L. A. S. à M. de Beauchesne; (Paris), / U
26 février (1 836), 1 p. in-4. Rare. /j^/ * k W *^
Belle lettre où il exprime ses regrets de n'avoir * • - " ,
pu voir M. de Cailleux, auquel il voulait transmettre une réclamation de M. de Beauchesne.
* 1 582 ■+ BALTARD (Victor), architecte, le constructeur des Halles centrales de Paris et de l'église Saint-Augustin, membre de l'Institut ( 1 863), n. à Paris, 19 juin i8o5, m. dans la même ville, i3 janvier 1874. y? s*
L. A. S. à Elwart (le compositeur de musique, n. .«r^ — ?é^J2j/ 1808, m. 1877); (Paris), 2 septembre 1839, 1 p. in-8.
Jolie lettre dans laquelle Baltard s'excuse de ne pouvoir aller diner avec ses camarades. « Quant à Simart (le sculpteur), il est encore dans les ovations et jubilations de la Champagne chez ses parens. » — (Simart était né à Troyes en 1806.)
•f- 1 583 i: JADIN (Louis-Godefroy), peintre de genre, qui excelle dans les sujets de chasse et de nature morte, n. à Paris, 3o juin i8o5, m. dans la même ville, 1 883 .
L. A. S. à Gilbert Duprez (le célèbre chanteur), à Naples ; Rome, 12 janvier 1 836, 3 p. i/4in-8. — P.
Très jolie lettre où il lui raconte l'arrestation dont Alexandre Dumas a été victime. « Le Saint-Père, qui avait très bien reçu Dumas, a jugé convenable de le faire arrêter à Foligno (se dirigeant sur Bologne avec passeport en règle) et de le faire conduire par des dragons jusqu'à Pérouse, frontière de Toscane. Puis le cardinal Bernetti a fait dire que c'était par erreur et qu'il pouvait revenir dans les Etats Romains, qu'il y serait très bien reçu. On avait oublié de rayer son nom d'une ancienne liste de proscription à laquelle on avait renoncé. »
* i584 ^ DEVÉRIA (Eugène-François-Marie-Joseph), frère d'Achille, peintre d'histoire, élève de Girodet, auteur de la Naissance de Henri IV et du plafond du Louvre représentant le Puget, n. à Paris, i8o5, m. dans la même ville, 5 février i865.
L. A. S. à Mélanie Waldor; Paris, 5 septembre i852, 5 p. 3/4 in-8, enveloppe. Superbe pièce.
Épitre des plus curieuses dans laquelle il lui explique les taisons d'une visite qu'il lui a faite. Appartenant à la religion réformée, il avait été de'pêché vers elle pour lui apporter des consolations que le catholicisme semblait impuissant à lui donner. Il a vu qu'on l'avait trompé et que sa mission était inutile. Il cite plusieurs passages de la Bible et explique comment il pratique le christianisme, tout en étant républicain. « Quant à mon ré-
publicanisme, il se borne à préférer la forme républicaine aux royautés, f *
sans jamais faire un effort ni même un vœu pour la chute des rois, et JT * j
permet volontiers à mon christianisme la prière pour ceux que le Seigneur £~^i^<i£^£- — —^£^1' — élève en puissance au milieu d'eux, alors même que je pourrais ne pas approuver touts les actes de leur pouvoir légitime ou arbitraire... »
■5- 1 585 JOUFFROY (François), habile sculpteur, auteur de la charmante statue de l'Ingénuité et d'un des groupes de l'Opéra, membre de l'Institut (1857), n. à Dijon, 1 février 1806, m. à Paris, 25 juin 1882.
L. A. S. à M. Perrot, chef de bureau au palais du quai d'Orsay ; . sf/fJ^j- -^^Z^.
( 1 845), 1 p. in-8. — P. photographié avec signature autographe.
Très jolie lettre dans laquelle il lui mande qu'il vient de faire les esquisses de deux statues, le Printemps et l'Automne, pour les salles d'horticulture de la Chambre des Pairs. Il le prie de faire comprendre à M. Cavé « que ce sont les sujets qui sont le plus en rapport avec mon talent. »
594 PEINTRES ET: SCULPTEURS S. vin
1 586 BOULANGER (Louis), peintre d'histoire et de genre, ardent disciple de l'école romantique, ami intime de Victor Hugo, dont il illustra les Œuvres, n. à Verceil (Piémont), de parents français, 11 mars 1806, m. à Dijon, 5 mars 1867.
i° Dessin à la plume, signé, représentant une femme assise sur un rocher; 1841, 1 p. in-4. — P.
