L. A. S. (à Massimo d'Aze- ^^y
glio); Nice,pi9 juillet i852j 3 ^^^^I^^^^^^^^W
II lui recommande chaudement M.
Assanti, neveu du général Pepe, qui a été chassé de France et est venu s'établir à Nice, dont on menace de l'expulser. Intéressants détails sur un duel qui a eu lieu récemment entre Assanti et Soler.
PAYS-BAS
•s- 476 •* RUYTER (Michiel-Adriaanszoon van), illustre marin, adversaire heureux des Anglais et des Français, n. à Flessingue, 24 mars 1607, m. à Syracuse le 29 avril 1676, d'une blessure reçue le 22 au combat de Mongibello.
L. S., sig. aussi par Cornélius de Witt (n. 1623, assassine' avec son frère Jean le 20 août 1672), au vice-amiral Isaac Sweert; à bord du navire les Sept- Provinces, à l'ancre sous Walcheren, 9 juin 1672, 1 p. in-fol., trace de cachet. (Coll. Charles de Halm.) — P.
Superbe pièce, signée par Ruyter et Cornélius de Witt en qualité de députés et plénipotentiaires des Etats -Généraux de Hollande. Ils lui demandent la situation de son escadre, le nombre des navires de guerre, ceux qui ont été pris, brûlés ou coulés, les avaries qu'ils ont éprouvées, le chiffre des officiers, matelots et soldats tués, ce qui lui reste de vivres, de poudre et de projectiles, etc.
* 477 * COEHOORN (Menno, baron de), illustre général et ingénieur, le Vauban hollandais, n. au château de Lettingastaate (Frise), 1641, m. a La Haye, 17 mai 1704.
S. iv
Namur, 16 juin 1697, 2 p. 1/2 in-4. Déchirures enlevant
L. A. S., en français, à son Altesse, quelques lettres. Très rare.
Pièce historique où il se plaint du régiment de Jacob qui pille les paysans et les empêche d'apporter des vivres dans la ville. Il mande que les ennemis font de grandes provisions de munitions de guerre et de bouche, sans doute dans le but d'assiéger Namur. Aussi demande-t-il vingt mille écus pour achever les
souterrains et tout le JS^7^i^fJ//7^CJ*^fcc^£Cj reste des fortifications.
— (Namur avait été pris par Louis XIV le 5 juin 1692 et reconquis par le prince d'Orange Guillaume III le 4 août i6g5.
Les troupes françaises menaçaient de nouveau cette ville, mais les hostilités cessèrent bientôt par suite des négociations du traité de Ryswick qui fut signé le3o octobre suivant.)
POLOGNE
* 478 -s- KOSCIUSZKO (Thaddeus), le célèbre dictateur de la Pologne, en 1794, n. à Mereczowszczyzna, 12 février 1746, m. à Soleure (Suisse), i5 octobre 1817.
L. A. S., en français, à Berthier; Paris, 5 ventôse an IX (24 février 1801), 1/2 p. in-fol., cachet. (Coll. Ganthier-Lachapelle.) — P.
Superbe lettre où il le remercie de ce qu'il a fait en faveur du citoyen Fisher, chef de bataillon.
■5- 479 -* PONIATOWSKI (Joseph-Antoine, prince), héroïque défenseur de sa patrie contre les Russes en 1792 et en 1794, lieutenant de Kosciuszko, généralissime des Polonais, maréchal de l'Empire (16 octobre 181 3), n. à Varsovie, 7 mai 1762, m. noyé dans l'Elster, près de Leipzig, le 19 octobre 181 3.
L. A. S., en français, à un général; Varsovie, 16 mars 181 2, 1/2 p. in-4. Très rare. — P.
Intéressante lettre relative aux dispositions à prendre en vue d'une rupture de la France avec la Russie. Il lui recommande la plus grande circonspection afin que ces mesures ne paraissent prises que dans l'intérêt du maintien de l'ordre et de la police intérieure.
HOMMES DE GUERRE
S. IV
PRUSSE
± 480 * ZIETEN (Hans-Joachim von), un des plus célèbres lieutenants du grand Frédéric, n. à Wustrau (comté de Ruppin), 18 mai 1699, m. à Berlin, 26 janvier 1786.
L. S., avec la souscription autographe, à un conseiller saxon; Berlin, 20 août 1772, 1 p. 1/2 in-4. — P.
Très belle lettre où il lui annonce que le Roi lui a fait don, le 24 janvier, des seigneuries de Vieux-Friesack, Beetz, Rutenick et Sommerfeld, et que le contrat déjà rédigé lui en donne la jouissance à partir de la Saint- Barthélemy.
4-481 * HENRI DE PRUSSE, frère du grand Frédéric, un des meilleurs capitaines de son temps, protecteur des gens de lettres, ami de Voltaire, n. à Berlin, 18 janvier 1726, m. 3 août 1802.
L. S., en français, au chevalier de Moretty; Rheinsberg, 16 juillet 1786, 1/2 p. in-4. — P«
Il le remercie de l'envoi des épreuves et du dessin original des estampes dont il lui a fait la dédicace.
* 482 •* BRUNSWICK LUNEBOURG (Karl -Wilhelm- Ferdinand, duc de), généralissime des armées coalisées en 1792, auteur du fameux manifeste contre la France, commandant en chef des Prussiens dans la guerre de 1806, n. 9 octobre 1735, m. à Ottensee, près d'Altona, le 10 novembre 1806, d'une blessure reçue, le 14 octobre, à la bataille d'Auerstaedt.
