‹ Lettres autographes composant la collection de M. Alfred BovetChapitre 272 sur 312 · ET SCULPTEURS · texte numérisé non relu

ET SCULPTEURS

S. vin

* 1802 * MUNKA.CZY (Michel), grand peintre hongrois, dont les toiles magistrales sont justement célèbres, auteur du Dernier jour d'un condamné et du Christ au Prétoire, qui est son œuvre la plus étonnante, n. à Munkacs, 20 octobre 1846.

L. A. S., en français (à Gustave Doré); Paris, 17 juillet 1879, 1 p. pl. in-8. Jolie pièce. Rare.

Très belle lettre où il le félicite de sa nomination au grade d'officier de la Légion d'honneur. « Enfin on peut féliciter votre Gouvernement de vous avoir donné ùn acompte sur la dette qui depui longtemps doit peser sur sa consiense, car cet croix, vous avez mérité il y a longtemps. Aussi tous le monde l'acclame comme moi qui est on ne peut plus heureux de ce qui vous arrive. »

ANGLETERRE

•5- i8o3 -fr HOGARTH (William), illustre peintre et graveur, qui fut inimitable dans

le genre satirique et humoristique, n. à Londres, 27 mars 1697, m. à Chiswick, près

de Londres, 26 octobre 1764. Ses œuvres sont restées très populaires dans son pays.

P. S.; (Londres), i3 mars, i p. in-4, ornée d'un dessin gravé. Très curieuse pièce. Rare. — P.

Précieux document, dont voici la traduction : « Reçu le i3 mars de M. Charles Lowth une demi guinée pour l'entier payement d'une estampe représentant Sigismonde déplorant la perte de Guiscard, son mari assassiné, laquelle estampe je promets de livrer quand elle sera finie. N. B. Le prix sera de

quinze shellings pour les non-souscripteurs. » — Au bas du dessin on lit ces deux sen- // J . fldu ^ lences : « Comme les statues acquièrent de la valeur en tombant en poussière. — Faites appel à vous-même et à la nature et n'apprenez pas d'autrui comment vous devez sentir. »

* 1804 ~ir REYNOLDS (sir Joshua), un des plus grands peintres de l'école anglaise, n. à Plympton (Devonshire), 16 juillet 1723, m. à Londres, 23 février 1792. Fondateur de l'Académie royale de peinture et de sculpture à Londres, il a exercé par son enseignement une influence considérable sur les artistes de son pays. Ses portraits, d'une merveilleuse expression et d'un puissant coloris, ont gardé le premier rang.

L. A. S. (à l'illustre acteur David Garrick); Londres, 2 août 1774, 1 p. 1/2 in-4. Superbe pièce, une des plus importantes qu'on connaisse de sir Joshua Reynolds. (Coll. B. Fillon.) — P.

Précieuse et très intéressante lettre dans laquelle sir Joshua Reynolds recommande chaudement à David Garrick un auteur qui lui apporte une tragédie. « Je ne prendrais pas cette liberté si je n'y étais pas autorisé, dans une certaine mesure, par l'approbation d'Edward Burke et de Johnson, ce dernier, contrairement à son habitude, l'ayant lue tout entière. »

i8o5 -* REYNOLDS (sir Joshua).

L. A. S. à M...; Londres, 10 janvier 1786, 1 p. in-4. Très jolie et très remarquable pièce.

Belle lettre d'envoi de son dernier discours (prononcé par lui à la distribution des prix de l'école des Beaux-Arts), dont l'impression a été retardée par suite des fêtes de Noël, pendant lesquelles les imprimeurs ne veulent pas travailler. « Je vous serais très obligé de le faire imprimer, quand la traduction sera finie. » — (Reynolds prononçait chaque année un discours sur les arts ; on en a conservé quinze, qui font honneur au goût et au savoir de ce grand artiste.)

PEINTRES ET SCULPTEURS

S. vin

*- 1806 GAINSBOROUGH (Thomas), célèbre peintre de portraits, qui fut le créateur du paysage naturaliste, n. à Sudburry, 1727, m. à Londres, 2 août 1788. L. A. S. à M. Humphrey; vendredi matin, 3/4 de p. in-4. Très rare. (Coll. B. Fillon.) — P.

