s- HOCHE (Lazare
L. A. S. à Lefebvre (le célèbre général) ; Bonn, 1 3 germinal an V (2 avril 1797), 1 p. in-4. — P-
Belle et noble lettre où il le remercie de ses avis. « Les avis que tu peux me donner, mon cher Lefebvre, seront toujours ceux que je suivrai le plus volontiers. Tu sçais que ta franchise t'honore autant à mes yeux que ta valeur et tes talens; éclaires-moi donc sur les hommes que tu appelles des flatteurs, tu m'obligeras. Je ne puis en être entouré, puisque je n'ai que deux ou trois officiers autour de moi. Tu peux croire que ceux-ci sont bien choisi; quant aux autres, s'ils ne marchent pas droit, je saurai les y contraindre. Sois tranquille, tu auras des gamelles, des bidons et des souliers... »
± 363 * DESAIX DE VEYGOUX (Louis-Charles-Antoine), l'illustre général, n. au château d'Ayat, près de Riom (Puy-de-Dôme), 17 août 1768, tué à la bataille de
Marengo le 14 juin 1800.
L. A. S. au général Lecourbe, à Hombourg; quartier-général de Schiltigheim (près de Strasbourg), 22 pluviôse an III (10 février 1792), 2 p. in-4, tête imprimée, belle vignette de l'armée de Rhin et Moselle et cachet. — P. de Bonneville.
Superbe lettre, écrite comme général en chef par intérim de l'armée de Rhin et Moselle. Il répond à une demande de congé que lui a adressée Lecourbe et lui expose les raisons qui le forcent à ne pas l'accorder. « J'ai reçu une quantité considérable de demande dans ce genre. Il paroit bien dangereux de les accorder à tous ceux qui la désire. Le nombre des généraux étant peu nombreux, on se trouve bien embarrassé de faire les remplacements de ceux qui s'en vont. » En effet déjà huit généraux, dont Vandamme, Laroche, Duhem, Laboissière, Taponier, sont en congé. 11 craint que le service ne souffre de cet état de choses, surtout que la campagne peut s'ouvrir plus tôt qu'on ne pense. « Vous voyez, mon général qu'il y a bien des inconvénients à vous accorder votre demande. Les généraux qui aime bien leur pays et le serve bien sont rares. Ceux-là doivent tâcher de s'éloigner le moins de l'armée. Ils y sont *J toujours utile. J'écris au général Saint-Cyr que s'il peut se passer de vous quelque moment, qu'il vous SÏ^t/I autorise à vous rendre dans votre famille, mais je le préviens que je n'ai pas de général à lui envoyer / pour vous remplacer. Vous ne pourrés vous absenter que peu de temps. Il n'y a pas loin jusque chez vous. Ainsi dans peu de temps vous pourrés vous y rendre et y arranger vos affaires. »