‹ Lettres choisies de Saint Vincent de PaulChapitre 33 sur 100 · DE METZ · texte numérisé non relu

DE METZ

De Paris, ce 2 novembre.

J’ai reçu la vôtre avec confusion de ce que votre charité m’attribue des louanges qui me rendent coupable devant Dieu. Mais j’ai été bien consolé de la confiance avec laquelle votre bonté me parle de ses besoins, dont je vous remercie très humblement, et prie Notre-Seigneur qu’il soit lui-même votre pourvoyeur et votre provision, et qu’il me fasse digne de rendre quelque petit service à votre dilection. J’ai essayé de communiquer par écrit un mot à votre chère Mère la supérieure du premier monastère de notre ville, laquelle m’a fait réponse qu’elle essayera de faire ce qu’elle pourra pour votre chère maison, et qu’en effet elle a déjà cent livres qu’on lui a promises, et que, dès qu’elle les recevra, elle me les enverra ; et je ne faudrai de les vous envoyer aussitôt, comme aussi ce qu’elle pourra faire de plus. C’est un cœur tout plein de charité. N’étaient quelques incommodités que cette maison a, vous pourriez voir, ma chère Mère, qu’elle vous en enverrait de leur monastère .

J’oubliais à vous dire, ma chère Mère, que, si je le pouvais, je destinerais quelque chose de ce qu’on envoie, pour les œuvres de Metz, mais qu’il ne nous est pas permis d’en bailler qu’à ces pauvres gens qui mendient, pour les aider et les empêcher de mourir de faim. ' , .

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