‹ Lettres d' "Aristocrates"; la Révolution racontée par des correspondances privées, 1789-1794Chapitre 122 sur 553 · Du même à la comtesse de Gontrœuil, sa s<em\ à Louvain · texte numérisé non relu

Du même à la comtesse de Gontrœuil, sa s<em\ à Louvain

(Ibid., T* 1302', p. 7).

Paris, le S juin 1789.

... Rien de neuf ici, ma chère sœur. Les Etats généraux sont aussi avancés à présent que le jour de l'ouverture. La grande ([uestion de délibérer par ordre ou par tète étant toujours indécise, rien ne se fera jusque-là, puisque les Etats ne se sont pas même constitués. On dit que le Roy ne peut prononcer sur cet objet, et la Noblesse ayant protesté qu'elle n'adhéreroit pas à l'opinion par tète, il est clair que, si le Tiers-Etat ne veut pas céder et exige l'opinion par tète, il faudra que les députés se retirent définitivement sans avoir rien fait que de ridicules protestations qui ne guériront ni les plaies de l'Etat, ni le malheur des liabilans.

I^e Dauphin est mort hier -. l^es spectacles ont été inlerromj)us à 7 heures partout, et on ne sait quand ils reprendront. On assure que la Cour va partir pour Marly. On craint ce voyage piMidant lequel se font ordinairement les changcmens ministériels...

1 . Allusion à l'aflaii-c Kévcillou (Voir [ilus luiul, \). 7, \H). 2. Voie plus haut, p. 48, n. l.

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Paris regorge dans ce moment d'étrangers, dont on ne sait déjà que faire et dont on va se trouver plus que jamais embarrassé.

Adieu, clière sœur, je vous embrasse.

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