‹ Lettres choisiesChapitre 422 sur 456 · V. page 435. note · texte numérisé non relu

V. page 435. note

5. Chefs des ligueurs, dont chacun était chargé d'un des seize quartiers de Paris. Ils chassèrent Ueuri U\,

en 1588, et opposèrent à Henri IV une résistance désespérée. Le duc de Mayenne, brouillé avec eux, ;inéanlit leur pouvoir en 1591.

6. V. page 436, note 3. Il était avocat-général, depuis 1755 et membre de l'Académie fiançaise depuis 1757.

li donna sa démission, lors du coup d'Etat Maupeou et rentra dans l'ancien p.-irlement en 1774. Né eu 1726, il niourut émigré àTournayen 1792.

7. Sur celte expression, V. page 226, note 2. M. Heimin était ù Genève, en cette qualité, depuis le mois de décembre 1765 11 entretenait avec Ferney de fréquentes relations.

8. Cette histoire, publiée en 1769, était l'œuvre de Voltaire, bien qu'il eût gardé l'anonyme.

9. L'arrêt du conseil du roi qui déclara vacants les charges et offices des membres du parlement de Paris est du 28 janvier 1771.

11 eût fallu quitter absolument la France, s'ils avaient continué ^ d'être les maîtres. M. Durey de Meynières*, président des enquêtes, m'avait écrit, dix ans auparavant, que le parlement ne me pardonnerait jamais d'avoir dit la vérité dans V Histoire du siècle de Louis XIV.

Vous savez comljien il était dangereux d'avoir une terre dans le voisinage d'un conseiller, et quels risques on courait, si on était forcé de plaider contre lui'.

Joignez à ces tyrannies leurs persécutions contre les gens de lettres, la manière aussi infâme que ridicule dont ils en usèrent avec le vertueux Helvétius * ; enfin le sang du chevalier de La Barre dont ils se sont couverts, et tant d'autres assassinats juridiques ^ Songez que, dans leurs querelles avec le clergé, ils devinrent meurtriers, afin de passer pour chrétiens; et vous verrez que je ne suis pas payé pour les aimer.

La cause de ces bourgeois tyrans n'a certainement rien de commun avec celle de votre parent aussi aimable que respectable.

Il y a deux ans que je ne sors guère de mon lit. J'ai rompu tout commerce ^ J'attends la mort, sans rien savoir de ce que font les vivants ; mais je croirais mourir damné, si j'avais oublié un moment mes sentiments pour mon bienfaiteur. C'est là ma véritable profession de foi

1. Les grammairiens ont établi une distinction entre continuer à et continuer de. « Continuer à se dit d'une chose qu'on fait sans interruption :

a continuer à bien vivre; et continuer de s'emploie pour indiquer une chose où il y a interruption : continuez de vous former le style. On ne doit pas cesser de bien vivre, tandis que le travail du style souffre des interruptions. » — Les écrivains classiques ne nous semblent pas s'être préoccupés de celte distinction ; ils se décident entre a et de, croyons-nous, pour des raisons d'euphonie.

2. Ce président, mêlé aux troubles du parlement et fort engagé dans la résistance aux ordres du roi, eut, à ce sujet, en iloT, deux conversations, à Versailles, avec M"° de Pompadour, dont il a laissé un compte rendu assez

développé et fort intéressant. Publié parmi des pièces relatives à l'histoire du dix-huitième siècle, il a été inséré dans la récente publication des Lettres authentiques de la célèbre marquise.

(Malassis, éditeur, 1878.— P. 177-214.)

3. Allusion aux démêlés et aux tracasseries qui, de 1758 à 1761, avaient compromis les bons rapports de Voltaire avec le président de Brosses, propriétaire du château de Tournay.

Cette querelle fut l'occasion d'une assez longue correspondance(29lettre3) publiée, pour la première fois, en 1858, par M. Foisset, sous ce titre: Voltaire et le président de Brosses.

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