L. A. S., en français, à M.... ; Brunswick, 26 juillet iSo5, 3 p. in-4. (Coll. Chateaugiron, Gilbert et Dubrunfaut.) — P.
Très intéressante lettre où il mande les nouvelles politiques et militaires. Le roi d'Angleterre a fait toutes les démarches pour engager M. Grenville à rentrer dans le ministère, mais celui-ci ne veut s'engagera rien sans Fox.^On croit que la Russie ne fera pas la guerre, parce qu'elle n'y a pas d'intérêts directs. Le roi de Prusse a une cataracte sur les deux yeux et il attend qu'on l'opère. Ou est très glorieux, .
en Angleterre, d'avoir fait échouer l'expé dition de la Hotte combinée. « Ils prétendent que c'est la maladie qui s'est manifestée parmi les trouppes et les matelots, qui a fait perdre du tems à la Martinique et donné / • à Nelson celui d'arriver de Madère à la Bar- * bade en vingt-quatre jours >
-> 483 -f BLUCHER (Gebhard-Leberecht von), prince deWahlstatt, feld-maréchal, qui s'illustra dans les campagnes de r 8 13 et de 1814 et décida la victoire de Waterloo, n. à Rostoclc (duché de Mecklenbourg), 16 décembre 1742, m. à Krieblowitz, 12 septembre 1819. L. A. S.; Greifswalde, 2 juillet 1807, 2 p. in-4. Rare- — P>
Superbe lettre historique où il donne des détails circonstanciés sur les opérations militaires et parle de la malice et de la ruse des Français « der Franzosen heimtûckische List. » — (Le 14 juin Napoléon avait battu les Prussiens et les Russes à Friedland et il négociait alors le traité de Tilsit, qui fut signé le 7 juillet avec la Russie et le 9 avec la Prusse.)
S. iv
HOMMES DE GUERRE
4- 484 H- KLEIST (Friedrich-Heinrich-Ferdinand-Emil), comte de Nollendorf, feldmaréchal, qui décida la victoire de Kulm et commanda l'aile gauche à la bataille de Leipzig, n. à Berlin, 9 avril 1762, m. dans la même ville, 17 février 1823.
L. A. S. à un général ; Berlin, 22 mars 1 806, 3 p. in-4. (Coll. B. Filhn.) — P.
Très belle lettre où il mande qu'il partage complètement sa manière de voir et qu'il désirerait avoir une entrevue avec lui pour lui communiquer de vive voix toute sa pensée. Les Français peuvent bien rire, car on les a traités de tous côtés comme de grands seigneurs. « Le fait est, dit-il, que la position géographique de notre pays exige que nous fassions alliance soit avec la France, soit avec la Russie. »
4- 485 -* SCHILL (Friedrich von), major de cavalerie, grand patriote, qui souleva son pays contre le despotisme de Napoléon, n. à Wilmsdorf, près de Dresde, 1773, tué à Stralsund le 3i mai 1809.
P. A. S.; Wolgart, 19 juillet 1807, 1 p. in-4. Rare. (Coll. B. Fillôn.)
Il manifeste l'intention d'aller à Treptow et surtout à Belgand et à Corlin vérifier le contenu des magasins ennemis.
*- 486 ■+ STEINMETZ (Karl-Friedrich von), général en chef des armées prussiennes dans les guerres contre l'Autriche et contre la France, n. 27 décembre 1796, m. à Landeck, près de Goerlitz, 4 août 1877. C'est lui qui conduisit les premières opérations contre l'armée de Bazaine sous Metz, de juillet à septembre 1870. L. A. S. à une amie; Berlin, 3i mars 1869, 4 p. pl. in-8.
Très intéressante lettre intime. Il se réjouit du retour du printemps qui va bientôt couvrir les arbres de verdure dans le joli Thiergarten, rendez-vous favori des Berlinois, surtout quand ils ont la joie d'y rencontrer leur excellent roi. Il se plaint de l'éloignement de son amie. Il lui mande qu'on a donné à l'Opéra de Berlin le Prophète, Oberon et Tannhàuser, et qu'il a assisté aux représentations.
*- 487 -* MOLTKE (Hellmuth-Karl-Bernhard, comte de), feld-maréchal, qui conçut le plan et dirigea l'exécution des campagnes de 1866 contre l'Autriche et de 1870 contre la France, n. à Parchim (Mecklembourg), 26 octobre 1800.
L. A. S. aux éditeurs Sandoz et Fischbacher, à Paris; Berlin, i3 mars 1877, 1 p. in-8, enveloppe. — P.
Intéressante lettre par laquelle il les remercie de l'envoi d'un exemplaire de la traduction de ses Lettres écrites de Russie, « Depuis que, par suite de l'indiscrétion d'un inconnu, ces communications confidentielles ont été livrées à la publicité, je ne puis pas faire d'opposition à leur plus grande diffusion, vu qu'elles ne contiennent rien qui puisse blesser n'importe qui
4- 488 * FRÉDÉRIC CHARLES DE PRUSSE, neveu de l'empereur Guillaume I, qui fit le siège de Metz en 1870 et commanda les armées prussiennes sur la Loire, n. 20 mars 1828.
P. S.; Stettin, 29 octobre 1859, 3/4 de p. in-4. (Coll. Dubrunfaut.) — P. Ordre au deuxième régiment d'infanterie de ligne de commencer l'instruction à partir du i novembre.