M., Ep., I, I
8. M°"> d'Epinay qui visita Voltaire, vers ce même temps, décrit ainsi M"» Denis dans une de ses Lettres:
« La nièce de Voltaire esta mourir de rire; c'est une petite grosse femme toute ronde, d'environ cinquante ans, laide et bonne, menteuse sans le vouloir et sans méchanceté; n'ayant pas d'esprit et en paraissant avoir ; criant, décidant, politiquant, versiQant, raisonnant, déraisonnant, et tout cela sans choquer personne...» [Mémoires, t. ii, p. 4ii.
hiver. Allez à Paris; allez, vous qui ne pouvez encore vous défaire de vos passions.
Urbis araatorem Fusciim salvere jubemua Ruris amatores *.
VAmi des hommes, ce M. de Mirabeau*, qui parle, qui parle, qui parle, qui décide, qui tranche, qui aime tant le gouvernement féodal, qui fait tant d'écarts, qui se blouse ' si souvent, ce prétendu ami du genre humain, n'est mon fait* que quand il dit : « Aimez l'agriculture. » Je rends grâce à Dieu, et non à ce Mirabeau, qui m'a donné cette dernière passion. Eh bien ! quittez donc votre aimable Launai pour Paris; mais retournez à Launai, et regrettez, comme moi, que Launai soit si loin de Ferney, Ecrivez-nous quand vous serez à Paris, parlez-nous des sottises que vous y aurez vues, et aimez toujours vos deux amis du lac de Genève, qui vous aiment de tout leur cœur^