‹ Lettres choisies de Saint Vincent de PaulChapitre 8 sur 100 · A LOUISE DE MARILLAC · texte numérisé non relu

A LOUISE DE MARILLAC

Mai 1030.

Il est fort difficile, Mademoiselle, de faire quelque bien sans contrariété ; et, pour ce que nous devons, autant qu’il nous est possible, soulager la peine d’autrui, je pense que vous feriez un acte agréable à Dieu de voir M. le Curé et de lui faire vos excuses de ce que, sans son avis, vous avez parlé aux sœurs de la Charité (1) ; que s’il ne le trouve pas bon, que vous en demeuriez là ; et mon avis est que vous le fassiez. Notre-Seigneur retirera peut-être plus de gloire de votre soumission que de tout le bien que vous pourriez faire. Un beau diamant vaut plus qu’une montagne de pierres ; et un acté d’acquiescement et de soumission vaut mieux que quantité de bonnes œuvres qu’on pratique à l’égard d’autrui.

Page 1