S. vin GRAVEURS ET ARCHITECTES 5g5
2° L. A. S. à une dame; Ludwisburg, par Eckernforde (Danemark), 2 3 septembre 184g, 4 p. in-4, vignette. Superbe pièce, une des plus belles connues de Louis Boulanger. — P. photographié.
Très belle lettre écrite sur un papier portant une grande vignette représentant la destruction du vaisseau de ligne Christian VIII et la prise de la frégate Gefion dans le port d'Eckernforde le 5 avril 184g. Louis Boulanger raconte son départ pour le Danemark, où il est venu faire le portrait de M. d'Ahlefeld, ancien secrétaire de la légation danoise à Paris. Il a passé par Aix-la-Chapelle et par Cologne, ou il est allé saluer la maison où naquit Rubens. Il a été charmé d'Hambourg. Il décrit le château où il habite sur les bords de la Baltique, qui est une mer bien triste et semble plutôt un grand lac. Il narre sa visite à la petite ville de Schleswig, capitale du duché. « La ville est au fond d'une baie profonde et les campagnes qui l'avoisinent sont charmantes. C'est ce que j'ai vu de mieux dans le pays, qui est plat, accidenté à peine par de légères ondulations de terrain et semé de petits groupes d'arbres d'une façon assez monotone. La verdure est, en général, d'un noir triste qui invite peu à la peinture. » Il compte rentrer à Paris vers la fin du mois d'octobre et envoie ses souvenirs à leurs amis communs, les Lacroix (Paul et Jules), Charles Blanc, Jaley (le sculpteur), etc.
4- 1587 -* DIAZ DE LA PENA (Narcisse-Virgile), un de nos maîtres paysagistes les plus estimés, n. à Bordeaux, 20 août 1807, m. à Menton, 19 novembre 1876. Ses tableaux, dont les effets de lumière rehaussent encore l'originalité, nous montrent de délicieux paysages, agréablement parsemés de nymphes, d'odalisques et d'amours.
i° Lettre écrite et signée en son nom par Alfred Sensier (qui lui servit souvent de secrétaire) au directeur des Beaux-Arts (le comte de Nieuwerkerke); (Paris, 1859), 2 p. 3/4 in-8. — P.
Très intéressante lettre où il sollicite le changement de place des tableaux qu'il a envoyés au Salon, entre autres de la Galathée et de l'Amour et Psyché. « Je ne saurais trop vous faire remarquer combien j'ai été mal placé à ce Salon. Mes tableaux, que je m'efforce de peindre dans les gammes transparentes, doivent manquer leur effet absolument lorsqu'ils ont un jour contraire. On ne peut plus y voir qu'une sorte d'épreuve négative à la façon des photographies. Les ignorants n'ont vu que cet effet déplorable, et cette exposition m'a
été très préjudiciable, n Intéressants détails. , T- /y si f
2° L. A. S. à Alfred Sensier; (Paris), A °**~> &
9 novembre 1 87 1 , 1 p. in-8, papier à son chiffre, enveloppe. Jolie pièce.
Jolie lettre où il lui annonce qu'il est de retour *
à Paris, mais qu'il est retenu chez lui par une ^J.-^t^-yx^-^ t/f <2-^<^v i/2 Zst^t^*- /ïcsz^/i&tsLt* bronchite. « Je suis très désireux de vous voir, '
mon cher ami. Si vous avez un instant pour ve- ' / ^? â n jf^
nir jusques chez moi, cela me fera grand plaisir. » <A-c ^H«-tii tr-*~
3° L. A. S. au célèbre chanteur Gilbert Duprez; (Paris), 2 1 novembre 1871, 1 p. in- 18, papier à son chiffre.
Jolie lettre intime par laquelle il le charge de ses respects pour madame Duprez et l'assure de sa vieille amitié.
4 1 588 -* DUTILLEUX (Henri-Joseph-Constant), peintre d'histoire, excellent paysagiste, un des premiers et des plus fidèles admirateurs d'Eugène Delacroix, dont il sut deviner le génie, n. à Douai, 5 octobre 1807, m. à Paris, 22 octobre 1 865.
