LETTRE DE HERSCHEL AU DOCTEUR PARRY — FRAGMENT
Numéro 548.
SAVANTS ET EXPLORATEURS
^ 549 -* BANKS (sir Joseph), célèbre naturaliste anglais, compagnon du capitaine Cook, n. à Londres, i3 février 1740, m. dans la même ville, 19 mai 1820.
L. A. S. au naturaliste Broussonet (membre de l'Institut, n. 1701,01. 1807); Londres 1 mai 2 p. in-4. (Coll. Boilly.) — P. au fusain dessiné par J. Boilly.
Très belle lettre ou il lui annonce la nomination de Berthollet, Laplace, Cassini, Legendre et Méchain, comme membres étrangers de la Société royale de Londres (dont Banks était président depuis le mois de novembre 1778). Les nouvelles reçues de Botany-Bay sont peu favorables quant au succès de la colonisation, tellement que les condamnés semblent préférer être pendus plutôt que d'être envoyés dans cette colonie.
*55o-s- SAUSSURE (Horace-Bénédict de), grand géologue et physicien suisse, qui, le premier, gravit le Mont-Blanc jusqu'à sa cime, en juillet 1788, auteur d'un Voyage dans les Alpes, publié de 1779 à 1796, n. à Conches, près de Genève, 17 février 1740, m. à Genève, 22 janvier 1799.
L. A. S. à Haller fils (Amédée-Emmanuel, botaniste, n. 1735, m. 1786); Londres, 18 novembre 1768, 3 p. in-4, cachet. — P.
Superbe lettre écrite pendant son voyage en Angleterre (où il était allé étudier la structure des montagnes). Il le remercie des livres qu'il lui a expédiés. Considérations philosophiques sur la résignation aux volontés du Dispensateur. M. Pringle (le savant anglais) lui a dit que Haller (le père) s'était déterminé à accepter la place de Gcettingue. « J'en suis fâché pour moi, bien aise pour les sciences, honteux pour Berne. » Il termine par cette phrase humoristique. « Si vous rencontrés dans votre chemin la perruque de M. Burmann, l'épée de M. l'Admirai, la femme de M. Van Ouder Meulen ou les sourcils.de M. Fizeaux, vous leur ferés, s'il vous plait, mes compliments. » — (Le départ de Haller pour Gcettingue n'était qu'un faut bruit.)
55 1 •+ LA PEROUSE (Jean-François de Galaup, comte de), l'illustre et infortuné navigateur, n. au Gua (Tarn), 22 août 1741, m. près de l'île de Vanikoro (Océanie) en 1788. Les débris de son expédition furent retrouvés en 1826.
L. A. S. à madame de Labessière (sa sœur), à Villefranche en Rouergue ; Paris, 3 janvier 1778, 2 p. in-4. Déchirée par le milieu et habilement raccommodée. — P.
Il compte passer l'hiver à Paris, si la guerre ne se déclare pas, et il ne fera de voyage en Languedoc qu'après une campagne. Il voit souvent M. de La Jonquière. « Il sollicite de I'employ, mais on n'aime guerre les vieilles gens dans ce payis cy et les anciens services sont comptés pour peu de chose. » — (La Pérouse était alors lieutenant de vaisseau. La guerre ayant été déclarée le 10 juillet suivant, il alla servir sous les ordres de l'amiral d'Estaing et se distingua dans plusieurs combats).
552 * LA PEROUSE (Jean-François de Galaup, comte de).
L. S., avec la souscription autographe, au comte... ; Kamtschatka, baie d'Avatcha, 25 septembre 1787, 3 p. 3/4 in-fol. (Coll. Chateaugiron.)
Précieuse lettre, écrite pendant son dernier voyage. Il lui envoie M. Lesseps qui lui apprendra leur arrivée à Kamtschatka après une très longue navigation, pendant laquelle ils ont encore trouvé à glaner après les abondantes moissons du capitaine Cook. Il raconte l'accueil fraternel qu'il a reçu du gouverneur d'Okots et le prie de témoigner toute sa reconnaissance à l'impératrice de Russie (Catherine II) pour les ordres qu'elle a donnés à cet effet. — (La Pérouse avait quitté la France le i août 1785 et il avait navigué deux
ans le long des côtes de l'Amérique et de l'Asie. Il était /____ — I 1 t arrivé, le 7 seDtembre 1787. au Kamtschatka. Il exnédia À '/ / /il . X7
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arrivé, le 7 septembre 1787, au Kamtschatka. Il expédia *P A / / / /) J j /l J '
alors Lesseps, chargé d'apporter à Paris les notes, cartes, Cx"S^ ''i/éAS'J j^>2' 7^-(J / /fyty^ /&'tf*l&££c\sS
plans et dessins recueillis dans le voyage. Puis il quitta la /S
baie d'Avatcha le 29 septembre. — Jean-Baptiste-Barthé lemy de Lesseps, né à Cette en 1766, revint heureusement en France et échappa ainsi à la destruction totale de l'expédition. Il suivit la carrière diplomatique et mourut en i83.|. à Lisbonne, où il était consul général. L'illustre ingénieur de l'isthme de Suez est son neveu.)