‹ Lettres choisies de Voltaire (volume 2)Chapitre 146 sur 246 · SDR MONTESQUIEU ET GROTIUS · texte numérisé non relu

SDR MONTESQUIEU ET GROTIUS

15 mars 1767,

Je crois, comme vous, monsieur, qu'il y a plus d'une inadvertance dans Y Esprit des Lois. Très-peu de lecteurs sont attentifs; on ne s'est point aperçu que presque toutes les citations de Montesquieu sont fausses. Il cite le prétendu testament du cardinal de Richelieu, et il lui fait dire, au chapitre vt, dans le livre III, que s'il se trouve dans le peuple quelque malheureux honnête homme, il ne faut pas s'en servir. Ce testament, qui d'ailleurs ne mérite pas la peine d'être cité, dit précisément le contraire; et ce n'est point au sixième, mais au quatrième chapitre.

Il fait dire à Plutarque que les femmes n'ont aucune part au véritable amour. Il ne songe pas que c'est un des interlocuteurs qui parle ainsi , et que ce Grec , trop grec , est vivement réprimandé par le philosophe Daphneus, pour lequel Plutarque décide. Ce dialogue est tout consacré à l'honneur des femmes; mais Montesquieu lisait superficiellement et jugeait trop vite.

C'est la même négligence qui lui a fait dire que le grand-seigneur n'était point obligé par la loi de tenir sa parole; que tout le bas com-

merce était infâme chez les Grecs; qu'il déplore l'aveu glement de François I'', qui rebuta Christophe Colomb, qui lui proposait les Indes, etc. Vous remarquerez que Christophe Colomb avait découvert l'Amérique avant que François I" fût né.

La vivacité de son esprit lui fait dire, au même endroit, livre IV, chapitre xix, que le conseil d'Espagne eut tort de défendre l'emploi de l'or en dorure. Un décret pareil, dit-il, serait semblable à celui que feraient les États de Hollande, s'ils défendaient la cannelle. Il ne fait pas réflexion que les Espagnols n'avaient point de manufactures, qu'ils auraient été obligés d'acheter les étoffes et les galons des étrangers, et que les Hollandais ne pouvaient acheter ailleurs que chez eux-mêmes la cannelle qui croit dans leurs domaines.

Presque tous les exemples qu'il apporte sont tirés des peuples inconnus du fond de l'Asie , sur la foi de quelques voyageurs mal instruits ou menteurs*

Il affirme qu'il n'y a de fleuve navigable en Perse que le Cyrus : il oublie le Tigre, l'Euphrate, l'Oxus, l'Araxe et le Phase, l'Indus même, qui a coulé longtemps sous les lois des rois de Perse. Chardin nous assure, dans son troisième tome, que le fleuve Zenderouth, qui traverse Ispahan, est aussi large que la Seine à Paris, et qu'il submerge souvent des maisons sur les quais de la ville.

Malheureusement le système de Y Esprit des Lois a pour fondement une antithèse qui se trouve fausse. Il dit que les monarchies sont établies sur r honneur et les républiques sur la vertu; et, pour soutenir ce prétendu bon mot : « La nature de l'honneur (dit- il, livre III, chapitre vu) est de demander des préférences, des distinctions; l'honneur est donc, parla chose même, placé dans le gouvernement monarchique. » Il devrait songer que , par la chose même , on briguait , dans la république romaine , la préture, le consulat, le triomphe, des couronnes et des statues.

J'ai pris la liberté de relever plusieurs méprises pareilles dans ce livre, d'ailleurs très-estimable. Je ne serai pas étonné que cet ouvrage célèbre vous paraisse plus rempli d'épigrammes que de raisonnements solides , et cependant il y a tant d'esprit et de génie qu'on le préférera toujours à Grotius et à Puffendorf. Leur malheur est d'être ennuyeux ; ils sont plus pesants que graves.