Charmante épitre, dont voici le texte : « Cher Monsieur, je serais heureux de prêter mes paysages pour les copier, si ces copies ne nuisaient pas à la vente de nouveaux tableaux. C'est pour cette raison que j'ai souvent été obligé de refuser, alors, qu'il m'eût été agréable d'obliger un ami. » — (Les lettres de cet artiste sont très rares et très recherchées.)

1807 •+ WEST (Benjamin), peintre d'histoire, fondateur, avec Joshua Reynolds, de l'Académie royale de peinture, n. à Springfield (Pensylvanie), 10 octobre 1738, m. à Londres, 11 mars 1820. Sa Mort du général Wolfe est justement populaire.

L. A. S. à Fauntleroy; Londres, 4 avril 1816, . '/7î~~,~ -/H n

1 p. pl. in-4. Très belle et rare pièce. — P. W ù*S J^r <jf*~*' ^ '^W'^ ^

Jolie lettre, qui est entièrement relative aux dettes de son fils. /i^nf)i - /2cvy"\/fisik~

Très intéressants détails à ce sujet.

* 1808 * FLAXMAN (John), célèbre sculpteur et dessinateur, qui a illustré les œuvres d'Homère, d'Eschyle et du Dante, n. à York, 6 juillet 1755, m. à Londres, 9 décembre 1826.

L. A. S. à Charles Taylor; Londres, 29 mars 181 1 , 1 p. in-4.

(Coll.Boilly.) — P.

Belle lettre. Il explique qu'il ne fait pas partie du Comité de l'Académie royale de peinture qui décide de l'admission ou du rejet des tableaux présentés, et il exprime ses regrets de ce qu'il se trouve ainsi dans l'impossibilité de rendre le service qu'on lui demande.

* 1809 -c- LAWRENCE (sir Thomas), célèbre peintre, élève de Reynolds, qui excella dans le portrait, n. à Bristol, 4 mai 1769, m. à Londres, 7 janvier i83o. Il peignit Mackintosh, Metternich, Castlereagh, Hardenberg, le duc de RichelieuetNesselrode.

L. A. S. à Edward Magroth (à Londres); Londres, 23 septembre(i829), 1 p. in-4, cachet-camée. — P.

Belle lettre. Lord Aberdeen (George Gordon, célèbre homme d'État) ayant été empêché par suite d'une indisposition de venir à Hol- Iand House, il n'a pu lui remettre la pièce en question que ce matin.

* 1810 -* LAWRENCE (sir Thomas).

L. A. S. à lady Holland (Elisabeth Vassall); Londres, 26 août 1824, 2 p.

1 /2 in-8, papier de deuil.

Charmante épitre dans laquelle le célèbre peintre s'excuse de refuser l'invitation de lord et de lady Holland.

PEINTRES ET SCULPTEURS

S. vin

+■1811 + TURNER (Joseph-Mallon-William), illustre peintre de paysage et aquarelliste, qui a orné de ses magnifiques illustrations les plus belles publications anglaises, n. à Londres, 14 mai 1775, m. à Chelsea, 19 décembre i85i. Ce grand artiste a subi l'influence de notre Claude Lorrain.

L. A. S. au roi Louis-Philippe; Londres, 26 avril i836, 1 p. in-4, papier de deuil, enveloppe et cachet. Très belle et très rare pièce. (Coll. Trémont.) — P.

Superbe lettre de remerciements pour la médaille que Louis-Philippe lui avait envoyée après avoir reçu les gravures dont Turner lui avait fait hommage.

4- 18 12 h- CONSTABLE (John), célèbre peintre de paysage, disciple et successeur de Gainsborough, le chef de l'école moderne, n. àEast Bergholt(Suffolkshire), 1776, m. à Londres, 3o mai 1837. Constable vint à Londres en 1795 et exposa pour la première fois en 1802. Depuis lors il figura à toutes les expositions et ses toiles le placèrent parmi les plus grands artistes de son pays. Le peintre Leslie a écrit d'intéressants Mémoires sur la vie de John Constable.

L. A. S. au marchand d'estampes Colnaghi; (Londres), 25 février i835, 1 p. in-4. (Coll. B. Fillon.)

Très belle lettre, qui fait honneur au caractère de Constable. Ce grand artiste recommande à Colnaghi les estampes anciennes qui proviennent du pauvre Fisher et qui sont à vendre au profit de sa veuve. Intéressantes considérations à ce sujet.

