‹ Lettres autographes composant la collection de M. Alfred BovetChapitre 7 sur 312 · LETTRE DE FRANÇOIS I A CHARLES QUINT · texte numérisé non relu

LETTRE DE FRANÇOIS I A CHARLES QUINT

CHEFS DE GOUVERNEMENT

Précieuse lettre écrite à Marie Stuart, alors prisonnière. « Madame ma fille, je né voleu perdre cete aucasion de vous fayrc la présante et vous dyre le plesir que je resoys quant jé le bien d'avoyr de vos novelles et savoyr que vostre santé souyt bonne. Je ne vous parleré do vos afayres et cornent le roy mon fils désire de vous fayr conestre l'amytyé qu'il vous porte et le plesir qu'il laura cet la vysitatyon qu'il vous fayst fayre par son embasadeur présant porteur vous peult servyr à vous mestre si bien aveques la royne d'Éngletere que en puysiés resantyr le contentement qu'il vous saheyste et de ma part je voldré avoy r le moyen tel que je vous y puy se servyr corne je an né la volanté, car je n'oblyré jeamès l'amytyé que m'avé par ay fest portée et montrée aystent en cet royaume, qui me fest désirer que Dyeu me fase la grase d'avoyr moyen par ayfest vous povoyr monstrer que n'an suys yngrate et l'en suplye de bon ceouret de vous donner bonne santé. De Saint Germeyn en Lay cet xx»« de décembre 1 583 . Vostre bonne et afactyoné mère Caterine. »

(Henri III avait chargé Castclnau, sieur de Mauvissière, ambassadeur en Angleterre, d'intervenir auprès de la reine Elisabeth pour faire cesser la captivité de Marie Stuart.)

* ii -f FRANÇOIS II, n. à Fontainebleau, 19 janvier 1544, roi le 10 juillet 1 55g, m. à Amboise, 5 décembre i56o.

L. S., sur vélin, à François de Racoyns, trésorier des guerres; Montiers-sur-Saulx (près de Bar-le-Duc), 5 octobre 1 5 5g, 1/2 p. in-fol. oblong. (Coll. Charles de Halm.) — P. de Moncornet.

Ordre de payer sept cent soixante-trois livres à des hommes d'armes et à des archers pour leurs gages.

4-12-5- MARIE STUART, n. à Linlithgow (Écosse), 5 décembre 1 d'Ecosse Jacques V, femme de François II (24 avril 1 558) , décapitée à Fotheringay le 18 février 1587.

P. S., sur vélin; château de Sheffield, février i582, 1/2 p. in-fol. oblong. (Coll. Dubrunfaut.) — P. de Thomas de Leu.

Pièce où elle prend le titre de douairière de France. Elle octroie à Jean Botz la première prébende qui viendra à vaquer.

4- i3 s- CHARLES IX, n. à Saint-Germain-en-Laye, 27 juin i55o, frère de François II, roi le 5 décembre i56o, m. à Vincennes, 3o mai 1574.

L. S., avec la souscription autographe, à son frère le duc d'Anjou (depuis Henri III) ; Paris, 1 1 février 1573, 2 p. in-fol., trace de cachet. (Coll. Esterha^y et Rathery.) — P. de Moncornet.

Importante lettre, écrite par le secrétaire d'état Nicolas de Neufville, sieur de Villeroy, au duc d'Anjou qui, ce même jour, était arrivé devant la Rochelle et avait pris le commandement de l'armée qui assiégeait cette ville. — 11 a appris que le duc préparait une grande et forte armée de mer pour combattre ceux qui voudraient secourir les Rochellois, et qu'on proposait de donner le commandement de cette armée à son frère le duc d'Alençon et au roi de Navarre (Henri IV). Il s'oppose absolument à ce projet, « car vous sçavez bien que leur permettant aller avecques vous, c'a esté à la charge qu'ils ne vous habandonneroyent aucunement, ains se tiendroyent ordinairement prez de vous et n'iroyent en aucune faction sans vous. Au moyen de quoy, mon frère, je vous prie faire entendre à tous ceulx qui donneront ce conseil et feront ceste proposition que non seullement je ne l'ay agréable, mais je la trouve très mauvaise... » — (Charles IX se méfiait de son frère le duc d'Anjou, ambitieux et jaloux, et de son cousin le roi de Navarre, converti par force lors de la Saint-Barthélemy, et il craignait qu'ils ne fissent cause commune avec les protestants de la Rochelle. Ceux-ci se défendirent si bien que le roi dut faire la paix le 6 juillet suivant.)

