‹ Lettres choisiesChapitre 351 sur 456 · L'abbé d'Olivet étaii né à Salins en · texte numérisé non relu

L'abbé d'Olivet étaii né à Salins en

2. Ouvrages traduits par l'abbé d'Olivet en 1721, ainsi que les Philippiqnes du même orateur.

3. Les quatorze Philippiqnes de Cicéron ont été prononcées au Sénat, contre Antoine, en l'an 43 avant J.-C.

Cicéron, né en 107 avant J.-C, avait alors soixante-deux ans. 11 fut tué en l'an 43, à l'àge de soixante-quatre ans.

4. L'abbé d'Olivet avait alors quatre-vingt-quatre ans. Il mourut en 176S.

5. La tragédie des Scythes, qui fut jouée à Paris le 26 mars 1767 et n'eut que quatre représentations. A Ferney même, elle réussit peu.

6. Petiti's-Mivsons, hôpital de Paris où l'on enfermait les fous dans de petites chambres. C'était, dans l'origine, une maiadrerie dépendante de Saint-Germain-des-Prés, dont l'empla-

cement fut acquis en 1557 par léchevinage de Paris. — Boileau a dit d'Alexandre :

Heureux, si, de son temps, pour cent

[honnes raisons,

La Macédoine eût eu des Petites-Maisons.

{Sat. vni, 110.) ....Il n'est point de fou qui, par belles [raisons, Ne loge son voisin aux Petites-Maisons. [Id. Sat. IV, 3 )

7. Depuis 1760, les rapports de Voltaire et de J.-J. Rousseau, longtemps excellents (V. page 243, notes 4 et 6), s'étaient d'abord refroidis, puis envenimés et avaient uni par tourner en hostilité déclarée. Rousseau commença la rupture en écrivant à Voltaire une lettre où il lui disait : » Jene vous aime point, monsieur, vous m'avez fait les maux qui pouvaient m'ètre les plus sensibles;... vous avez perdu Genève pour prix de l'asile que vous y avez

Mes divins anges, avant de me rafraîchir, lisez la pièce, et vous serez échauffés. Songez que quand on est porté par un sujet intéressant, par la peinture des mœurs agrestes, opposées au faste des cours orientales, par des passions vraies, par des événements surprenants et naturels, on vogue alors à pleines voiles (non pas à plein voile, comme dit Corneille *), et on arrive au port en dix jours. Un sujet ingrat demande une année, et un long travail, qui échoue ; un sujet heureux s'arrange de lui-même. Zaïi^e ne me coûta que trois semaines ^. Mais cinq actes en vers à soixante-treize ans, et malade ! J'ai donc le diable au corps? Oui, et je vous Tai mandé. Mais les vers sont donc durs, raboteux, chargés d'inutiles épithètes? Non; rapportez-vous-en à ce diable qui m'a bercé ; lisez, vous dis-je. Maman Denis est épouvantée de la chose, elle n'en peut revenir.

Ce n'est pas Tancrède, ce n'est pas Alzire^ ce n'est pas Mahomet^ etc. '. Cela ne ressemble à rien ; et cependant cela n'effarouche pas. Des larmes! on en versera, ou on sera de pierre. Des frémissements ! on en aura jusqu'à la moelle des os, ou on n'aura point de moelle. Et ce n'est pas l'ex-jésuite * qui a fait cette pièce; c'est moi.

Dans la fatuité de moa orgueil extrême, Je le dis à Praslin, à vous, à Frérou même*.

Ma Bergerie part donc. Je l'envoie à M. le duc de

reçu, etc. • (17 juin 1760). Vers le même tetrps il avait écrit à Moultou, son ami : « Vous me parlez de ce Voltaire? Pourquoi le nom de ce baladin 80uille-t-il vos lettres? Je le haïrais davantage, si je le méprisais moins. » (29 janvier 1760.) Sans répondre à la déclaration de guerre de J.-J. Rousseau, Voltaire lit connaître son sentiment à Thieriot : « J'ai reçu une grande lettre de J.-J. Rousseau ; il est devenu tout à fait fou ; c'est dommage. » (23 juin 1760.) Ainsi débuta la brouille et s'engagèrent les hostilités.

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