4 181 3 * CHANTREY (sir Francis), célèbre sculpteur, qui fut sans rival dans la sculpture monumentale, n. dans le Derbyshire, 7 avril 1781,111. à Londres, 25 novembre 1842. On considère comme ses chefsd'œuvre les statues de Pitt et de Wellington.

L. A. S. à George Cooke, à Hackney; jeudi 2G octobre 1820, 1 p. in-4. Belle pièce. (Coll. Boilly.) — • P.

Jolie lettre. Chantrey mande à George Cooke qu'il attend sa visite et le prévient que les esquisses qu'il doit lui soumettre sont terminées-

■f- 18 14 ■+ WILKIE (David), un des meilleurs peintres de genre de l'école anglaise, n. à Cultes (Fifeshire), 18 novembre 1785, m. sur un paquebot, en vue de Gibraltar, 1 juin 1841. Il fut un maître des plus remarquables dans la gravure à l'eau-forte.

L. A. S. à Thomas Phillips (célèbre peintre de portraits, élève de Benjamin West, né en 1770, mort le 20 avril 1 845), à Londres ; Crail, 24 octobre 1824,2 p. 1/2 in-4, cachet. Superbe pièce. — P.

Belle lettre. Il exprime ses regrets de ne pouvoir prendre part à l'élection d'un membre de l'Académie royale de peinture qui doit avoir lieu le i novembre, et fait tous ses vœux pour le succès de Allan (William Allan, peintre de genre), dont il mentionne les principaux tableaux avec de grands éloges.

S. vin

GRAVEURS ET ARCHITECTES

•s- 1 8 1 5 HAYDON (Benjamin-Robert), peintre d'histoire et de genre, rival de Wilkie, n. à Plymoutb, 25 janvier 1786, m. par suicide à Londres, 22 juin 1846.

L. A. S., en français, à M. Auguste (peintre et sculpteur de l'école romantique) ; dimanche matin, 1 p. in-4. Très belle pièce.

Très jolie lettre dans laquelle Haydon invite M. Auguste à un diner d'amis, où se trouvera le peintre Lethière.

* 18 16 -* ETTY (William), peintre d'histoire, auteur de Hero et Léandre et de Judith, n. à York, 1787, m. dans la même ville, 1 3 novembre 1849.

L.A.S. à M. Haie; iônovembre 1848,1p. 1/2 in-8. (Coll. A. Sensier.) — P.

Il a corrigé les épreuves, qu'il lui retourne annotées et augmentées de diverses remarques. (Il s'agit très probablement de quelque article sur l'Italie, à en juger par ses explications.)

* 181 7 * MARTIN (John), peintre d'histoire et graveur estimé, n. à Haydonbridge (Northumberland), 19 juillet 1789, m. à Douglas (île de Man), 9 février 1854.

L. A. S. à Feuillet de Conches,à Paris; Londres, 8 août 1 835 , 1 p. in-4. (Coll. Sensier.)

Il a bien reçu la médaille qui lui a été décernée, et il s'est empressé d'en accuser réception au comte de Forbîn.

4- 1 81 8 GIBSON (John), éminent sculpteur, élève de Canova ét de Thorvaldsen, qui passa à Rome la plus grande partie de sa vie, n. à Gyffin, 1 790, m. 27 janvier 1 866.

L. A. S. à Benjamin Gibson, à Lucques; (Londres, 28 août i85o), 3 p. in-4, cachet. (Coll. Fillon.)

Très belle lettre. Il a été chargé de modeler un buste de la Reine qui l'a reçu de la manière la plus agréable. Elle a posé deux fois par jour, et le prince Albert suivait son travail en lui faisant des remarques très correctes. Quand il a été terminé, la princesse Louise, qui n'a que deux ans, a immédiatement reconnu que c'était le buste de sa mère. A la suite de l'ouverture du Parlement, ou il a été admis dans la galerie des journalistes pour esquisser la Reine sur son trône, lord John Russell l'a fait appeler et lui a confié l'exécution de la statue de sir Robert Peel, pour l'église de Westminster, moyennant 5,5oo livres sterling qu'il a acceptées à la condition qu'on ne le forcerait pas de mettre une cravate à sir Robert Peel. Il termine en recommandant à son correspondant de bien se conduire et de ne pas causer de scandale.

