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V. page 336, note

6. L'armée avait été réduite, après le traité de Paris, en 1763. La réforme était un licenciement partiel des troupes qui ôtait leur emploi à un certain nombre d'ofticiers dont les compagnies étaient supprimées ; on leur conservait une partie de leur traitement, une demi-solde. C'est ce qu'on appelle, aujourd'hui, mettre à la suite.

DE VOLTAIRE. 3o7

chez moi, et sa femme et moi nous le verrons partir avec regret pour aller escadronner ^

Mgr le duc votre frère % quand je pris la liberté de lui représenter la rage que ce jeune homme avait de continuer le service, daigna m'écrire : Adressez-vous à ma sœw\ c'est à elle que je remets tout ce qui regarde votive petit Dupuits.

C'est donc vous. Madame, dont' je réclame la protection, en vous assurant sur ma pauvre vie qu'on ne sera jamais mécontent de Pierre Dupuits, mari de Françoise Corneille. Je vous demande cette grâce au nom de Cid et de Cinna. Pierre Corneille eut deux fils tués au service du roi * ; Pierre Dupuits demande le même honneur en qualité de gendre.

Je suis avec un profond respect, madame, votre très humble et très obéissant serviteur"^ , Voltaire.

LETTRE CLXI. — A W^e CALAS «.

Madame, tous ceux qui ont le bonheur de vous servir dans une affaire si juste doivent se féliciter également. Vous savez que je n'ai jamais douté de l'événement' de

1. Faire l'exercice et manœuvrer dans son escadron. « Dans huit jours il {Ch. de Séoigné) s'en ira s'y établir (à Rennes) avec toute cette noblesse, pour leur apprendre à escadronner et à prendre un air de guerre.» (M"" DE SÉVIGNÉ, t. IX, p. 85.)

2. Le duc de Choiseul était ministre de la guerre dt-puis 1761. 11 avait cédé les Affaires étrangères à son cousin, le duc de Praslin.

3. Tournure conforme au génie de la langue et très usitée dans le style classique ; elle a plus de force que : « C'est de vous, madame, que je réclame la protection. »

C'est moi dont l'ardeur leur a servi

[d'exein[ile.

(Raclnb, Andromnque, v. 15:^9.)

Et c'est cette vertu si nouvelle à la cour,

Bout la persévérance irrite mon amour.

(Id., Brilannicus, v. 418.) C'est elle dont je tiens cette haute [espérance

Qui flatte mes désirs d'une illustre' appa- [rence.

(Corneille, Pompée, rv, 3.)

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