‹ Lettres d' "Aristocrates"; la Révolution racontée par des correspondances privées, 1789-1794Chapitre 262 sur 553 · C'esl-à-diro le 28. Voir noie b de la page i'I · texte numérisé non relu

C'esl-à-diro le 28. Voir noie b de la page i'I

2. Le 2S février, vers midi, un grand nombre d'ouvriers, mêles au peuple, s'étaient portés au château de Vincennes, pour démolir cette « nouvelle Bastille ». 11 était question depuis plusieurs jours de ce projet dans le faubourg Sainl-.\utoine, et le 27 les otliciers municipaux de Vincennes exprimaient à ce sujet leurs craintes a BailU (Lacroix, op. cit.. 2= série, t. Il, p. 76.3). La Fayette, a la tète de la Garde natiouale, parvint à réprimer l'émeute. Le.s partis s'accusèrent réciproquement d'avoir attiré la Garde nationale à Vincennes pour mettre la main sur les Tuileries. On prétendit en particulier que les royalistes avaient voulu ainsi assurer le départ du Roi de Paris. La réunion d'un grand nombre de gentilshommes armés i^Chevaliers du Poignard', le soir du 28, aux Tuileries (lut donner quelque apparence à ces accusations ; mais il semble bien ((ue ces gentilshommes avaient seulement le projet de défendre le Koi contre une aggression qu'ils redoutaient.

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