‹ Lettres autographes composant la collection de M. Alfred BovetChapitre 79 sur 312 · CINQUIÈME SÉRIE · texte numérisé non relu

CINQUIÈME SÉRIE

SAVANTS ET EXPLORATEURS

-y 5o3 -s- PARACELSE (Philippus-Aureolus-Theophrastus Bombast von Hohenheim, dit), un des plus grands médecins et chimistes de son temps, n. à Einsiedeln (Suisse), 17 décembre 1493, m. à Salzbourg, 23 septembre 1541. Fragment de sept lignes autographes, 1 p. in-4. Pièce montée. Très rare. (Coll. Wagener.) — P.

de l'astronomie

Précieux autographe dont l'authenticité a été certifiée à Berlin, en 1824, par Julius-Max Schottky.

4- 504 * BRAHE (Tycho), illustre savant danois, un des créateurs moderne, n. à Knudstrud (Danemark), ^décembre 1546, m. à Prague, 24 octobre 1601.

P. A. S. en latin; Wittenberg , 16 avril 1599,

I p. in-32. Très rare. — P.

Pièce d'album, qui est ainsi conçue : « Palingenius. Quàm pulcrum est hominem pariter doctum esse probumque et scire et sapere. » — (Tycho Brahe appartenait à une noble, famille danoise. Dès i56o il se voua à l'étude de l'astronomie. Méconnu de ses compatriotes, il se rendit à "Wittenberg en 1 566, puis à Rostock. En i569 il s'établit à Augsbourg, puis revint, en 1 57 1 , dans son pays. En 1576 le roi de Danemark Frédéric II lui concéda pour la vie l'île de Hoène, située à trois lieues de Copenhague, et lui fit bâtir un château et un observatoire. Tycho Brahe y demeura jusqu'en 1598, époque où, après la mort de son bienfaiteur, il fut persécuté.

II abandonna l'ile et entra au service de l'empereur Rodolphe II. Celui-ci mit à la disposition de l'illustre savant plusieurs châteaux, parmi lesquels Tycho choisit celui de Benateck, près de Prague. En février 1601 il vint dans cette dernière ville, mais une cruelle maladie le força bientôt à interrompre ses observations et le mit rapidement au tombeau à l'âge de cinquante-cinq ans.)

•f- 5o5 -s- MAESTLIN(Michael),astronomeallemand, disciple de Kopernik et maître de Kepler, n. à Goeppingen, i55o, m. 20 décembre i63i.

Il décida Galilée à abandonner le système de Ptolémée. y^g^* ^^^à™ h. P. A. S. ; 29 avril 1 5g8, 1 /4 de p. in-32. Tués rare. (Coll. C. de Halm.) JfaÀtnn'* Pn> ■.

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Pièce d'album, contenant cette phrase empruntée au cent dix-neuvième psaume : « Lucerna pedibus meis verbum tuum, et lumen semitis meis. »

SAVANTS ET EXPLORATEURS

4- 5o6 ■+ GALILEI (Galileo), un des plus grands génies scientifiques qu'ait produits l'humanité, n. à Pise, i5 février 1564, m. à Arcetri, 8 janvier 1642.

L. A. S. à un poète; Padoue, 5 janvier 1 601 , 8/4 de p. in-fol. (Coll. Trémont et Boilly.) — P.

Précieuse lettre, dans laquelle il le félicite sur son beau poème. En voici le texte: « La bellissima sestina et la gratissima lettera di vostra signoria mi sono state di doppio contento, questa recandomi testimoniata délia memoria che tiene di me, et quella dell' opinione che ha vostra signoria ch'io possa gustare ancora délie poetiche bellezze, et invero se pari al gusto et diletto fusse in me il giudizio, già per mia sentenza haveria la sua sestina sopra ogn'altro poema di tal génère vittoria; et confesso a vostra signoria haver veduto quello che o per la difficoltà del componimento, o pur per mia insatiabile ignoranza non speravo di veder mai, cioè sestina il cui alto vago et chiaro costretto non fusse dalla strettezza degl'oblighi superato ; ne la ringrazio dunque infinitamente et la prego a farmi spesso di simili favori che sarà per fine di questa con baciarli con ogni reverenza le mani, et offerirmeli servitore prontissimo. »

* 507 s- KEPLER (Johann), le grand astronome allemand, n. à Magstadt par Weil (Wurtemberg), 27 décembre 1 5y 1 , m. à Ratisbonne, i5 novembre i63o.

P. A. S., en latin; Nuremberg, 4-14 août 1625, 1 p. petit in-4. Pièce montée. (Coll. C. de Halm.) — P. de Mackenzie.

Belle pièce d'album comprenant trois vers latins et dans laquelle J. Kepler a signé

avec son titre de ,

Mm*.

