LETTRE DE WELLINGTON A LORD CASTLEREAGH
HOMMES DE GUERRE S. IV
AUTRICHE
•j 460 s- MELAS (Michael, baron von), feld-maréchal, vaincu par Bonaparte à Marengo, n. en Moravie, 1735, m. à Elbeteinitz (Bohême), 3i mai 1806. L. S. ; Prague, 27 avril 1802, 3/4 de p. in-fol. (Coll. Charles de Halm.) — P.
Ordre de réquisition de bière et de viande pour les troupes.
■f- 461 MACK VON LEIBERICH (Karl von), général en chef, fameux par la capitulation cTUlm (18 octobre i8o5), à la suite de laquelle il fut condamné à mort, n. à Neusslingen (Franconie), 24 août 1752, m. à Saint-Pœlten, 22 octobre 1824. L. A. S., en français, au général Clarke ; Paris, i5 ventôse an VIII (6 mars 1800), 3/4 de p. in-4.
Très curieuse lettre où il le prie d'intervenir auprès du premier consul pour que celui-ci l'autorise à rentrer dans ses foyers. « Enfin de quoi s'agit-il ? D'une permission à accorder à un général malade de se retirer dans une campagne, au tond de la Bohême, pour y être moins souffrant, moins malheureux. Ah! si le Premier Consul appartenoit à la classe ordinaire des chefs de nation, j'aurois sans doute moins osé espérer, mais, avant de le devenir, il étoit grand capitaine, et un capitaine vraiment grand a-t-il jamais été insensible aux sollicitations d'un général désarmé, dont la totalité des malheurs
est peut-être sans exemple ? (Mack, aban-
donné par son armée en 1798, s'était rendu au- f J /*>
près du général Championnet et avait été déclaré 1/ -} / — — / »j g„-V \l . ./ x.' J""'
prisonnier de guerre et amené à Dijon. Après le r0-Ul4y-ô+&fLu*>J(d^ «^O^tAJj^CiMA ^C-^t>->-^cc«^W ^
18 brumaire il eut la permission devenir à Paris et d'être libre sur parole. Une proposition d'échange ayant été refusée par l'Autriche, Mack sollicita par la lettre ci-dessus l'autorisation de rentrer dans ses foyers. Cette demande ne fut pas agréée. Alors Mack s'enfuit sous un déguisement, le i5 avril 1800, grâce à la complicité d'une femme galante, et put arriver à Mayence.)
* 462 + RADETZKY (Johann-Joseph-Wenzel-Anton-Franz-Karl, comte de), feldmaréchal, vainqueur de Charles-Albert à Novare, n. à Trzebnitz (Bohême), 2 novembre 1766, m. à Milan, 5 janvier 1 858 .
Pièce d'album autographe signée; Vérone, 6 septembre i852, 1 p. in-8 oblong. — P.
Cette pièce contient quatre vers, dont voici la traduction: « O Autriche, dans la joie et dans la douleur je porte ton habit d'honneur, dont la toison, blanche et immaculée comme le plumage d'un cygne, ne supporte pas de tache. »
■}- 4G3 * CHARLES, archiduc d'Autriche, grand capitaine, un des plus habiles adversaires de Napoléon, n. à Florence, 5 septembre 1771, m. 3o avril 1847.
L. A. S., en français, à sa nièce (l'impératrice Marie-Louise) ; Vienne, 27 septembre 1812, 3 p. in-4. — P.
Superbe lettre où il la remercie des belles fleurs qu'elle lui a envoyées et lui donne des nouvelles de son père (l'empereur d'Autriche François I) et de la famille impériale. « Ménagez bien votre prétieuse santé, chère nièce, et pensez que vous nous le devez. Je partage assurément vos inquiétudes et je crois qu'elles n'ont guères diminuées depuis que vous avez voulu me les communiquer à Prague. La nouvelle d'une bataille que vous aurez déjà reçues me fait espérer que le moment viendra bientôt où elles pourront se calmer et où vous recommencerez ù jouir d'un bonheur et d'une tranquillité que vous méritez ù tant d'égards. «—(Napoléon était en Russie et la bataille dont parle le prince Char- ^7 les est sans doute celle de la Moskowa livrée le " 7 septembre. A la date de cette lettre, l'empereur élail à Moscou depuis le 14 septembre.)
S. iv
HOMMES DE GUERRE
ESPAGNE
•3- 464 -e- GARCIA DE PAREDES (don Diego), un des plus intrépides capitaines de son temps, ami et lieutenant de Gonzalve de Cordoue, surnommé le Bayard espagnol, n. à Truxillo, ~ — ^ / ^
en mai 1466, m. i53o. / ^ JJ A I /