‹ Lettres choisiesChapitre 267 sur 456 · Les comcdions français, soUicilé · texte numérisé non relu

Les comcdions français, soUicilé

par les protecteurs de M"« Corneille et de son père, avaient donné en 17G0 une représentation extraordinaire au bénéfice de cette famille malheureuse.

Ils jouèrent Bodogune et les Bourgeoises de qualité, de Dancourt. Avec le produit de la recette que l'empressement du public porta à cinq mille livres, la famille paya ses délies et put commencer à subvenir à l'éducation de la jeune fille. On la mit en pension à l'abbaye de Saint-Antoine à Paris. Le moment approchait où lépuisement de cette ressource extraordinaire devait la contraindre à quitter celte pension.

DE VOLTAIRE. 29o

dans moi le désir de vous recevoir, et de mériter la préférence que vous voulez bien nous donner. Je dois vous dire que nous passons plusieurs mois de l'année dans une campagne auprès de Genève * ; mais vous y aurez toutes les facilités et tous les secours possibles pour tous les devoirs de la religion *; d'ailleurs notre principale habitation est en France, à une lieue de là, dans un château très logeable que je viens de faire bâtir ', et où vous serez beaucoup plus commodément que dans la maison d'où j'ai l'honneur de vous écrire. Vous trouverez, dans l'une et dans l'autre habitation de quoi vous occuper, tant aux petits ouvrages de la main qui pourront vous plaire, qu'à la musique et à la lecture. Si votre goût est de vous instruire de la géographie, nous ferons venir un maître qui sera très honoré d'enseigner quelque chose à la petite-fille du grand Corneille ; mais je le serai beaucoup plus que lui de vous voir habiter chez moi *.

J'ai l'honneur d'être avec respect, mademoiselle, votre, etc.

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