* 1819-5- CRUIKSHANK (George), fameux caricaturiste et peintre d'un certain talent, n. à Londres, 27 septembre 1792, m. dans la même ville, 1 février 1878.

L. A. S. à MM. Routledge, éditeurs, à Londres; Londres, 5 janvier, 1 p. in-8. Très jolie pièce.

Il les prie de remettre différents livres au porteur de sa aux principes de son art, Cruikshank fut d'abord marin et acteur, et ne songea à tirer parti de son crayon que pour venir en aide à sa famille. Ce fut vers 1 8 1 5 qu'il se fit connaître dans un genre très goûté des Anglais. Ses premières séries de caricatures morales et politiques eurent une vogue que les suivantes soutinrent. Parmi les dessins qu'il prodigua ensuite dans les livres d'étrennes, les almanachs, les journaux, les albums de toute sorte, les séries qui eurent le plus de succès sont les suivantes : L Humoriste, complété par les Pointes d'esprit; Tom Pouce; le conte de John Gilpin, Robinson Crusoé ; les illustrations des premiers romans de Dickens; Les vieux marins ; Le Palais du gin, La Bouteille, où l'ivrognerie est flétrie avec une grande vigueur, etc. La collection du Punch et celle du Comic Almanach, dont il fut le constant collaborateur, fournissent aussi la preuve de son talent.)

PEINTRES ET ■ SCULPTEURS

S. vin

•h 1 820 * ROSS (sir William-Charles), peintre célèbre, qui cultiva d'abord la grande

peinture, puis se voua avec le plus grand succès à la miniature, n. à Londres,

3 juin 1704, m. dans la même ville, 1867. Il n'a dérivai en Angleterre que Thorburn.

L. A. S. à Henry Berthoud, à Paris; (Londres), 22 février 1843, 3 p. 1/2 in-4, cachet. Belle pièce.

Superbe lettre. Détails intimes sur sa famille. 11 demande ensuite à son correspondant s'il a appris que le Gouvernement anglais venait de voter une somme de deux mille livres sterling destinée à décerner des prix aux artistes anglais qui feraient les meilleurs cartons sur des sujets pris dans l'histoire de la Grande-Bretagne, tels que Milton, Shakespeare ou Spencer, et en vue des futures fresques du nouveau Parlement. « Je considère cela, dit-il, comme une sorte de tournoi auquel l'école anglaise est conviée : c'est pourquoi je me jette dans la mêlée et je passe mes soirées à remplir au fusain et sur papier blanc, un grand carton. Mon sujet est tiré du Paradis perdu et représente l'ange Raphaël envoyé pour informer Adam des merveilles de la création, » etc. Intéressants détails.

* 1821 ~ir EASTLAKE (sir Charles Lock), peintre d'histoire, qui a emprunté

ses sujets à la Grèce, n. à Plymouth, 17 novembre 1793, m. 24 décembre 1 865 .

L. A. S. à Thomas Lawrence; Rome, 20 mars 1823, 3 p. pl. in-4. Belle pièce. (Coll. A. Sensier.)

Il lui accuse réception de sa lettre du 3i décembre et 's'excuse d'avoir ouvert une lettre de lui adressée à sir Richard Easllake. Il lui témoigne l'admiration que tous les artistes ont ressentie lors de l'envoi du portrait du roi à Rome. Il a hésité un instant s'il lui ferait part des légères critiques que les étrangers, qui n'ont pas les mêmes sentiments artistiques que les Anglais, se sont permises à cet égard; mais il ne balance pas à lui en faire part, car il ne doute pas que, comme le héros royal des Mille et une Nuits, il ne se promène quelquefois déguisé dans son royaume pour connaitre la véritable opinion de ses sujets. Il part de là pour faire ressortir qu'il y a toujours une différence dans le coloris des artistes italiens et de ceux du Nord; témoins les œuvres de Poussin et celles du Titien.

1822 CATTERMOLE (George), peintre d'histoire, illustrateur et aquarelliste célèbre, n. à Dickelsburgh (Norfolkshire), 1800, m. 5 août 1868. Son meilleur tableau d'histoire est Luther à la diète de Worms, gravé, en i8q5, par Walker.

