Acte II , scène m
les deux charmantes scènes du Cid^^ une grande partie de Cinnay le rôle de Sévère, presque tout celui de Pauline, la moitié du dernier acte de Rodogune *, se soutiendraient à côté d'Athalie, quand même ces morceaux seraient faits aujourd'hui. De quel œil devons-nous donc les regarder quand nous songeons au temps où Corneille a écrit ! J'ai toujours dit: In domo paùis mei mansiones multœ sunt. Molière ne m'a point empêché d'estimer le Glorieux, de M. Destouches ^ ; Rliadamîste * m'a ému, même après Phèdre. Il appartient à un homme comme vous, monsieur, de donner des préférences, et point d'exclusions.
Vous avez grande raison, je crois, de condamner le sage Despréaux d'avoir comparé Voiture à Horace'. La réputation de Voiture a dû tomher, parce qu'il n'est presque jamais naturel, et que le peu d'agréments qu'il a sont ^ d'un genre hien petit et hien frivole. Mais il y a des choses si sublimes dans Corneille, au milieu de ses