‹ Lettres d'Abélard et d'Héloïse, traduction nouvelle par le bibliophile Jacob précédée d'un travail historique et littéraireChapitre 2 sur 20 · MADAME · texte numérisé non relu

MADAME

Lorsque, le corps brisé et souffrant, l'âme > plus brisée et plus souffrante encore, je traduisais, pour me distraire et pour oublier, le latin obscur et mystique des deux illustres amants du Paraclet,

Combien de fois ai-je souhaulé posséder votre merveilleuse intelligence des langues:

Combien de fois ai-je regretté de n'avoir pas cette fine et puissante compréhension d'esprit, que vous appliquez à toutes choses :

Combien de fois ai-je désespéré d'atteindre ces délicatesses infinies de style qui n ‘appartiennent qu'à la plume des femmes, et surtout à la vôtre.

Daignez agréer, ne l'assurance de mon profond respect.

Pauz L. JACOB, miBLiorutrr.

Paris, 45 septembre 1810:

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