L. A. S. à A. Brebart; Claphamrise (l'un des faubourgs de Londres), 8 août 1860, 1 p. in-8. Très jolie et intéressante pièce.

Il regrette de ne pouvoir lui indiquer le prix auquel il avait vendu son dessin de la Curiosity Shop. Ce dessin faisait partie d'une série d'oeuvres de mince valeur faites il y a vingt ans, et il n'a aucune note de ses prix de vente de cette époque.

•f- 1823-:- BONINGTON (Richard Parkes), célèbre peintre de genre, un des maîtres les plus estimés de l'école romantique, ami de l'illustre Eugène Delacroix, n. à Arnold, près de Nottingham, 25 octobre 180 1, m. à Londres, 23 septembre 1828. L. A. S., en français (au peintre Colin); Paris, ce mercredi, au café de Foy, 1 p. 1/2 in-4. Rare.

Charmante épitre, où il lui donne des nouvelles de leurs amis communs. « Mes parents se porte bien et te disent bien des choses. Ma petite cousine a une petite tournure parisienne qui lui va pas mal du tout. Elle est tout à fait gentille. Recommandez la complainte à ces demoiselles. Je voudrais dire autre choses à Poterlet (le peintre) que « bien des choses », car c'est trop commun, mais comme je ne fais d'esprit que sur commande il ne faut pas me savoir gré cette fois-ci... » Intéressants détails intimes.

1824^ BONINGTON (Richard Parkes).

L. A. S., en français, au peintre Colin; (Paris), mardi soir (1828), 1 p. pl. in-8.

Jolie lettre où il lui mande son prochain départ pour Londres. Il s'excuse de n'avoir pu aller le voir à cause de son déménagement. — On a joint un petit dessin à la plume fait sur une enveloppe de lettre, et reproduit ci-contre.

PEINTRES ET" SCULPTEURS

S. vin

4- 1825 LANDSEER (sir Edwin), un des plus grands peintres de l'école anglaise, auteur des Chiens du mont Saint-Gothard, de La Chasse aux Faucons, de La Paix et La Guerre, n. à Londres, mars 1802, m. dans la même ville, 1 octobre 1873. L. A. S. à M. Henry Callen; Strasbourg, 18 octobre 1840, 2 p. in-4, cachet. (Coll. B. Fillon.)

Superbe lettre. Il est parti de Mayence pour Manheim le 8, et il est arrivé après trois heures de voyage sur le Rhin, au clair de la lune. Il se plaint de voyager trop rapidement pour faire usage de son album de dessins. En arrivant à l'hôtel il a trouvé que les meilleures chambres étaient toutes prises et il a été relégué dans un coin éloigné de la maison, dans un misérable trou. Presque tous ses dessins ont été faits à la dérobée. Il est comme honteux de prendre des notes dans les cathédrales et les églises Sur la place du marché, quand il tire son crayon, quelques-uns se moquent de lui, les autres l'injurient et tous veulent voir le résultat de ses esquisses. De Manheim il a gagné Heidelberg qu'il trouve très pittoresque ; de là il a été voir le fameux tonneau qui ne laisse plus échapper de vin par sa bonde, mais des courants d'air. Il a été très surpris de rencontrer madame Fincke dans les rues de Heidelberg; il lui a fait des promesses d'aller la voir, avec l'intention de ne pas les tenir. En passant sur le champ de bataille de Waterloo, il a ramassé de la terre, quelques os humains et un fer de cheval qui ont le mérite de sentir mauvais quand il ouvre la boite qui les contient. Il lui recommande un Allemand qui a fait toutes sortes d'inventions et compte les aller exploiter à Londres. — (Cette lettre est une des plus belles et des plus intéressantes qu'on connaisse de Landseer.)

■5^ 1826 * HARVEY (George), célèbre peintre écossais, qui a traité avec succès la

peinture d'histoire, le genre et le paysage, un des maîtres les plus originaux de cette

école écossaise à laquelle il a contribué à faire prendre sa place dans l'histoire

de l'art moderne, n. à Saint-Ninian, 1806, m. à Édimbourg, 24 janvier 1876.

Page 1