‹ Lettres d' "Aristocrates"; la Révolution racontée par des correspondances privées, 1789-1794Chapitre 548 sur 553 · M. RIGAUD A SA FEMME · texte numérisé non relu

M. RIGAUD A SA FEMME

chose qu'on m'ait laissée ; c'est la boucle de mon col que j'enferme dans ma lettre. Je le prie de la porter tout le temps qu'il ne m'aura pas oublié.

Te dire ce que j'ai souffert jusqu'à ce moment, il est impossible de te l'exprimer. Dieu, peut-être, m'en tiendra compte. Adieu, mille fois adieu pour la vie ! Prie Dieu qu'il me reçoive en son saint paradis. Mon cœur est suffoqué, je n'en puis dire davantage. Adieu, oui adieu !

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