Grotius, contre lequel vous vous élevez avec tant de justice, a

extorqué de son temps une réputation qu'il était bien loin de mériter. Son Traité de la religion chrétienne n'est pas estimé des vrais savants. C'est là qu'il dit au chapitre xxii de son premier livre que l'embrasement de l'univers est annoncé dans Hystaspe et dans les Sibylles. Il ajoute à ces témoignages ceux d'Ovide et de Lucain; il cite Lycopbron pour prouver l'histoire de Jonas.

Si vous voulez juger du caractère de l'esprit de Grotius , lisez sa harangue à la reine Anne d'Autriche , sur sa grossesse. Il la compare à la juive Anne qui eut des enfants étant vieille; il dit que les dauphins, en faisant des gambades sur l'eau, annoncent la fin des tempêtes, et que, par la même raison , le petit dauphin qui remue dans son ventre annonce la fin des troubles du royaume.

Je vous citerais cent exemples de cette éloquence de collège dans Grotius , qu'on a tant admiré. Il faut du temps pour apprécier les livres et pour fixer les réputations.

Ne craignez pas que le bas peuple lise jamais Grotius et Puffendorf; il n'aime pas à s'ennuyer. Il lirait plutôt ( s'il le pouvait) quelques chapitres de Y Esprit des Lois , qui sont à portée de tous les esprits parce qu'ils sont très- naturels et très-agréables. Mais distinguons, dans ce que vous appelez peuple, les professions qui exigent une éducation honnête et celles qui ne demandent que le travail des bras et une fatigue de tous les jours. Cette dernière classe est la plus nombreuse. Celle-là, pour tout délassement et pour tout plaisir, n'ira jamais qu'à la grand'messe et au cabaret, parce qu'on y chante et qu'elle y chante ellemême ; mais , pour les artisans plus relevés , qui sont forcés par leurs professions mômes à réfléchir beaucoup , à perfectionner leur goût, à étendre leurs lumières , ceux-là commencent à lire dans Xoute l'Europe. Vous ne connaissez guère, à Paris, les Suisses que par ceux qui sont aux portes des grands seigneurs, ou par ceux à qui Molière fait parler un patois inintelligible dans quelques farces; mais les Parisiens seraient étonnés s'ils voyaient dans plusieurs villes de Suisse, et surtout dans Genève , presque tous ceux qui sont employés aux manufactures passer à lire le temps qui ne peut être consacré au travail. Non, monsieur, tout n'est point perdu quand on met le peuple en état de s'apercevoir qu'il a un esprit. Tout est perdu, au contraire, quand on le traite comme une troupe de taureaux ; car tôt ou tard ils vous frappent de leurs cornes.

Croyez-vous que le peuple ait lu et raisonné dans les guerres civiles de la Rose rouge et de la Rose blanche en Angleterre, dans celle qui fit périr Charles I*' sur un échafaud, dans les horreurs des Armagnacs et des Bourguignons, dans celles mômes de la Ligue? Le peuple ignorant et féroce était mené par quelques docteurs fanatiques qui criaient : Tuez tout, au nom de Dieu. Je défierais aujourd'hui Cromwell de bouleverser l'Angleterre par son galimatias d'énergumène ; Jean de Leyde de se faire roi de Munster , et le cardinal de Retz de faire des barricades à Paris. Enfin, monsieur, ce n'est pas à vous d'empêcher les hommes de lire, vous y perdriez trop , etc.

A L'IMPÉRATRICE DE RUSSIE

26 mai 1767.

Un voyage en Asie ! allez-vous Tentreprendre , Belle et sublime Talestris?

Que fercz-vous dans ce pays?

Vous n'y verrez point d'Alexandre.