L. A. à Théodore Lâches, à Vesoul; Paris, 20 mars 1828, 3 p. in-4. Superbe et intéressante pièce.
Lettre des plus curieuses où il le met au courant de ses travaux à Paris. Il a copié des tètes de Sigalon et il vient de terminer une esquisse du Marius sur les ruines de Carthage, dont il est assez content. Nouvelles du Salon. « Le Sardanapale de Delacroix est une chose superbe. Quel génie étonnant que ce grand peintre. Vous le voyez se plier à son sujet, l'embrasser, s'en rendre maître. Qu'on cherche des lignes dans ses tableaux; moi je n'y cherche que le génie et je l'y trouve. Cette femme étendue sur le lit, ce n'est point de la couleur, c'est la plus belle femme du monde, elle respire. Quel coloris brillant, et avec cela quelle force, quelle vigueur ! Un petit Milton aveugle, du même. Dieux, que cet homme est bien aveugle, avec quelle attention elle écoute, cette jeune fille qui doit recueillir ses paroles! Petit tableau, que dis-je, petite perle. Et on ne sent pas cela, et on va s'arrêter devant des choses bien froides, bien peignées. Je suis aujourd'hui dans l'admiration de ce génie extraordinaire. Je vais même copier quelques-unes des têtes de son massacre (de Scio). On ne poussera pas plus loin la vigueur du coloris. » — (Constant Dutilleux a eu le grand honneur, 011 le voit, de comprendre un des premiers le génie d'Eugène Delacroix et de devancer le jugement de la postérité sur cet illustre artiste.)
PEINTRES ET- SCULPTEURS
S. vin
1589 -* GLAIZE (Auguste-Barthélémy), peintre d'histoire, d'un esprit très élevé et d'une science profonde, l'auteur du Pilori, de la Pourvoyeuse, du Spectacle de la Folie humaine, des Amours à V encan, n. à Montpellier, i5 décembre 1807.
L. A. S. à son fils Léon (le célèbre peintre); Rosebois (Seine-et-Marne), 3o juin 1884, 2 p. in-8.
Il le prie de lui donner un aperçu plus sérieux du groupe de son concours pour la décoration de la mairie du vingtième arrondissement de Paris. « Je ne doute pas de ta science d'exécution, mais les quelques mots que tu nous en dis ne font qu'exciter mon désir de connaître plus complètement le résultat acquis. Aussi avant le jour ou je pourrai venir te voir, ne pourrais-tu m'en donner un avant-goût en m'envoyant un croquis succinct? » C'est le projet de Léon Glaize qui fut primé.
4- 1590 -* RIESENER (Louis- Antoine-Léon), peintre d'histoire et de portraits, élève de Gros, ami intime d'Eugène Delacroix, n. 21 janvier 1808, m. à Paris, 25 mai 1878.
L. A. S. à un critique d'art; (Paris), 5 juin 1864, 4 p. pl. in-4. Très belle et intéressante pièce.
Superbe lettre ou il disserte sur la pureté dans l'art de peindre. Il cite les dessins de Raphaël, du Poussin et de Rembrandt. « Et maintenant où trouverons-nous le pur? Sera-ce dans les peintures que Raphaël a embellies par la franche exaltation de la vie, ou bien dans ces froides tendances vers un perfectionnement superfin, qui vont émoussant aveuglément toutes les aspérités expressives, dans l'intérêt d'une délicatesse plate et inanimée qui n'est pas dans la nature et que Raphaël ni l'antique n'ont jamais conçue. Mais d'un autre côté, Monsieur, prenons-y garde : si la pureté du talent est la franchise de l'or, il faut, n'en déplaise à des académiciens, ranger Rabelais, Rembrandt et M. Delacroix parmi les plus purs... »
* 1 5 9 1 -e- DAUMIER (Honoré), dessinateur, le roi des caricaturistes français, n. à Marseille, 26 février 1808, m. à Valmondois (Seine-et-Oise), 11 février 1879.
L. A. S. de ses initiales au peintre Philippe-Auguste Jeanron; Paris, prison de Sainte-Pélagie, 8 octobre i832, 3 p. in-4. Légère déchirure. Très rare. — P. photographié avec signature autographe.
