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V. la note 3, page

3. Nom que se donnait Voltaire en plaisantant, par allusion (comme il dit), • aux rochers qui bordaient son désert. » — On sait que cette expression historique désignait le chef de la secte religieuse et militaire des assassins qui s'établit dans les montagnes de la Perse et de la Syrie, y subsista j.rès de deux siècles, se signala par BOQ fanatisme et par le meurtre des

princes voisins qui lui faisaient ombrage, et fut enfin exterminée dans la seconde moitié du treizième siècle par une invasion mongole et par les soudans d'Egypte. Pour les exciter au meurtre, on les enivrait d'haschic/i, de là leur nom : haschischins, d'où nous avons fait assassins.

4. Né en 1739, la Harpe venait de débuter au théâtre, à vingt-trois ans, par une tragédie en cinq actes, Le comte deWarwick, qu'il dédia à Voltaire. Ce fut le début de leurs relations. Jouée le 7 novembre 1763, cette pièce obtint quinze représentations et resta au répertoire.

étonner, où la nature parle, où l'on dit ce que l'on doit dire ; voilà les vers que j'aime : jugez si je ne dois pas être très content de votre ouvrage.

Vous me paraissez avoir beaucoup de mérite, attendu que vous avez beaucoup d'ennemis. Autrefois, dès qu'un homme avait fait un bon ouvrage, on allait dire au frère Vadeblé qu'il était janséniste* ; le frère Va deblé le disait au P. Le Tellier% qui le disait au roi. Aujourd'hui faites une bonne tragédie, et l'on dira que vous êtes athée. C'est un plaisir de voir les pouilles ^ que l'abbé d'Aubignac*, prédicateur du roi, prodigue à l'auteur de Cinna. Il y a eu de tout temps des Frérons^ dans la littérature; mais on dit qu'il faut qu'il y ait des chenilles, pour que les rossignols les mangent afin de mieux chanter.

J'ai l'honneur d'être, etc.

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