Hélas ! Votre Majesté impériale ferait le tour du globe qu'elle ne rencontrerait guère de rois dignes d'elle. Elle voyage comme Cérès la législatrice en faisant du bien au monde. Je ne sais point la langue russe; mais, par la traduction que vous daignez m' envoyer, je vois qu'elle a des inversions et des tours qui manquent à la nôtre. Je ne suis pas comme une dame de la cour de Versailles qui disait : « C'est bien dommage que l'aventure de la tour de Babel ait produit la confusion des langues; sans cela tout le monde aurait toujours parlé français. »

L'empereur de la Chine, Cam-hi, votre voisin, demandait à un missionnaire si on pouvait faire des vers dans les langues de l'Europe ; il ne pouvait le croire.

Que Votre Majesté impériale daigne agréer mes sentiments et le trèsprofond respect de ce vieux Suisse , etc.

A M. DE PARGIELX,

SUR SON PROJET d'aMEKER LA RIVIERE D*YVETT£ A PARIS.

A Ferney, le 17 jaUlet 1767.

Vous avez dû, monsieur, recevoir des éloges et des remerclments de tous les hommes en place ; vous n'en recevez aujourd'hui que d'un homme bien inutile , mais bien sensible à votre mérite et à vos grandes vues patriotiques. Si ma vieillesse et mes maladies m'ont fait renoncer à Paris , mon cœur est toujours votre citoyen. Je ne boirai plus des eaux de la Seine, ni d'Arcueil, ni de l'Yvette, ni même de l'Hippocrène , mais je m'intéresserai toujours au grand monument que vous voulez élever. U est digne des anciens Romains, et malheureusement nous ne sommes pas Romains. Je ne suis point étonné que votre projet soit encouragé par M. de Sartine. 11 pense comme Agrippa ; mais l'Hôtel de ville de Paris n'est pas le Capitole. On ne plaint point son argent pour avoir un opéracomique, et on le plaindra pour avoir des aqueducs dignes d'Auguste, le désire passionnément de me tromper. Je voudrais voir la fontaine d'Yvette former un large bassin autour de la statue de Louis XV; je voudrais que toutes les maisons de Paris eussent de l'eau , comme celles de Londres. Nous venons les derniers en tout. Les Anglais nous ont précédés et instruits en mathématiques, les Italiens en architecture , en peinture , en sculpture, en poésie, en musique; et j'en suis fâché.

J'ai l'honneur d'être, avec l'estime infinie que vous méritez, et avec la reconnaissance d'un citoyen, monsieur, votre, etc.

A M. GOLLINI,

A MANUEIM.

Ferney, 21 octobre 1767.

J'ai lu, mon cher ami, avec un très-grand plaisir votre Dissertation sur la mauvaise humem* où était si justement l'électeur palatin

Charles-Louis contre le vicomte de Turenne. Vous pensez avec autant de sagacité que vous vous exprimez dans notre langue avec pureté. Je reconnais là il genio fiorentino. Je ferai usage de vos conjectures dans la nouvelle édition du Sivcle de Louis XIV ^ qui est sous presse, et je serais flatté de vous rendre la justice que vous méritez. Voici, en attendant, tout ce que je sais de cette aventure et les idées quelle me rappelle.

J'ai eu l'honneur de voir très-souvent, dans ma jeunesse, le cardinal d'Auvergne et le chevalier de Bouillon , neveu du vicomte de Turenne. Ni eux ni le prince de Vendôme ne doutaient du cartel; c'était une opinion généralement établie. Il est vrai que tous les anciens officiers, ainsi que les gens de lettres , avaient un très-grand mépris pour le prétendu Dubuisson , auteur de la mauvaise Histoire de Turenne. Ce romancier Sandras de Courtilz , caché sous le nom de Dubuisson , qui mêlait toujours la fiction à la vérité, pour mieux vendre ses livres, pouvait très-bien avoir forgé la lettre de l'électeur, sans que le fond de l'aventure en fût moins vrai.

Le témoignage du marquis de Beauvau, si instruit des aflaires de son temps, est d'un très-grand poids. La faiblesse qu'il avait de croire aux sorciers et aux revenants, faiblesse si commune encore en ce temps-là, surtout en Lorraine, ne me paraît pas une raison pour le convaincre de faux sur ce qu'il dit des vivants qu'il avait connus.