-y 5o8 -s- CAVALIERI (Bonaventura), illustre géomètre italien, le créateur de la théorie des Indivisibles(i635), que lui contesta Roberval, n. à Milan, 1598, m. à Bologne, 3 décembre 1647.

L. A. S. à Giovanni-Antonio Rocca, à Reggio; Bologne, 21 septembre 1644, 3/4 de p. in-fol., cachet. Très rare. — P.

Superbe lettre où il lui mande son arrivée et celle de Torricelli (qui venait de découvrir le baromètre). Quand ils seront tous les trois réunis, ils feront un triumvirat.

4- 509 GUERICKE (Otto von), célèbre physicien allemand, auquel on doit la première idée de la machine pneumatique (i65o), n. à Magdebourg, 20 novembre 1602, m. 11 mai 1686.

L. A. S. (au prince de Anhalt); Hambourg, 22- novembre 1669, 4 p. in-fol.

Superbe lettre de condoléances sur la mort de son père. « Je viens, comme c'est mon devoir, offrir mes condoléances du plus profond de mon cœur et en toute humilité à V. A., et je déplore de toute mon âme cette perte cruelle, mais mon cœur sait mieux souffrir en silence, qu'exprimer avec des paroles la vive part qu'il prend à celle grande douleur, n

S. V SAVANTS ET EXPLORATEURS 187

f 5io -* TORRICELLI (Evangelista), illustre physicien italien, le meilleur disciple de Galilée, inventeur du baromètre (1643), n. à Faenza, i5 octobre 1608, m. à Florence, 25 octobre 1647.

L. A. S. à Angelo Ricci, à Rome; Florence, 17 janvier 1645, 3 p. in-fol., traces de cachet. Très rare. (Coll. B. Fillon.)

Précieuse lettre relative à ses travaux sur la spirale d'Archimède. Il le prie de savoir du père Mersenne (le célèbre géomètre, ami et défenseur de Descartes) quel est l'auteur français qui a prétendu démontrer que la ligne courbe parabolique est égale à une spirale d'Archirhède. Il donne alors la définition de cette ligne telle qu'il la conçoit, et il complète sa démonstration par une figure. Il prie Angelo Ricci de communiquer ces observations au Père Mersenne.

* 5 1 1 CASSINI (Giovanni-Domenico), grand astronome italien, fondateur de l'Observatoire de Paris, n. à Perinaldo, 8 juin 1625, m. à Paris, 14 septembre 1712.

L. A. S. à un savant; ( 1 65 3), 2 p. in-4. Piqûres de vers. — P. S^t / y") *

Épître scientifique sur les instruments qui lui sont nécessaires pour le ré- (r / 4f/ C*P / ÛJ^c&fyVV*-

tablissement de la méridienne dé l'église de Sainte Pétronne de Bologne ^f&*^\.J ^^4-- ^ S /

(opération qui donna lieu à des découvertes intéressantes en astronomie.) C/ 'Ç^r

■f- 5 12 -t- NEWTON (Isaac), un des plus grands génies scientifiques de l'humanité, qui découvrit les lois du système du monde, n. à Noolsthorpe (Lincolnshire), 25 décembre 1642, m. à Londres, 20 mars 1727.

P. S.; 3 octobre 1706, 3/4 de p. in-fol. — P.

Très jolie pièce, signée comme directeur de la Monnaie (fonction qu'il exerçait depuis 1699). C'est un reçu de deux mille trois cent soixante-douze livres trois schellings et onze pence et demi à lui payées par ordre et pour le service du Roi.

* 5 1 3 s- FLAMSTEED (John), célèbre astronome anglais, fondateur de l'observatoire de Greenwich, rival de Newton, n. à Derby, 19 août 1646, m. 3i décembre-^io,.

3o septembre 1715, 1/2 p.

in-4.

Certificat accordé à un employé de l'observatoire de Greenwich (fondé en juillet 1676).

* 514 s- STAHL (Georg-Ernst), illustre médecin et chimiste allemand, précurseur de Lavoisier, créateur de la théorie du vitalisme, n. à Anspach (Bavière), 21 octobre 1660, m. à Berlin, 14 mai 1734.

L. A. S. au baron de Canstein, à Berlin; Halle (où il était professeur depuis 1694), i5 juillet 1702, 1 p. 1/2 in-4, cachet. Très rare. (Coll. Charles de Halm.) — P.

Très belle lettre où il lui donne une consultation médicale. Les eaux minérales n'ayant pas produit l'effet désiré, il lui envoie quelques doses de sel digestif et des pilules dont il faudra continuer l'usage jusqu'à ce qu'un effet se produise.

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