4- 14 * ISABELLE D'AUTRICHE, n; à Vienne, 5 juin 1544, fille de l'empereur d'Allemagne Maximilien II, femme de Charles IX (26 novembre 1570), m. au couvent de Sainte-Claire, près de Vienne (Autriche), 22 janvier ibq-2.

L. S. à son oncle le duc de Bavière (Albert III, n. i 528, m. 1579); Paris, 2 1 juillet 1 5y5, 1 \i p. in-fol., trace de cachet. (Coll. von der Tann.) — P.

Elle le remercie de lui avoir envoyé de ses nouvelles et se réjouit de ses bonnes dispositions à son égard, n pour avoir tousjours esté et estre une des choses que j'ay à plus grand plaisir, comme je le dois, pour l'estroite alliance que nous avons par ensemble. »

*- i5 * HENRI III, n. à Fontainebleau, 20 sept. 1 55 1 , frère de François II et de Charles IX, roi le 3o mai 1574, assassiné à Saint-Cloud le i août i58q.

L. A. S. à Villeroy (Nicolas de Neufville), 1 p. pl. in-fol. — P. de Moncornet.

et le prie de la lui retourner (Henri IV) par des Réaus. Il

Il lui envoie une lettre de M. de La Vallett après l'avoir lue. Il écrit au roi de Navarre parle ensuite du duc d'Epernon.

(Nicolas de Neufville, sieur de Villeroy, né en 1542, avait succédé, en 1 567, à son beau-père Claude de l'Aubespine dans la charge de secrétaire d'État. Il avait négocié le mariage de Charles IX et il était resté en faveur sous Henri III, qui entretint avec lui une correspondance très active. En effet, la plupart des lettres autographes de ce prince qui ont passé en vente sont adressées à Villeroy. Celui-ci, disgracié en 1 588 à cause de ses rapports avec les ligueurs, redevint ministre sous Henri IV et sous Louis XIII et mourut le 12 novembre 1617.)

* 16 -f HENRI IV, n. au château de Pau, 14 décembre 1 553, roi de Navarre (i562), roi de France le 2 août 1589, assassiné à Paris le 14 mai 1610.

L. A. S. au duc de Savoie (Charles-Emmanuel I); Paris, 8 janvier (1610), 1 p. pl. in-fol. (Coll. de la marquise de Barol, née Colbert, avec notice autographe de Silvio Pellico. bibliothécaire de celle-ci.) — P. de Moncornet.

Superbe lettre sur les négociations de son traité avec le duc de Savoie contre l'Espagne (conclu le 25 avril suivant). i< Il ne reste plus donc qu'à acomplyr nos bonnes et mutuelles délybérasyons, à quoy je donneré tel ordre de mon costé, ainsy que le dyt Trouylous vous dira que j'ay byen commencé et proposé de fère que, comme j'estyme que vous aurés sujet de vous an louer, je m'atands aussy que vous aurés à plésyr de mètre la dernyère mayn à ce bon œuvre, à fyn que nous an recevyons ansamble par nous et les nostres à présant et à l'avenyr les avantages que s'an promet

« Vostre byen bon frère, Henry. »

± 17 ■+ MARIE DE MÉDICIS, n. à Florence, 2(5 avril 1573, fille du grand-duc de Toscane François I, femme de Henri IV (5 octobre 1600), m. à Cologne, 3 juillet 1642.

L. A. S. à son fils Louis XIII ; Bruxelles, 3 novembre 1 633, 1 p. pl. in-4, cachets brisés. (Coll. Pécard.) — P. de Daret.

Belle lettre écrite de Bruxelles (ou elle s'était réfugiée en i63o après la fameuse journée des Dupes). Elle envoie le sieur de Villiers s'informer de ses nouvelles. « Si son retour m'hoste de l'inquiétude où je suis en me rapportant que vous vous portés bien, ce me seras le plus gran contentement que je puise jamais recevoir... »

Page 1