Louise de Bourbon, sœur du comte de Chambord); Tsarkoe Selo, 12 novembre 1 856, 1 p. 1/2 in-fol. — P.
Belle lettre écrite pour notifier la naissance d'un fils de la grande-duchesse Alexandra-Pétrovna. épouse de son frère le grand - duc Ni colas Nicolaewitch .
— (Le grand - duc Nicolas naquit le 8 août i83i ; il avait épousé, le 6 février i856, Alexandra, qui était fille de Pierre, prince d'Oldenbourg.
C'est lui qui commanda en chef l'armée du Danube, en 1877, au début de la guerre turque. Son fils aîné, le grand-duc Nicolas, est chef du régiment de la garde de Lithuanie.)
CHEFS DE GOUVERNEMENT
POLOGNE
*■ i3o* MARIE LOUISE DE GONZAGUE, n. 161.2, fille du duc de Nevers Charles de Gonzague, reine de Pologne, femme du roi Ladislas (1645), puis de Jean- Casimir (1648), m. 1667. Elle avait été l'amante de Cinq-Mars, qu'elle poussa à renverser Richelieu.
L. A. S., en italien, au duc d'Amalfi (Piccolomini) ; Varsovie, 12 mars 1649, 1/2 p. in-fol., cachet.
Très jolie lettre où elle Je remercie des assurances d'amitié qu'il lui a données dans sa dernière lettre.
1 3 1 •+ JEAN SOBIESKI, n. à Olesko (Galicie), 2 juin 1624, un des plus illustres guerriers de son temps, élu roi de Pologne parla diète après le mort de Michel Koribut (21 mai 1674), qui délivra Vienne assiégée par lesTurcs ( 1 3 septembre 1 683), m. à Willanow, près de Varsovie, 17 juin 1696.
L. S., en latin, avec la souscription autographe, à Charles, landgrave de Hesse-Cassel ; Schetzin , 11 novembre 1 683, 1 p.
1/2 in-fol. , superbe cachet. La moitié du papier blanc du second feuilleta été enlevée. — P.
Importante pièce historique écrite deux mois après la délivrance de Vienne. Il mande qu'avant de se retirer dans ses quartiers d'hiver, il a réussi à s'emparer d'une cité, nommée Schetzin, qui était occupée par les Turcs.
Il a ordonné de fortifier solidement cette ville, afin d'en faire un poste avancé contre les infidèles du côté d'Agria et de Bude. Il se hâte de lui faire part de cette nouvelle afin qu'il puisse rendre grâces à Dieu des victoires remportées en si peu de temps si heureusement contre les ennemis de la Chrétienté.
52 CHEFS DE GOUVERNEMENT S. i
* i32 + AUGUSTE II, n. à Dresde, 12 mai 1670, électeur de Saxe, roi de Pologne
(27 juin 1697), adversaire malheureux de Charles XII, m. à Varsovie, 1 février 1733.
L. A. S. au président Heimen(Hoym); Tarnowitz, i3 juillet 1697, 4p. 1/2 in-4,cachet aux armes. Rare.
Superbe lettre historique, relative à son élection au trône de Pologne. Voici la traduction du passage le plus important : « Je fais savoir au Président de chambre que j'ai un besoin urgent de 200,000 (thaler), dont une partie pour terminer l'équipement de ma suite pour mon couronnement, le reste pour solder les dettes que ma suite a dû faire en Hongrie, et sans 60,000, il me serait impossible de me mettre en route. Il faut absolument que j'aie de quoi compléter les dépenses pour mon couronnement, .le suis ici les mains absolument vides, et si l'on ne m'envoie une grosse somme d'argent, je ne saurai que faire; il y va de mon honneur, de ma réputation et de ma vie. L'argent lianovrien que j'avais a été employé en entier pour acheter les voix. Outre les 200,000 mentionnés plus haut il m'en faudrait encore 400,000; qu'on donne en gage tout ce qu'il faudra; ne négligez rien, hypothéquez tout, même à moitié prix, afin que je ne reste pas accroché ici ; — mettez-vous à ma place et voyez quel déshonneur et quelle honte ce serait pour moi....! » — (Auguste avait brigué la couronne de Pologne après la mort de Jean Sobieski, mais, pour acheter les suffrages de la noblesse polonaise, il avait été obligé de se procurer de l'argent en donnant en gage une partie de la Saxe. Grâce à ces intrigues, il avait été élu roi le 27 juin 1697.)
•3- 1 33 ORANGE (Guillaume de Nassau, prince d'), n. à Dillembourg, 25 avril 1 533, libérateur des Pays-Bas, dit le Taciturne, assassiné à Delft le 10 juillet 1584.
L. S., en français, avec la souscription autographe, à Roland de Potters, pensionnaire des prélats et nobles de Zélande ; Bruxelles, 7 mai 1564, 1/2 p.
in-fol., cachet. — P. de Valck d'après van der Werft.
Il lui accuse réception de sa lettre l'averti généraux de Zéland aura lieu le 16 mai. « . député pour y estre présent et en pourre se teurs, m'advertissant de Testât dudit pay vous sçays bon gré des advertissemens conl y continuer à souvent m'advertir des occur
* 134 * CHARLOTTE DE BOURBON, n. 1547, fille de Louis II, duc de Montpensier, troisième femme du précédent (12 juin 1574), m. à Anvers, 6 mai i582. Elle avait été abbesse de Jouarre et avait abjuré la religion catholique en 1572.
L. A. S. au Roi (Henri III); Anvers, 24 avril 1578, 1/2 p. in-fol., trace de cachet. Très rare.
Superbe lettre. « Je ne sçaurois recevoir un plus grand heur que lors que je me puis appercevoir que vostre Majesté me fait cest honneur d'avoir souvenance de moi, ainsi que j'ai veu tant par les lettres qu'il lui a pieu m'escrire, comme par ce que m'en a fait entendre le sieur du Revest, lequel j'avoi espérance que m'apporteroit l'assignation de la pension qu'il a pieu à vostre Majesté m'accorder, mais à ce qu'il m'a dit il a esté encore remis pour le temps de deux mois, qui me fait supplier très humblement vostre Majesté qu'à son retour vers icelle il en puisse obtenir une expédition, sans estre plus remis en longueur... »
CHEFS DE GOUVERNEMENT