Le défi proposé par l'électeur ne me semble point du tout incompatible avec sa situation et son caractère : il était indignement opprimé; et un homme qui, en 1655, avait jeté un encrier à la tête d'un plénipotentiaire pouvait fort bien envoyer un défi, en 1674, à un général d'armée qui brûlait son pays sans aucune raison plausible.

Le président Ilénault peut avoir tort de dire que « M. de Turenne répondit avec une modération qui fit honte à l'électeur de cette bravade. » Ce n'était point, à mon sens, une bravade, c'était une très-juste indignation d'un prince sensible et cruellement ofiensé.

On touchait au temps où ces duels entre les princes avaient été fort communs. Le duc de Beaufort, général des armées de la Fronde, avait tué en duel le duc de Nemours. Le fils du duc de Guise avait voulu se battre en duel avec le grand Condé. Vous verrez dans les iMtres de

Pélisson que Louis XIV lui-même demanda s'il lui serait permis en conscience de se battre contre l'empereur Léopold.

Je ne serais point étonné que rélecteur , tout tolérant qu'il était ( ainsi que tout prince éclairé doit l'être), ait reproché dans sa colère au maréchal de Turenne son changement de religion , changement dont il ne s'était avisé peut-être que dans l'espérance d'obtenir l'épée de connétable, qu'il n'eut point. Un prince tolérant, et même très-indifférent sur les opinions qui partagent les sectes chrétiennes , peut fort bien , quand il est en colère , faire rougir un ambitieux qu'il soupçonne de s'être fait catholique romain par politique, à l'âge de cinquante- cinq ans ; car il est probable qu'un homme de cet âge, occupé des intrigues de cour et, qui pis est , des intrigues de l'amour et des cruautés de la guerre, n'embrasse pas une secte nouvelle par conviction. Il avait changé deux fois de parti dans les guerres civiles ; il n'est pas étrange qu'il ait changé de religion.

Je ne serais point encore surpris de plusieurs ravages faits en différents temps dans le Palatinat par M. de Turenne ; il faisait volontiers subsister ses troupes aux dépens des amis comme des ennemis. II est très-vraisemblable qu'il avait un peu maltraité ce beau pays, même en 16âA, lorsque le roi de France était allié de l'électeur, et que l'armée de France marchait contre la Bavière. Turenne laissa toujours à ses soldats une assez grande licence. Vous verrez dans les mémoires du marquis de Lafare que , vers le temps même du cartel , il avait très-peu épargné la LoiTaine et qu'il avsdt laissé le pays Messin même au pillage. L'intendant avait beau lui porter ses plaintes, il répondait froidement : Je le ferai dire à Vordre.

Je pense, comme vous, que la teneur des lettres de l'électeur et du maréchal de Turenne est supposée. Les historiens malheureusement ne se font pas un scrupule de faire parler leurs héros. Je n'approuve point dans Tite-Live ce que j'aime dans Homère. Je soupçonne la lettre de Ramsay d'être aussi apocryphe que celle du Gascon Sandras. Ramsay l'Écossais était encore plus Gascon que lui. Je me souviens qu'il donna au petit Louis Racine, fils du grand Racine, une lettre au nom de Pope, dans laquelle Pope se justifiait des petites libertés qu'il avait prises dans son Essai sur t homme, Ramsay avait pris beaucoup de peine à écrire cette lettre en français, elle était assez éloquente ; mais vous remarque-

rez, s'il vous plaît, que Pope savait à peine le français et qu'il n'avait jamais écrit une ligne dans cette langue; c'est une vérité dont j'ai été témoin, et qui est sue de tous les gens de lettres d'Angleterre. Voilà ce qui s'appelle un gros mensonge imprimé; il y a même dans cette fiction je ne sais quoi de faussaire qui me fait de la peine.