Précieux document. Daumier, alors âgé de vingt-quatre ans et emprisonné pour délit politique, raconte plaisamment son séjour à Sainte-Pélagie. « Me voici donc à Pélagie, charmant séjour, où tout le monde ne s'amuse pas. Mais moi je m'y amuse, quand ce ne serait que pour faire de l'opposition. Je te promet que je m'arrangeret assez de la pension Gisquet (le préfet de police), si quelques fois l'idée de mon intérieur, c'est à dire de ma famille, ne venait pas troubler le charme d'une douce solitude!!!!!!! Je travaille quatre fois plus en pension que je ne fesais lorsque j'étais chez mon papa. Je suis accablé et tyranisé par une foule de cytoyens qui me font faire leur portrait. Je suis mortifié, désolé, peiné, vexé même de ce que tu as de raisons qui t'empêche de venir voir ton ami la Gouape, dit Gargantua. Il faut que je sois né pour les soubriquets, car dès mon arrivée ici, comme on se souvenait plutôt- de ma caricature que de mon nom, celui de Gargantua m'est resté... » Philipon lui ayant demandé un paysagiste patriote, Daumier a parlé de Cabat et de H uet,si Cabat n'était pas de retour.
1592 * DAUMIER (Honoré).
i° L. A. S. au peintre Philippe-Auguste Jeanron, 1/2 p. 11 lui donne son opinion sur des dessins qu'il lui a soumis et qui sont, 20 Dessin au crayon gras signé seulement des initiales H. D., 1 p. in-fol. Très intéressante pièce. Ce dessin représente un monsieur qui salue une dame et soulève sa perruque restée engagée dans l'intérieur de son chapeau.
in-4. Cette pièce est écrite au crayon, assure-t-il, d'un grand caractère.
S. vin
GRAVEURS ET ARCHITECTES
4- 1 5g3 * AMAURY DU VAL (Eugène-Emmanuel-Amaury Pineu-Duval, peintre d'histoire et de portraits, un des meilleurs élèves de Ingres, dont il a été le biographe, n. à Paris, 16 avril 1808.
i° L. A. S. à mademoiselle Rebecca Félix, 1 p. in-8.Très jolie lettre. — 20 L. A. S. au président..., 1 p. in-8. Jolie pièce.
Recommandation en faveur d'un de ses élèves, M. Boyer, qui sollicite une place de professeur de dessin dans une école communale.
4- r5o,4 DU SEIGNEUR (Bernard-Jean), un des meilleurs sculpteurs de l'école
romantique, ami de Victor Hugo, érudit historien de la sculpture, n. à Paris, 23 juin 1808', m. dans la même ville, 6 mars 1866.
L. A. S. à M. Hilaire Sazerac, auteur des lettres sur le Salon; (Paris), dimanche soir (28 avril 1834), 3/4 de p. in-8. Jolie et rare pièce.
Belle lettre dans laquelle Du Seigneur souscrit au livre de M. Sazerac sur le Salon de 1834. « J'ai lu avec trop de satisfaction plusieurs de vos critiques pour ne point désirer y souscrire. »
* 1595 -* CHENAVARD (Paul), peintre d'histoire, élève de Ingres et de Hersent, l'auteur d'une suite de très remarquables compositions représentant l'histoire de la civilisation et destinées à la décoration du Panthéon, n. à Lyon, 9 décembre 1808. L. A. S. à Léon Gambetta ; (Paris), 3o juillet 1 874, 1 p. 1/2 in-8. (Coll. B. Fillon.) — P. photographié.
Il rectifie une erreur qui s'est glissée dans un article de la République française du 29 juillet. On y disait faussement que le peintre Matout était l'élève de Chenavard. Celui-ci dément cette assertion et faitl'éloge du talent decet artiste, dont il est l'ami. — (Louis Matout, peintre d'histoire, est né à Charleville en i8i3.)
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± 1596 -s- GIGOUX (Jean-François), célèbre peintre d'histoire, de genre et de portraits, habile lithographe, un des chefs les plus estimés de l'école romantique, auteur des Causeries sur les artistes de mon temps, n. à Besançon, 8 janvier 1809.
i° L. A. S. à J.-B. Jorand, président de la Société libre des artistes; Paris, 5 février 18 3o, 1 p.in-4.--P.
Belle lettre où il demande à faire partie de la société libre des artistes. — La lettre est apostillée par les peintres Jeanron, Alfred Johannot, Paul Huet, Jorand et Antonin Moine.
2° P. S.; Paris, 14 décembre 1 83 1 , 1 p. in-4, tête imprimée de la Société des Amis des arts. Intéressant document.
Reçu de deux cents francs pour un tableau cédé par Gigoux à la Société des Amis des arts.