‹ Lettres d' "Aristocrates"; la Révolution racontée par des correspondances privées, 1789-1794Chapitre 61 sur 553 · Cf. Archives parlementaires , t. VIII, p · texte numérisé non relu

Cf. Archives parlementaires , t. VIII, p

4. Charles-Maurice de Talleyrand Périgord (17.Ï4-I838), évoque d'AuLun, de 1788 à 1790, C'est celui dont sa mère disait : « Si je n'étois aussi sûre de moi (pie je le suis, je croirois que c'est mon cocher qui m'a fait ce monstre » [Correspondance secrète, t. Il, p. 4Uo).

.i. Stanislas-Maric-Adéla'ide. comte de Clermout-Tonnerrc (1737-1792), colonel du régiment de Royal-Navarre, député de la noblesse aux Etals généraux pour la ville de Paris.

6. Trophime-Oérard, comte de Lally-ToUendal (17;il-1830), député delà noblesse de Paris.

7. Emmanuel-Joseph Sieyès (1748-1S30), prêtre et grand vicaire de Chartres, député du tiers état de Paris aux Etats.

8. Claude-Jean-Antoine Peschard, manpiisd'Ambly (1720-1798), maréchal des camps et armées du roi, commandeur de l'ordre de Sainl-l.ouis, capitaine de la ville de Reims, et commandant les troupes du Roi dans la même ville, député de la noblesse du bailliage de Vcrmandois.

0. Louis-Marie, vicomte de Noailles (1750-1804), député de la noblesse du bailliage de Nemours.

étoit chez le Uoy, deux électeurs de Paris ' nous apportèrent les détails suivans :

Extrait du procès-verbal du Comité de la sûreté de Paris'.

« Messieurs, il est impossible à des cœurs françois vivement affectés dans ce moment de vous peindre les malheurs de leur patrie. Pardonnez le désordre de nos idées dans une circonstance des plus désastreuses.

« L'établissement des g-ardes bourgeoises, qui avoit été fait hier fort heureusement, avoit procuré une nuit assez tranquille. Par le compte des opérations des districts rendu au Conseil permanent, il est constant que plusieurs particuliers non enrégimentés ont été désarmés, et leurs armes rapportées soit aux districts, soit à l'Hôtel de ville. Ce matin, un escadron d'houssards, qui s'est présenté dans le quartier Saint-Antoine, a répandu une alarme générale et excité la fureur du peuple. Il s'est porté dans le quartier de la Bastille pour connoître les intentions du gouverneur. Sur l'avis qui en a été donné au Comité, il a invité M. de Rulhières, commandant de la garde de Paris ^ et deux compagnies de Gardes françoises à aller au secours du peuple que l'on disoit avoir été attaqué par les houssards. A peine furent-ils arrivés que les houssards ont disparu. Bientôt après, une partie du peuple nous apprit que le gouverneur de la Bastille avoit fait tirer sur les citoyens. Ce même peuple s'étoit emparé de trois invalides de la Bastille, qu'il a amenés à 1 Hôtel de ville et que le Comité a fait mettre dans les prisons de l'Hôtel.

« Le Comité, voulant prévenir les malheurs qui pouvoient arriver à la Bastille, y a envoyé trois députations : une composée de M. l'abbé Fauchet et de trois autres membres du Comité, pour conjurer M. le marquis de Launey * de ne point faire tirer le canon de la Bastille et, afin de calmer le peuple, de recevoir une Garde bourgeoise. Ces messieurs, après avoir

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