Ne soyez point surpris que M. de Ghenevière n'ait pu trouver dans le dépôt de la guerre ni le cartel ni la lettre du maréchal de Turenne. C'était une lettre particulière de M. de Turenne au roi, et non au marquis de Louvois. Par la même raison, elle ne doit point se trouver dans les archives de Manheim. Il est très-vraisemblable qu'on ne garda pas plus de copie de ces lettres d'animosité que l'on n'en garde de celles d'amour.

Quoi qu'il en soit, si l'électeur palatin envoya un cartel par le trompette Petit-Jean, mon avis est qu'il fit très-bien, et qu'il n'y a à cela nul ridicule. S'il y en avait eu, si cette bravade avait été honteuse, comme le dit le président Hénault, comment l'électeur, qui voyait ce fait publié dans toute l'Europe, ne 1* aurait-il pas hautement démenti? comment aucun homme de sa cour ne se serait-il élevé contre cette imposture?

Pour moi je ne dirai pas comme ce maraud de Frelon dans V Ecossaise : « J'en jurerais, mais je ne le parierais pas. » Je vous dirai : Je ne le jure ni ne le parie. Ce que je vous jurerai bien c'est que les deux incendies du Palatinat sont abominables. Je vous jure encore que, si je pouvais me transporter, si je ne gardais pas la chambre depuis près de trois ans et le lit depuis deux mois, je viendrais faire ma cour à Leurs Altesses sérénissimes, auxquelles je serai bien respectueusement attaché jusqu'au dernier moment de ma vie. Comptez de même sur l'estime et sur l'amitié que je vous ai vouées.

A propos d'incendie, il y a des gens qui prétendent qu'on mettra le feu à Genève cet hiver. Je n'en crois rien du tout; mais si on veut brûler Ferney et Tourney, le régiment de Conti et la légion de Flandre, qui sont occupés à peupler mes pauvres villages, prendront gaiement ma défense.

A M. DE GHABANON.

18 décembi-ei767.

Mon cher enfant, mon cher ami, mon cher confrère, je ne me connais pas trop en C sol ut et en F ut fa. J'ai l'oreille dure, je suis un ' peu sourd; cependant je vous avoue qu'il y a des airs de Paiidore qui ' m'ont fait beaucoup de plaisir. J'ai retenu, par exemple, malgré moi :

Ah ! vous avez pour vous la grandeur et la gloire.

D'autres airs m'ont fait une grande impression, et laissent encore un bruit confus dans le tympan de mon oreille.

Pourquoi sait-on par cœur les vers de Racine? c'est qu'ils sont bons. Il faut donc que la musique retenue par les ignorants soit bonne aussi. On me dira que chacun sait par cœur :

J'appelle un chat un chat, et Rolet un fripon. Aimez-vous la muscade? on en a mis partout, etc.

Ce sont des vers du pont Neuf, et cependant tout le monde les sait par cœur; que la plupart des ariettes de Lulli sont des airs du pont Neuf et des barcarolles de Venise, d'accord : aussi ne les a-t-on pas retenus comme bons, mais comme faciles. Mais, pour peu qu'on ait de goût, on grave dans sa mémoire tout \Art poétique et quatre actes entiers d'Amiide. La déclamation de Lulli est une mélopée si parfaite, que je déclame tout son récitatif en suivant ses notes et en adoucissant seulement les intonations; je fais alors un très-grand effet sur les auditeurs, et il n'y a personne qui ne soit ému. La déclamation de Lulli est donc dans la nature, elle est adaptée à la langue, elle est l'expression du sentiment.

Si cet admirable récitatif ne fait plus aujourd'hui le même effet que dans le beau siècle de Louis XIV, c'est que nous n'avons plus d'acteurs, nous en manquons dans tous les genres; et de plus les ariettes de Lulli ont fait tort à sa mélopée et ont puni son récitatif de la faiblesse de ses

symphonies. Il faut convenir qu'il y a bien de l'arbitraire dans la musique. Tout ce que je sais c'est qu'il y a dans la Pandore de M. de Laborde des choses qui m'ont fait un plaisir extrême.

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